Film Le maître du Kabuki disponible en DVD et BLU-RAY
DISPONIBLE EN DVD ET BLURAY LE 19 MAI 2026
Bonus :
- Entretien avec Sang-Il Lee ( 17 mn)
- Décryptage par Fabien Mauro, journaliste cinéma ( 14mn)

Titre original : Kokuho
Réalisé par Sang-il Lee
Scénario : Satoko Okudera
Avec : Ryō Yoshizawa, Ryusei Yokohama, Soya Kurokawa, Keitatsu Koshiyama, Mitsuki Takahata, Nana Mori, Shinobu Terajima, Min Tanaka, Ken Watanabe
Distribué par Pyramide Films
Genre : Drame
Origine : Japon
Durée : 2 h 54
Sortie en salle le 25 décembre 2025
Synopsis :
Nagasaki, 1964 - A la mort de son père, chef d’un gang de yakuzas,
Kikuo, 14 ans, est confié à un célèbre acteur de kabuki. Aux côtés de
Shunsuke, le fils unique de ce dernier, il décide de se consacrer à ce
théâtre traditionnel. Durant des décennies, les deux jeunes hommes
évoluent côte à côte, de l’école du jeu aux plus belles salles de
spectacle, entre scandales et gloire, fraternité et trahisons... L'un
des deux deviendra le plus grand maître japonais de l'art du kabuki.
Ma critique :
Si vous ne connaissez pas l'art du Kabuki, grâce à ce film, à la fin du visionnage vous en saurez beaucoup.
Adapté d’après le roman KOKUHO de Shuichi Yoshida, Le maître du Kabuki nous entraîne au Japon dans les années 1960.
Alors qu'ils célèbrent un événement dans la maison de ses parents, et que ces derniers reçoivent un des maîtres du Kabuki, Hanjiro, Kikuo alors adolescent effectue une sorte de danse et Hanjiro trouve un certain don à cet enfant.
C'est
alors que font irruption des hommes qui tuent la famille de Kikuo. Ce
dernier va se retrouver confié à Hanjiro, cet acteur qui domine cet art,
ainsi qu'à sa femme et va faire la connaissance de son fils Shunsuke,
qui lui aussi, puisque dans ce pays la descendance doit prendre le
relai, apprend cette forme d'expression.
Les années vont s'égrener et Kikuo et Shunsuke forment petit à petit un duo et se produisent sur des scènes japonaises.
Des
faits vont venir se greffer et même si dans la logique Shunsuke devrait
prendre la relève de son père, est-ce que ce sera le cas ?
On
va voir les années défiler et suivre avec grand intérêt ce que ces deux
protagonistes vont devenir. Le parcours de chacun sera bouleversé par
des ennuis, des joies, et jamais simple.
On
peut appréhender en voyant que le film fait près de 3 h de s'ennuyer
mais on ne voit pas le temps passer. En effet, le réalisateur fait en
sorte que les parties où le Kabuki est joué ne soient jamais trop
longues et l'on vient à vouloir en savoir plus sur cette forme de
pratique.
Né
dans les années 1600, le Kabuki est du théâtre traditionnel japonais,
qui mêle comme une sorte de danse, de jeu, où la musique et les chants
accompagnent les hommes qui évoluent, car les femmes, encore de nos
jours, sont interdites sur scène.
Ces
messieurs, fardés et habillés avec des vêtements traditionnels
s'adonnent des heures entières, avec une certaine dextérité à cette
forme d'expression. On les nomme des onnagata.
On
va voir, qu'outre le fait qu'une descendance doit prendre le flambeau,
que des règles strictes sont imposées. Le kabuki est exigeant, demande
une discipline de sportif, beaucoup d'entraînement, un savoir faire
certain, un don, et qu'il n'est pas aisé de réussir à maîtriser ce
dernier. Y consacrer sa vie peut devenir un sacerdoce.
Sang-il
Lee filme au plus près les personnages, il nous plonge dans ce monde
avec une réelle sincérité et l'on découvre aussi les dessous de cet
univers uniquement masculin.
Avec
une mise en scène très soignée, l'art du détail, et de formidables
acteurs qui ne sont pas doublés et s'adonnent au Kabuki, on peut dire
que les deux jeunes gens sont éblouissants dans leurs costumes mais
également dans leur jeu. Ils ont réussi à acquérir cette sorte de
féminité qui prédomine dans le Kabuki.
Le
réalisateur a bien dû se renseigner et dirige avec brio les interprètes
pour nous offrir, certes un film de 3h, mais qui nous fait découvrir à
la fois un art, mais aussi une histoire avec de nombreux
rebondissements.
Le
Kabuki, et être onnagata, est certes de l'entraînement mais aussi un
talent que l'on possède ou non. Qui des deux entre Kikuo et Shunsuke
réussira le mieux. Vous le découvrirez en allant découvrir ce long
métrage qui devient au fur et à mesure une représentation en tant que
telle de cet art.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Né en 1974, Sang-il Lee est un réalisateur japonais d’origine coréenne.
Il
étudie à l’Institut japonais de l’image animée, école de cinéma fondée
par Shōhei Imamura. En 2000, son film de fin d’études, Chong, est très
remarqué.
Depuis,
il a réalisé 10 longs métrages, dont en 2013 Unforgiven, présenté au
festival du Venise, remake du western Impitoyable de Clint Eastwood.
Note d'intention du réalisateur
" Il
y a environ 15 ans, j’ai eu l’idée de faire un film sur les onnagata
[acteurs qui jouent des rôles féminins] dans les représentations de
kabuki. LE MAITRE DU KABUKI (KOKUHO) est né de cette envie. J’ai fait
beaucoup de recherches et me suis plongé dans l’univers du kabuki. Je
voulais écrire une histoire inspirée d’un acteur ayant réellement
existé, mais je ne savais pas comment la développer.
J’ai ensuite eu l’occasion de parler de mon idée avec le romancier Shūichi Yoshida - dont j’avais adapté auparavant le roman VILLAIN au cinéma - et cela a semblé l’intéresser. Quelques années plus tard, j’ai appris qu’il écrivait un roman sur le kabuki, qui serait publié en feuilleton dans un journal : KOKUHO (qui signifie TRESOR NATIONAL). Cela m’a intrigué. J’étais curieux de voir comment Yoshida allait dépeindre ce monde et quelle histoire il allait raconter. Je n’ai pas immédiatement pensé à adapter le roman au cinéma. Puis j’ai vu l’enthousiasme croître autour de ce projet jusqu’à ce qu’il devienne réalité. J’étais néanmoins certain d’une chose : le film ne pouvait se faire que si l’on trouvait un acteur capable d’incarner le protagoniste, Kikuo, car c’est lui qui porterait tout le film.
C’est
alors que j’ai eu la chance de rencontrer Ryō Yoshizawa. Sans lui,
j’aurais abandonné le projet. Ryō Yoshizawa est le film. J’ai décidé de
me concentrer sur le parcours chaotique de Kikuo, sur ses choix de vie
et là où ils l’ont mené. Fils d’un chef de gang, Kikuo a une vie
façonnée par les bénédictions et les malédictions de l’héritage
familial, alors qu’il se dédie au monde du kabuki. C’était le fil
narratif de mon film, mais ce qui comptait encore plus, c’était de
montrer sa connexion profonde avec Shunsuke. Leur relation est faite
d’un équilibre yin/yang et leurs âmes semblent fusionner sur scène.
Nous
avons développé le scénario en choisissant soigneusement des scènes de
spectacles de kabuki pour illustrer les hauts et les bas vécus par les
deux hommes et comment ils finissent par ne faire qu’un dans une forme
de communion. Mon intérêt initial pour les onnagata explique sans doute
ma fascination pour le kabuki. Il y a une qualité intemporelle chez eux,
une représentation androgyne de l’altérité. Ils sont atypiques,
raffinés dans leur sensualité. Et si je peux me permettre… cette
sensualité peut surprendre. Je ne sais pas d’où elle vient. Peut-être de
l’entraînement physique intense que le kabuki exige, ou du fait que cet
art se transmet de génération en génération.
Mais j’étais catégorique : je ne voulais pas employer des acteurs professionnels de kabuki pour doubler Ryō Yoshizawa et Ryūsei Yokohama [qui joue Shunsuke] lorsqu’ils danseraient. J’étais convaincu que faire interpréter les scènes de kabuki par ces deux acteurs eux-mêmes donnerait vie à l’adaptation cinématographique et la rendrait authentique. Ils ont été formidables et ont comblé toutes mes attentes. Le personnage de Kikuo est en quête, tout au long de sa vie, d’un « paysage » insaisissable. J’en suis venu à croire que c’est ce même paysage que Ryō Yoshizawa a dû entrevoir en affrontant ce rôle exigeant ". - Sang-il Lee *
A propos des interprètes principaux
Ryô Yoshizawa est un acteur Japonais d'une trentaine d'années.
Après avoir fait ses armes dans des séries, on peut le voir dans les films comme Tokyo Revengers, Gintama, River's
Edge, Marmalade boy, Le bleu du ciel dans ses yeux, Awake, Black night
parade, In love and deep water, Living in two worlds, etc...
Gagnants
de nombreux prix on peut citer : Meilleur nouvel acteur pour son rôle
dans River's Edge, de nombreuses récompenses pour la série Kingdom. En
2020 il reçoit le prix 44ème Elan d'or Awards pour ses différentes
prestations.
Pour Le maître du Kabuki il a été nommé comme meilleur acteur aux Hochi films Award.
Ryusei Yokohama
est lui aussi un comédien Japonais. Avec une carrière cinématographique
moins dense, il a plus été connu comme chanteur et mannequin jusqu'à
présent.
On
peut tout de même citer des rôles importants dans des films dans
lesquels il a joué : Go away, ultramarine, Your eyes tell, The village, Faceless,
Shoutai. Il a participé à de nombreuses séries télévisées. A noter
qu'il a également joué dans de nombreuses pièces de théâtre.
Pour le maître du Kabuki il a été nommé comme meilleur second rôle aux Hochi films Award.
Festival de Cannes 2025, Quinzaine des cinéastes
Festival du cinéma Japonais contemporain en France
15ème Festival version originale à Gujan-Mestras
13ème Festival du Film de Muret
Festival Kinotayo 2025
Représentant du Japon aux Oscar 2026
Copyright photos © SHUICHI YOSHIDA/ASP ©2025 "KOKUHO" Film Partners - Pyramide Films
* Texte issu du dossier de presse
DISPONIBLE EN DVD ET BLURAY LE 19 MAI 2026 Bonus : - Entretien avec Sang-Il Lee ( 17 mn) - Décryptage par Fabien Mauro, journaliste...

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