Critique film The fin réalisé par Syeyoung Park
AU CINÉMA LE 8 JUILLET 2026
THE FIN
Réalisé par Syeyoung Park
Scénario : Syeyoung Park
Avec : Yeji YEON, Pureum KIM, Goh-Woo, Youngdoo JEONG, Joowon MENG, Yohoon JANG, Heungjoo YANG
Distribué par Damned Films
Genre : Drame, Science-fiction
Origine : Corée du Sud
Durée : 1 h 25
Synopsis :
Dans une Corée ravagée par une catastrophe climatique, des mutants appelés Oméga sont pourchassés pour être exploités. Mia travaille dans un magasin de pêche clandestin fréquenté par les nostalgiques de cette activité désormais impossible. Lors d'un contrôle, Sujin, nouvelle employée du gouvernement remarque le comportement suspect de Mia. Elle s'immerge dans son univers souterrain, remettant alors en question sa foi en l'idéologie de l’État.
Ma critique :
Su-Jin vient d'intégrer une unité du gouvernement afin de pourchasser les omégas qui cherchent à s'enfuir de leur travail. En effet, ces derniers sont relégués afin de trier les déchets. Ils ont dans le dos un aileron et leurs pieds sont différents des humains.
Le monde a bien changé, du moins la Corée, qui vit dans une atmosphère de fin du monde. Les politiques, via la TV, des écrans, diffusent des images afin de dénoncer les omégas, et incitent à ne pas utiliser l'eau afin que la planète revienne peut être un jour comme elle l'était.
Les gens sont sales, ne se lavent pas, utilisent le moins possible l'eau.
Mia travaille dans une boutique clandestine, où des personnes viennent pêcher pour leur rappeler les moments où ils pouvaient aller le faire en mer, dans les ruisseaux, etc..
Mia a des choses à cacher et Su-Jin va la remarquer un jour et étudier son comportement et aller jusqu'à la suivre au quotidien.
Le réalisateur nous transporte dans un futur peu reluisant et l'atmosphère qui y règne est pesante.
On comprend aisément qu'il dénonce l'afflux de sons, d'images dans une vie qui devient de plus en plus commerciale et n'épargne pas la Corée.
L'environnement où vivent les gens est désagréable et pourtant ils espèrent des jours meilleurs. Certains se soulèvent, d'autres s'en prennent aux Omégas, ces derniers tentent de fuir en revenant s'intégrer au peuple qui est malheureux.
Syeyoug Park dénonce un certain capitalisme ainsi que des lois qui interdisent des choses et c'est pourquoi on voit fleurir, comme ici, des magasins de pêche aménagés en intérieur qui sont dus à l'exode du peuple vers les grandes villes.
Les deux interprètes principales se ressemblent étrangement et pourtant elles sont tellement différentes. Dans ce long métrage, très peu d'éclairage, des images saturées, parfois floues, et le réalisateur joue beaucoup avec les ombres et les lumières.
Un film dérangeant mais qui nous met face à notre avenir qui si il est ainsi ne s'annonce pas des plus réjouissant.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Né en 1996, Syeyoung Park est un cinéaste basé à Séoul. Il est diplômé en cinéma et arts vidéo de l’Université nationale des arts de Corée.
Son premier long-métrage, THE FIFTH THORACIC VERTERBRA, était en compétition à Sitges, à la Semaine de la critique de Berlin et a été primé à Bucheon, Fantasia et au Festival du film indépendant de Séoul. Son second long-métrage, THE FIN, a été présenté en première mondiale en 2025 à Locarno, dans
la compétition Cinéastes du Présent.
la compétition Cinéastes du Présent.
Il termine actuellement son troisième film : WHO STOLE MY CROSS.
Propos du réalisateur
L'origine du projet
" En 2017, j’ai réalisé un court-métrage, également intitulé THE FIN, racontant l’histoire d’un pêcheur qui échouait à attraper une baleine et se retrouvait avec son seul aileron au bout de sa canne à pêche désormais cassée. Le film suit son périple jusqu’à un magasin de pêche, traînant l’aileron avec lui. Là, il raconte son calvaire à une jeune fille peu intéressée par son histoire, puis achète du ruban adhésif et retourne sur la plage pour réparer sa canne et attendre le retour de la baleine.
J’ai toujours eu le sentiment de ne pas avoir exploité tout le potentiel de cette histoire. Au fil des années, j’en parlais avec Goh-Woo (qui joue dans le court et le long-métrage) avec l’idée de la reprendre. Pendant la pandémie, les décès de proches et l’impossibilité de certains rituels traditionnels m’ont profondément marqué.
Et j’ai alors écrit le scénario du long-métrage, traitant de la peur, du deuil et de l’impuissance qui surviennent lorsque les systèmes familiers s’effondrent. Le projet m’a permis d’affronter cette période. À travers une figure non humaine, une sorte de MacGuffin, je voulais explorer comment la peur collective peut insidieusement remodeler notre expérience personnelle ". *
MA NOTE : 3.3/5
Crédits photos et vidéo : Damned Distribution
* Texte issu du dossier de presse
AU CINÉMA LE 8 JUILLET 2026 THE FIN Réalisé par Syeyoung Park Scénario : Syeyoung Park Avec : Yeji YEON, Pureum KIM, Goh-Woo, Young...



































