Critique film Les Héros du Louvre réalisé par Elie Chouraqui
AU CINÉMA LE 09 SEPTEMBRE 2026
LES HÉROS DU LOUVRE
Réalisé par Elie Chouraqui
Scénario : Elie Chouraqui
Avec : Kad Merad, Marie Gillain, Julia de Nunez, Fantine Guyot, avec la participation de Jean-Hugues Anglade et Bernard Le Coq
Distribué par Paradis Films
Genre : Drame
Origine : France
Durée : 1 h 45
Synopsis :
Alors que la Seconde Guerre mondiale éclate et que l'invasion allemande
est imminente, Babi Maklouf, gardien de nuit au Musée du Louvre, se voit
confier la tâche de transporter certains de ses trésors hors de Paris.
C'est le début d'une aventure familiale épique et dangereuse à travers
la France occupée, liant à jamais le destin de ces œuvres à la famille
Maklouf.
© Ovlac
Ma critique :
Le film Les héros du Louvre nous fait une fois de plus découvrir un pan de l'histoire et plus particulièrement se déroulant durant la guerre de 40-45.
Le réalisateur s'est inspiré de l'histoire de sa famille et avait, avant ce film, proposé une BD en 3 tomes sur ce fait réel.
C'est via le biais de ces descendants qui vont au chevet de Babi qui est souffrant, que débute ce long métrage. De là, on va découvrir le passé de Babi et ce qu'il a accompli. Le réalisateur revient de temps en temps incorporer le présent mais pour mieux retourner au passé.
Babi Maklouf, venant avec femme et enfants d'Algérie, a postulé comme veilleur de nuit au Louvre. Il est embauché et admire chaque nuit les merveilles du lieu.
Alors que la guerre éclate, le Directeur du Louvre, craignant que les Allemands ne pillent ce lieu, demandent à plusieurs personnes travaillant pour lui, de prendre des camions et d'aller mettre les œuvres en province et en lieu sûr.
Babi fait partie de ceux-ci et il accepte à une condition de partir avec sa famille. C'est donc avec femme et enfants, plus tableaux et autres richesses du fameux musée, qu'ils embarquent pour un périple qui va s'avérer compliqué et chaotique. Il faudra faire preuve d'un courage exemplaire et prendre de bonnes décisions.
Pour ma part je n'étais pas au courant que des hommes avaient accompli ce parcours mettant leur vie en danger. On ne peut qu'apprécier et applaudir ce geste afin que la France conserve ces trésors si précieux.
En quittant Paris, Babi ne devait pas s'attendre à rencontrer de telles difficultés. Il fera la rencontre de gens bien sous tout rapport et d'autres ne pensant vénaux qui pensaient qu'en mettant la main sur certaines œuvres pourraient avoir plus de richesses
Babi et sa famille sont juifs et il va falloir qu'ils se cachent car des personnes mal intentionnées sont prêtes à les dénoncer. Pour ne pas spoiler le film je n'en dirai pas plus, mais on va découvrir un épisode de la guerre très intéressant.
Au niveau des personnages, Elie Chouraqui a fait le choix de ce qu'il pensait être le mieux. Dans le rôle de son grand-père Babi on trouve Kad Merad, qui sait prendre les bonnes décisions, protéger sa famille. Il est à la fois bourré d'humour et sait être intransigeant quand il le faut.
Marie Gillain est son épouse Lucie. Une femme forte, têtue, qui sait ce qu'elle veut, qui ne s'en laisse pas compter et qui va l'épauler de toutes ses forces.
On note la participation de Bernard Lecoq le conservateur du Louvre qui même s'il n'a que quelques scènes est toujours aussi convaincant.
Quant à Jean-Hugues Anglade, il n'a pas un rôle facile en étant l'un des méchants qui ne pense qu'à son intérêt et est prêt à dénoncer cette famille. Il fallait oser jouer un pourri de la sorte.
© Ovlac
Bien entendu, même si une de ses tantes, a beaucoup raconté l'histoire de Babi, Elie Chouraqui a reproduit ce qu'il a entendu, mais pour les dialogues il a dû certainement ajouter des scènes ou des échanges et à ce niveau là j'ai trouvé parfois le scénario un peu mince et aurait mérité d'être plus étoffé.
Dans ce film il y a beaucoup de personnages, peut-être trop et parfois le réalisateur se perd à vouloir tout filmer et tout raconter. Peut-être aurait-il dû enlever certaines scènes qui ne s'avèrent pas toujours nécessaires. Par contre les images d'archives sont les bienvenues pour voir une triste réalité comme l'exode du peuple.
Il oscille entre un ton léger et un autre plus grave et on aurait préféré qu'il fasse un choix tranché entre film historique ou film familial. N'en reste que cela n'enlève en rien au récit.
On apprécie la reconstitution des décors, des costumes et entrer dans Le Louvre vide et voir toutes ces beautés est exceptionnel car ce lieu fait partie de notre patrimoine national.
© Stephanie Branchu
Elie Chouraqui, en nous contant ce récit, insiste plus sur Babi et sa famille ce qui est normal mais il aborde la transmission qui est faite via le biais des descendants.
Même si ce film souffre de quelques défauts, on ne peut enlever que certaines personnes ont œuvré avec Babi pour sauver les chefs-d’œuvre du Louvre. Elles ne sont pas mises en avant et lorsque l'on reste dans l'anonymat alors que l'on a été les instigateurs du sauvetage de pièces rares on pourrait s'en prévaloir mais eux ne l'ont pas fait. Un geste de leur part plus qu'honorable et qui méritait un film. C'est chose faîte.
MA NOTE : 3.7/5
Festival :
Festival du film francophone d'Angoulême 2026
Crédits photos et vidéo : Paradis Films - © Ovlac - © Stephanie Branchu - © Alexandra Fechner Productions – Musée du Louvre
AU CINÉMA LE 09 SEPTEMBRE 2026 LES HÉROS DU LOUVRE Réalisé par Elie Chouraqui Scénario : Elie Chouraqui Avec : Kad Merad, Mari...
























