Critique film d'animation Les contes du pommier
- Conte de liaison
Les Contes de Suzanne
Réalisé par Jean-Claure Rozec - France
- Conte 1
Les Orphelins
Réalisé par David Sukup - République Tchèque
L'histoire :
Le premier conte (construit à partir d’un parapluie, d’un petit chat et de policiers) met en scène un frère et une sœur, récemment isolées chez eux suite à l’hospitalisation soudaine de leurs parents : l’apparition d’un chat magique prenant l’apparence d’une tante aimante, leur viendra en aide.
- Conte 2
Les vieux trognons de pommes
Réalisé par Patrick Pass - Slovaquie
L'histoire :
La deuxième histoire (construite à partir d’une forêt hantée, d’une bête monstrueuse et d’un trognon de pomme) est celle d’un garçon nommé Jonas qui a du mal à s’affirmer. Dans un jardin en friche aux allures de jungle, il fait la connaissance d’une vieille Indienne qui semble sortie d’un conte de fées et doit affronter un monstre qui hante le jardin. A travers cette histoire, Jonas découvrira le pouvoir de l’imagination et prendra confiance en lui.
- Conte 3
Le journal de la Veille
Réalisé par Leon Vidma - Slovénie
L'histoire :
Le troisième récit (construit à partir d’un oiseau plein de couleurs, d’une couronne et de pantoufles) met en scène Bogdan, un veuf qui a perdu le goût à la vie jusqu’au jour où il découvre qu’il peut voler ! Il quitte son quotidien déprimant pour un voyage jusqu’en Afrique où il est couronné roi des oiseaux.
Chaque histoire que les trois enfants et le grand-père se racontent, participe du processus de deuil et, au fil du récit, les aide à accepter la disparition de la grand-mère et à retrouver leur joie de vivre.
Les Contes du pommier est un long-métrage en stop-motion, une technique aussi artisanale qu’exigeante. La magie qui se dégage de ce genre d’animation est unique : une marionnette inerte se meut sous nos yeux, sans artifice, la légère saccade du mouvement étant l’unique trace des centaines de manipulations de l’animateur qui, image par image, a patiemment créé une gestuelle, une attitude, un sentiment. L’aspect tangible de l’animation stop-motion, participe de la singularité du film à un moment où nous constatons une forme de « revival » de cette technique artisanale chère à des réalisateurs comme Claude Barras, Tim Burton, Nick Park ou Guillermo del Toro.
Mon avis :
Les plus petits, comme les adultes se prendront au jeu et j'ai trouvé que ce film d'animation était très touchant et très ludique.
Il aborde un sujet triste qu'est la perte d'un être cher, mais au travers d'enfants, d'un grand-père, d'un souvenir d'une grand-mère, d'un objet qu'est le chapeau, la petite sœur va arriver à distraire et à transporter ses frères et même son grand-père.
Il prouve que la transmission est importante et qu'il faut garder dans son cœur celles et ceux que l'on aime et que si on ne les oublie pas, et qu'en les faisant revivre, via une histoire, des images, la pensée ils ou elles seront toujours là.
Extrêmement bien réalisé en stop motion, les histoires sont intéressantes, les couleurs du film sont chatoyantes.
Sans tomber dans le larmoyant, toutes ces histoires liées, et qui apportent toutes quelque chose, comme l'abandon, la peur, etc... feront que les enfants, comme les grands seront captivés car Les contes du pommier est un long métrage avec beaucoup de profondeur et que j'ai trouvé très beau et qui aborde de nombreux sujets de la vie telle qu'elle est.
Pour en savoir plus :
Les Contes du pommier (titre original Of Unwanted Things and People) est l’adaptation de nouvelles pour les enfants écrites par le célèbre écrivain tchèque Arnošt Goldflam.
Ces nouvelles, mélangeant humour et réalisme fantastique, furent un énorme succès d’édition en République Tchèque et en Slovaquie. Elles évoquent des sujets tabous que les parents ne souhaitent pas aborder, mais que les enfants veulent connaître, comme la mort, la vieillesse ou les conflits familiaux. Parce qu’il a connu la paternité à un âge avancé et craignait de ne plus être là lorsque ses enfants seraient grands, Arnošt Goldflam a écrit ce livre pour leur laisser une trace significative. Il a compris l’importance de parler en toute franchise avec les enfants.
L'auteur :
L’écrivain tchèque Arnošt Goldflam, né le 22 septembre 1946 à Brno, a écrit un livre d’histoires courtes pour enfants intitulé Of Unwanted things and people (À propos de choses et de gens inutiles) dont le film Les Contes du pommier est l’adaptation. Peu connu en Europe de l’Ouest, il a grandi avec l’héritage de la Shoah et de l’occupation soviétique. Quinze membres de sa famille ont péri pendant la 2ème guerre mondiale. D’abord auteur et metteur en scène de théâtre, il a commencé à écrire des contes pour le jeune public à la naissance de son premier enfant. Père âgé et inquiet de ne pas voir grandir son enfant, il souhaitait lui transmettre des récits susceptibles de l’aider à aborder de grandes questions existentielles. Arnošt Goldflam se définit souvent comme un « défaitiste joyeux ». Avec son style combinant réalisme dé- senchanté, merveilleux et humour, il suggère à ses jeunes lecteurs que, dans les moments particulièrement difficiles, le monde qui les entoure est moins désespérant qu’il n’y paraît. Tout ce qui est rejeté, indésirable ou oublié peut rencontrer la bienveillance ; ce qui semble irrémédiablement détruit peut renaître et il est possible de cultiver un peu de gaieté dans un monde de désolation.
AU CINÉMA LE 8 AVRIL 2026 LES CONTES DU POMMIER Réalisé par Jean-Claude Rozec, Patrik Pass, Léon Vidmar et David Sukup Distribué par G...


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