Dans une famille en apparence ordinaire, Dylan, 19 ans, subit l’autorité d’un père qui l’oblige à poursuivre des études de médecine, en contradiction totale avec ses aspirations.
En quête d’échappatoire, Dylan s’égare et commet un acte de violence irréparable. Tandis qu’il affronte la justice et ses remords, sa sœur cadette Léa devient à son tour victime d’un harcèlement brutal.
Face à l’effondrement du foyer, Dylan entame un chemin de rédemption, déterminé à réparer ce qui peut encore l’être.
Ma critique :
Il est toujours agréable de voir un film d'outre-mer comme ce fût le cas par exemple pour Zion, ou encore Kouté-Vwa.
Ce film nous mène en Martinique et on peut voir des vues de cette île, comme celle des Anses-D'Arlet qui réchauffe le cœur lorsque l'on y est allé.
Le sujet de ce long métrage met en avant le harcèlement, les addictions, la jeunesse, mais aussi les conflits qui peuvent exister au sein d'une famille et surtout lorsque l'un des deux parents est autoritaire et que de là peut naître un conflit intergénérationnel, comme ici entre Dylan et son père, puisque celui-ci veut qu'il suive ses pas et devienne médecin ou chirurgien.
On remarque aussi les différences qu'il peut y avoir au sein d'une même famille, car souvent, la jeune Léa, la sœur, est mise de côté et l'on se préoccupe plus de l'avenir de son frère que du sien, alors qu'elle a des gros problèmes.
Léa est jolie, très bonne étudiante avec des résultats brillants, elle subit régulièrement des attaques, insultes, messages qui la poussent dans un retranchement et une détresse qui la détruisent au quotidien. Jusqu'au jour où un incident plus important qu'un autre va faire basculer la vie de ces personnes qui se croyaient sans problème, avec une vie relativement aisée, et qui en fait ont tout faux.
En effet, en pensant créer un cellule familiale confortable, on s'aperçoit que l'argent ne fait pas tout, et qu'il faut savoir écouter ses enfants même s'ils ne disent rien, parfois un mal insidieux peut être présent et couver.
Ce sera également le cas pour Dylan, qui s'abandonnera une fois à cette gangrène qu'est la drogue et aura des actes qu'il ne maîtrisera plus.
On découvre avec les fractures invisibles des interprètes qui ont toute leur place dans le paysage cinématographique comme Leny Michanol, Axelle Rene, ou encore Frédéric Fostan et Doraline Garcia remarqué dans des épisodes de Tropiques criminelles.
Cette œuvre qui sort sur grand écran, aurait tout aussi bien pu être diffusée comme téléfilm avec un débat à la suite - et cela aurait peut être même plus judicieux - car avec des sujets graves et importants il montre bien qu'il faut parler à sa famille, dénoncer les harceleurs et ne pas les craindre, se méfier des faux amis, ne pas subir l'autorité et les normes sociales et évoluer vers le chemin qui nous convient sans vouloir faire plaisir aux parents ou suivre leurs traces.
Même si parfois ce long métrage a des défauts, on peut saluer le réalisateur qui ose dénoncer des faits.
Un film profondément d'actualité, déjà auréolé de 17 prix internationaux, qui permet de donner la parole aux jeunes et surtout ici à des novices qui débutent à l'écran ou presque, ce qui fait que l'on peut pardonner leur manque de maîtrise.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Jean-Michel Loutoby est à la fois réalisateur et scénariste.
Il est directeur de la Mission Locale Nord Martinique et ce film est né d'un dispositif innovant mêlant formation, insertion professionnelle et création artistique.
A ce titre, plus de 40 jeunes ont été formés aux métiers du cinéma (jeu d'acteur, technique, audiovisuel), faisant de ce long métrage une véritable expérience humaine et professionnelle.
Comme le cite le réalisateur : " Les Fractures Invisibles raconte une histoire intime et sociale, celle d’une jeunesse à la croisée des chemins. Ce film est un plaidoyer pour un cinéma qui donne la parole aux voix que l’on n’entend pas".
MA NOTE : 3.5/5
Crédits photos et vidéo : Dalino Media
AU CINÉMA LE 25 MARS 2026 LES FRACTURES INVISIBLES Réalisé par Jean-Michel Loutoby Avec : Leny Michanol, Frédéric Fostant, Axelle Rene...
Walter est le chanceux papa d’une joyeuse bande de petits lapins. Un
jour, après un gros choc, il perd la mémoire… et se met à croire qu’il
est un véritable super-héros ! Ça tombe bien : sa voisine, une
hérissonne intrépide, cherche justement un partenaire pour explorer le
monde. Les voilà embarqués dans une incroyable aventure. Mais la bande
de petits lapins n’a pas dit son dernier mot : pas question de laisser
leur super-papa. Ils vont tout faire pour lui rappeler que, finalement,
le plus cool des super-pouvoirs… c’est la famille !
Ma critique :
Ce film d'animation fait un bien fou et on adore les personnages, l'histoire, la musique....
Lila une hérissonne habite dans un phare avec son frère qui la surprotège et lui interdit de sortir car il lui dit que les dangers sont trop grands à l'extérieur. Après un fait malheureux, avec leur mère, ils vivent donc reclus dans cet endroit.
Et pourtant Lila ne rêve que d'une chose sortir.
Pendant ce temps-là, tout près, habite Walter un lapin avec toute sa famille. Sa femme et ses innombrables enfants.
Un jour Lila va se risquer à mettre un pied hors du phare. Pendant ce temps, Walter qui rêve d'aventures part faire un tour et ils se retrouvent tous les deux après un fait divers, embarqués dans une barque et de là ils vont vivre des évènements improbables. Surtout qu'après une chute Walter a perdu la mémoire.
Ils vont devoir affronter des épreuves, d'autres animaux, et leur parcours va être périlleux parfois.
Un film rythmé, avec de l'humour mais aussi de la profondeur. Le quotidien des deux va être bouleversé mais ils vont en sortir grandi et avec encore plus de courage.
La réalisatrice met bien en avant la famille, qu'il faut savoir livrer ses sentiments et ce long métrage est vivant, plein de couleurs et techniquement très bien fait.
Elle nous prouve également qu'il faut aller de l'avant pour réussir dans la vie, savoir affronter les épreuves et surtout arriver à les surmonter.
Proposé en 3D, pour ma part j'ai passé un moment très agréable et amusant et je me suis attachée à ces drôles d'animaux - mis à part les rats et qui sont nombreux dans certaine scènes - et ce film familial, plein d’espièglerie vont aussi bien ravir les petits que les grands.
Pour en savoir plus :
A propos des personnages
- WALTER LAPIN
Walter est un papa lapin un peu dépassé par sa grande famille. Derrière sa vie ordinaire, il rêve d’aventure ! Lorsqu’il se transforme en « Chevalier Lapin » après avoir pris un coup sur la tête, il fait la rencontre d’une jeune hérissonne, Lila, et part vivre des expériences incroyables. Ensemble, ils devront se mesurer à un gros chat malicieux, un crocodile géant, des rats d’égout et toute une panoplie de personnages hauts en couleur. Walter voit le monde d’un œil émerveillé : un simple paquebot devient un bateau pirate et un gang de rats se transforme en armée de trolls. Courageux, drôle et parfois un peu tête en l’air, c’est un vrai chevalier qui ne recule devant aucun danger !
- LILA
Lila est une jeune hérissonne courageuse et curieuse, qui rêve de quitter le phare où elle vit avec son frère jumeau, aussi peureux que protecteur, pour partir à la découverte du monde. Orpheline, elle aspire à trouver une figure parentale pour veiller sur elle. Sa rencontre avec Walter ressemble alors à un rêve devenu réalité. Ensemble, ils se lancent dans des aventures aussi inattendues qu’extraordinaires.
- CROC
Croc le crocodile, immense et redoutable, règne sur tous les rats de la ville depuis les égouts. Lorsque ses réserves de nourriture disparaissent mystérieusement, il se met à la recherche des coupables. Les rats lui livrent Walter, qu’il considère d’abord comme un simple divertissement... avant de décider d’en faire son prochain repas. Mais Walter réussit à lui échapper. Croc n’a pas dit son dernier mot et compte bien se venge
- TOUDOUX
Toudoux paraît féroce au premier abord, mais elle est beaucoup plus douce qu’elle ne le laisse croire. Envoyée pour chasser les rats, elle prend Lila pour l’un d’eux et se met à sa poursuite. Petit à petit, elle se lie d’amitié avec les enfants de Walter et révèle une personnalité tendre et attentionnée.
Avec les voix françaises notamment de Zélie CHALVIGNAC, Sandrine GRANGE, Cassandre DUQUESNEL POUSSARD, et José GARCIA.
A propos de José Garcia
José Garcia, formé au Cours Florent et à l’école du cirque Annie Fratellini, s’impose dans les années 1990 grâce à ses apparitions comiques dans Nulle part ailleurs.
Son rôle dans La Vérité si je mens ! de Thomas Gilou, lance sa carrière au cinéma. Il enchaîne ensuite avec des comédies populaires comme Jet Set de Fabien Onteniente, Le Boulet de Fredéric Forestier ou Les Seigneurs d’Olivier Dahan, tout en explorant le registre dramatique avec notamment Extension du domaine de la lutte de Philippe Harel ou Le Couperet de Costa-Gavras.
Ces dernières années, il diversifie encore ses choix en travaillant entre autres avec Guillaume Canet (Astérix et Obélix : L’Empire du milieu), Anne Le Ny (Dis-moi juste que tu m’aimes), Jennifer Devoldère (Le Panache), Florent Bernard (Nous, les Leroy aux côtés de Charlotte Gainsbourg)...
José Garcia ne s’est pas cantonné au cinéma français.Il a tourné dans des films espagnols ou dans des productions internationales comme Bastille day de James Watkins ou Escape de Rodrigo cortes.
Il prête régulièrement sa voix à des personnages de dessins animés comme Mushu dans Mulan, Davido dans Arthur et les minimoys, le célèbre Alex, le lion dans Madagascarou plus récemment Bruno Madrigal dans le disney Encanto ou encore Blue dans Blue & Compagnie.
Acteur éclectique, il passe avec aisance de la comédie populaire aux drames intimes et continue de se produire sur scène, confirmant une trajectoire singulière et polyvalente dans le paysage du cinéma français.
En 2026, il sera à l’affiche de Fox Hunt de Léo Zhang mais également de Elise sous emprise de Marie Rémond.
MA NOTE : 3.7/5
Crédits photos et vidéo : KMBO
AU CINÉMA LE 25 MARS 2026 WALTER LAPIN Titre anglais : Spiked Réalisé par Caroline Origer Scénario : Jules de Jongh, David Freedma...
Jeune idole de la pop en pleine ascension, Mai commet l’irréparable :
tomber amoureuse, malgré l’interdiction formelle inscrite dans son
contrat. Lorsque sa relation éclate au grand jour, Mai est traînée par
sa propre agence devant la justice. Confrontés à une machine implacable,
les deux amants décident de se battre pour défendre leur droit le plus
universel : celui d’aimer.
Ma critique :
Elles sont 5 jeunes filles mignonnes, elles sont membres du même groupe musical Happy Fanfare, et font partie d'une industrie sans pitié.
Managées de main de maître, elles doivent porter les vêtements qu'on leur impose, chanter ce qu'on leur dicte, faire des tournées, et respecter d'autres règles assez strictes comme celles de ne pas fréquenter de jeunes garçons car elles doivent rester accessibles pour leur fan.
Alors qu'elles vont de scène en scène, rencontrent par la suite les garçons pour la plupart amoureux d'elles, afin de leur signer des autographes d'après concert et poser pour des photos, on se rend compte de l'industrie qui règne. En effet, ces jeunes hommes font la queue en achetant des goodies et peuvent par la suite rencontrer leurs idoles.
On s'aperçoit lors d'une soirée, que l'une d'entre elles fréquente un jeune homme. Lorsque des images vont être dévoilées elle va devoir faire un choix.
Mai, qui elle-même a retrouvé par hasard un garçon qu'elle a connu à l'école, bien qu'elle ait toujours voulu faire partie d'un groupe et être sur scène, comprend qu'elle a peut être fait fausse route mais il va lui falloir trouver la voie qui lui correspond le mieux et surtout ne pas avoir de regret.
Ce milieu que le réalisateur nous dévoile est assez impitoyable. Elles rêvent toutes de devenir "Idol" mais derrière ce mot se cache une industrie et des règles strictes sont appliquées aussi bien pour leur carrière mais aussi par rapport au cachet qu'elles reçoivent. Il prouve aussi que les femmes dans la société japonaise sont encore loin d'avoir le même statut que les hommes.
Elles doivent se montrer exemplaires, toujours parfaites, agréables avec leurs fans et surtout ne pas les fréquenter. Elles sont là pour faire vendre aussi bien les albums, mais aussi tous les produits dérivés qui font rentrer l'argent.
Le film porte donc sur le fait que les jeunes filles, malgré leur statut peuvent avoir des sentiments, et lorsqu'une d'entre elles fait le choix du garçon, les agents ne vont pas être tendres et vont aller jusqu'à réclamer des dommages et intérêts. Avec des managers sans scrupules, il ne faut pas quitter la route qui leur est imposée et qui doit rester toute tracée.
On se rend compte que nous sommes dans le cas présent dans un monde impitoyable. Même si les jeunes filles tentent de se soutenir, elles ne veulent pas perdre leur statut d'"Idol".
Koji Fukada aborde largement les dessous de cette grosse machinerie. Les chanteuses doivent se montrer pures, avoir une éthique, être moralement irréprochables.
Le réalisateur a fait le bon choix en retenant Kyoko Saito, qui justement venait de quitter le groupe dans lequel elle se trouvait, et malgré le fait que dévoiler les dessous de ce monde pouvait lui être préjudiciable, elle s'est donnée à fond et elle livre une performance incroyable.
Les rouages de cette industrie sont bien huilées, mais avec ce film, peut être que les mentalités pourront évoluer, c'est d'ailleurs ce que souhaite le réalisateur.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Kōji Fukada est né en 1980 à Tokyo.
En parallèle de ses études de Littérature à l'Université Taisho, il suit des cours de cinéma à la Film School of Tokyo.
Après avoir réalisé son premier long métrage La Grenadière, il rejoint en 2005 la compagnie de théâtre Seinendan dirigée par Oriza Hirata. Kōji Fukada réalise Hospitalité en 2010 suivi d’Au revoir l'été (2013). Son film Harmonium remporte en 2016 le Prix du jury - Un Certain Regard à Cannes.
En 2018, Kōji Fukada est fait Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en France. En 2020, il revient en sélection officielle à Cannes avec Suis-moi je te fuis, Fuis-moi je te suis. Love Lifea été présenté en Compétition Officielle à la Biennale de Venise en 2022.
Le réalisateur est revenu en 2025 à Cannes en Sélection Officielle avec Love on Trial.
Note d'intention
" Ces dernières années au Japon, plusieurs affaires ont eu lieu dans lesquelles des jeunes filles qui étaient des idoles en activité ont été poursuivies en justice par leur agence pour avoir violé la clause de « non-relation » de leur contrat.
Dans l’une de ces affaires, le tribunal a condamné la jeune fille à payer plusieurs centaines de milliers de yens de dommages et intérêts. Le tribunal et le juge ont estimé que « le travail d'une idole consiste à accroître sa communauté de fans et que la clause de non-relation est un moyen légitime de préserver la réputation de pureté de l'idole ». Lorsque j'ai entendu cette histoire, je me suis posé de nombreuses questions sur les paradoxes inhérents à l'ensemble du système. Dans une société japonaise dominée par les hommes, il semblerait que les gens aient accepté que la mise en scène d'une belle jeune fille comme objet sexuel pour les hommes soit tout à fait acceptable et que, pour ce faire, il soit parfaitement naturel d'ignorer une liberté humaine élémentaire et fondamentale, à savoir le droit d'aimer qui l'on veut. Les gens ont beaucoup parlé de la nécessité de préserver la « pureté » des idoles et le juge a même mentionné cet aspect dans sa décision, mais peu de gens ont souligné le fait que cette idée de la fille vierge, sorte d'objet sexuel fétichiste, était un fantasme masculin et que les attentes à ce sujet ne sont pas les mêmes pour les pop stars masculines. Cette perception de la pureté et de la virginité des idoles révèle la portée du pouvoir masculin, et la violence sous-jacente de ce contrôle, dans la société japonaise.
Après ma première réaction de colère face à l'incohérence et à l'hypocrisie morale de cette affaire, j'ai commencé à penser aux deux jeunes gens concernés. Critiquée par le public et les médias, la jeune fille se voit désormais punie par la société patriarcale, qui a pourtant construit son rêve : devenir une idole. La façon dont son petit ami a lui aussi été condamné par les médias m’intéressait également.Quelles étaient les pensées de ces deux personnes lors de leur procès ? Je crois qu’ils ont été conduits à se battre contre la société, mais également à réexaminer leur propre position. À travers le portrait de ces jeunes amoureux, le film illustre la solitude et les défis auxquels les gens sont confrontés lorsqu'ils osent se lever et se battre pour leur vie contre un système social vicieux déterminé à se moquer d'eux et à les briser.
Je voulais dépeindre le plus honnêtement possible la façon dont leur amour naît et s'achève. Je souhaitais révéler à travers ce film les profondes inégalités de genre et les injustices de la société japonaise dominée par les hommes. Le mouvement #MeToo en Amérique et en Europe a révélé l’universalité de ce problème. Bien que le film porte sur la culture japonaise des idoles, qui présente de nombreux aspects spécifiques, je ne doute pas qu'il résonnera dans de nombreux pays". - Koji Fukada
A propos des interprètes
Kyoko Saito est une jeune actrice japonaise. Elle est également mannequin, chanteuse, présentatrice et a plusieurs cordes à son arc.
Elle a justement fait partie d'un groupe musical nommé Hinatazaka 46 pendant quelques années.
On a pu la voir à la télévision japonaise dans Re:Mind, Muddy dining table, Suscpitious Partner et Sudden marriage.
Quant au cinéma elle a joué dans Love song.
Très à l'aise sur scène elle l'est tout autant dans le rôle de Mai.
Yuki Kura est également un acteur Japonais.
Avec une carrière moins étoffée que Kyoko Saito, il a tout de même joué dans Followers, Jukaï : la Forêt des Suicides, Shogun et Invisible us.