Avec : Samuel Kujala, Anna Rosaliina Kauno, Camille Auer, Kaisa-Leena Koskenkorva
Distribué par Les Alchimistes Films
Genre : Fiction
Origine : Finlande, Norvège
Durée : 1 h 48
Synopsis :
Pauli,
célèbre flûtiste classique, retourne dans sa petite ville natale pour
se remettre d’une dépression. Il renoue avec une ancienne camarade de
classe, qui lui propose de rejoindre un groupe de musique joyeusement
anticonformiste. Comment Pauli, de nature plutôt perfectionniste, va
t’il se laisser embarquer dans cette aventure musicale aussi inattendue
qu’expérimentale ?
Ma critique :
Pauli un jeune artiste de renommée mondiale, qui vit de son art, va mal dans sa tête. Il décide de retourner dans sa ville de jeunesse à Rauma en Finlande avec ses parents. On comprend rapidement qu'il a déjà tenté de se suicider.
Il se terre seul dans sa chambre, a du mal à supporter ses parents et doit assurer prochainement un concert auquel il s'est engagé.
Alors qu'il tente vainement de reprendre sa flûte à bec pour répéter, il s'aperçoit que son burn-out est plus fort que tout et envoie tout valser et brise au passage son instrument.
En se rendant chez un commerçant pour tenter de faire réparer sa flûte il revoit Liris, une connaissance du collège qui va l'entraîner à faire de la musique autrement et cette rencontre va lui être salutaire.
Liris est une jeune fille assez spéciale, qui vit, non pas en dehors de la société, mais qui pense que dans l'art on peut tout se permettre et elle est certaine qu'avec la musique qu'ils peuvent créer, ils pourront former un groupe, un album et devenir célèbres.
Il est vrai qu'au début Pauli est assez déstabilisé mais il va vite se rendre compte que Liris et son acolyte lui apportent plus qu'il ne pensait imaginer.
Pour Pauli, qui a suivi un chemin très jeune, qui n'a jamais eu le droit à l'erreur, surdoué dans son art, a dû suivre des règles, composer avec sa famille, les artistes, et devait rentrer dans un moule et ne pas en sortir.
C'était sans compter sur ces personnes, qui vont devenir une aide et des amis et l'aider à s'épanouir autrement.
La fantaisie qu'ils lui procurent, même si parfois il peut se sentir mal à l'aise avec cette nouveauté musicale, vont faire qu'il va grandir et aller mieux dans sa tête même si rien n'est jamais gagné.
On apprécie les deux comédiens principaux que sont Pauli et Liris. Lui est beau gosse, a tout pour réussir. Elle est plus expansive, exubérante mais aussi solaire et positive.
Filmés souvent en gros plans, ils font rayonner certaines scènes.
Mêlant la mélancolie, voire le mal-être, via Pauli, mais aussi la joie par Liris, ce film est avant tout musical.
Bien que ce que joue ce groupe soit spécial par ce qu'il compose, le thème principal est la recherche de soi.
Pour trouver qui l'on est vraiment, se sortir d'un mal être c'est aussi se tourner vers les autres, aller chercher de l'aide, et ce soutien viendra à la fois de Liris, mais aussi de ce genre de musique d'un autre style, qui se différencie des autres et qui ne rentre pas dans le système.
L’amitié va être une force qu'il va découvrir et l'on s'aperçoit avec ce film que l'art ne se résume pas à des règles imposées et que l'on peut sortir des sentiers battus.
La lumière ne meurt jamais porte parfaitement son titre est l'espoir est souvent au bout du chemin via des personnes que l'on n'attendait pas.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur(trice)
Lauri-Matti Parppei est un·e cinéaste, musicien.ne et artiste plastique né·e à Helsinki en 1984.
A light That Never Goes Out, son premier long métrage, a été présenté aux Arcs Work in Progress. Sa mini-série TV, A Strange Summer (2022) a été sélectionnée en compétition à Series Mania.
Lauri-Matti est également la·e chanteur·euse du groupe Musta valo et a réalisé des courts métrages primés, tels que Silent as Murderers (2019) et The Last Day (2020).
Festivals :
ACID, France Effervescence, France Toulon Provence Méditerranée Femmes!, France Du Grain à Démoudre, France Arras Film Festival, France Les Arcs Festival, France Premiers plans d’Angers, France Filmfest München, Allemagne Oslo Pix, Norvège Haugesund FF, Norvège Filmfest Aachen, compétition, Allemagne Middle Art Festival, Tchéquie Bucharest IFF, Roumanie Kino Europa, Allemagne Reykjavik IFF, New Visions compétition, Islande Leiden IFF, First Feature competition, Pays-Bas Riga IFF, Latvia Nordic Highlights, Allemagne Sao Paulo FF, New Filmmakers compétition, Brésil Thessaloniki IFF, compétition, Grèce Cottbus FF, Allemagne Nordische Film Tage Lübeck, compétition, Allemagne Gijon IFF, compétition, Espagne
MA NOTE : 3.6/5
Crédits photos et vidéo : Les Alchimistes Films
AU CINÉMA LE 4 FÉVRIER 2026 LA LUMIÈRE NE MEURT JAMAIS Titre anglais : A light that never goes out Réalisé par Lauri-Matti Parppei ...
Oscar, Simon et Aïssa, trois amis d’enfance, vont à Paris pour fêter une bonne nouvelle. Mais dans le bus de nuit qui les ramène chez eux, le N121,un échange entre passagers dégénère et la situation dérape.
Ma critique :
N121- bus de nuit, nous emmène dans une histoire qui pourrait très bien
avoir lieu, suite à une altercation entre des passagers dans le bus. Elle va finir par dégénérer, alors que rien ne laissait présumer une telle
situation.
Trois amis se retrouvent quotidiennement : Aïssa qui est sur le point de signer un
contrat de footballeur professionnel, Oscar encore étudiant livré le
plus souvent à lui-même avec un père alcoolique qui le dévalorise et
Simon dont le père est en prison et qui vit avec sa mère, sont potes de longue date.
Ils habitent la même citée et décident un soir d'aller à Paris à la fois pour se distraire, fêter quelque chose, mais aussi pour retrouver la nouvelle petite amie de Aïssa.
Rien ne va se dérouler comme prévu et ils montent à bord d'un bus où d'autres voyageurs sont installés.
On va s'apercevoir que d'un fait qui aurait pu être bénin, suite à une altercation, la panique, l'orgueil de certains passagers, le manque de respect, un chauffeur dépassé par les évènements, vont mener à une nuit qui n'aurait jamais dû être.
Bien entendu chacun va avoir son opinion en visionnant ce film, et la faute va être reportée sur tel ou untel.
Parfois il suffit d'un rien pour qu'un fait nous échappe et on se rend compte qu'il n'est pas toujours important de s'emballer et de faire qu'une situation s'envenime et risquer de la voir devenir complètement incontrôlable.
Outre le fait d'aborder l'amitié, la famille et les soucis que rencontrent aussi bien adolescents que personnages plus âgés, car les utilisateurs à bord de ce bus ont des problèmes, sont fatigués, on ressent voit que la société est à cran et peu importe l'âge, les origines, de racisme ou non, le réalisateur aborde la question du comportement humain suivant les jours et dans quel état il se trouve.
En tournant essentiellement dans un bus, on sent le stress monter, Morade Aïssaoui arrive à nous transmettre de l’inquiétude car on ne sait jamais de quoi sera faite la minute suivante.
Le déroulement et l'avancement de ce voyage dans ce bus de nuit ne va pas être de tout repos et ce long métrage nous tient en haleine.
Avec un joli casting
où chacun trouve sa place et son rôle on retrouve quelques comédien(ne)s qui n'en sont pas à leur coup d'essai.
Pour filmer le
réalisateur a bien fait le choix de mettre en avant chaque personnage.
Avec des scènes assez complexes, le réalisateur s'en sort haut la main.
Jusqu'au bout, on se demande comment va finir ce voyage. Toutes les
personnes présentes à bord réagissent différemment selon l'évolution du trajet.
Des liens se tissent, celles des trois adolescents toujours soudés, verront pourtant qu'à cran leurs nerfs et leur sang froid peut être mis à mal.
La fin est assez surprenante et même si elle paraît étrange après coup lorsque l'on repense a tout ce qui a eu lieu durant les 1 h 30 mais on se laisse prendre au jeu et c'est aussi bien qu'elle se termine ainsi.
Un film coup de poing, un essai gagnant pour le réalisateur qui ne prend pas parti mais qui nous livre un thriller social où la tolérance devrait être de mise de nos jours car avec une vie stressante comme nous pouvons tous un jour la ressentir qui n'a pas un jour prononcé des mots qui dépassaient sa pensée mais par la fatigue, une contrariété a tout fait dégénérer ?
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Après un passage par la publicité, le court-métrage et le flux télévisé, Morade Aïssaoui se distingue comme une voix singulière du cinéma et des séries.
En 2023, il co-signe le scénario de la série policière Pax Massilia (6×52 min) produite par Gaumont et créée par Olivier Marchal et Kamel Guemra. La série a rapidement atteint le top 3 des contenus les plus vus sur Netflix dans le monde, se classant numéro 1 dans 12 pays dont la France.
En 2024, il participe en qualité de co-scénariste, conseiller artistique et réalisateur seconde équipe à Carjackers réalisé par Kamel Guemra et produit par Gaumont Télévisions. Sorti en mars 2025, le film se place immédiatement numéro 1 des films les plus vus sur Amazon Prime Video en France et dans plus de 15 pays.
En parallèle, Morade Aïssaoui développe sa propre écriture cinématographique. N121 - Bus de nuit, son premier film en tant que réalisateur, qu’il a co-écrit, est un thriller social tendu porté par une nouvelle génération de comédiens. Produit par Ripley Films et Cheyenne Fédération, il sortira au cinéma en février 2026.
Très attaché à la transmission, Morade enseigne la mise en scène à ITECOM Paris et fait partie du collectif artistique BoogieMan, aux côtés notamment de Kamel Guemra (auteur et réalisateur), Sledge Bidounga (auteur), Ludovic Zuili (auteur et directeur photo) et Camille Reysset (chef monteur) au sein duquel de nombreux projets sont développés.
Avec : Li Rongkun, Xuan Yang, Junwen You, Huiyun Liu, Han Kang, Zhenan Xie, LLijun Liu, Huimei Yan, Ounying Zhao, Fan Geng, Hui Li
Distribué par Destiny Films
Genre : Drame
Origine : France, Chine, Allemagne, Belgique
Durée : 1 h 38
Synopsis :
Li Xing, 14 ans, vit dans le sud de la Chine, dans le district de Grand
Phuket, en pleine reconstruction. Il s'entend mal avec sa mère, qui
refuse de quitter la maison familiale vouée à la
destruction. Le collège où il étudie ne lui apporte que des ennuis. Un
jour, il trouve un refuge souterrain dans lequel il peut échapper à sa
vie d’adolescent et où d’étranges évènements se
produisent…
Ma critique :
Xi Ling vit à la fois hors du temps et dans le monde qui va devenir moderne. En effet, habitant avec sa mère et son beau-père qui refusent de quitter un lieu qui est amené à être démoli, leur maison est entourée de gravas et pour sortir ils doivent enjamber pierres, détritus afin de rejoindre un monde plus civilisé.
Adolescent mal dans sa peau, il se rend à l'école et le soir, il trouve refuge dans un lieu quelque peu étrange afin de compenser son mal. Il y emmène son meilleur ami afin de lui faire découvrir cet endroit insolite.
En conflit avec sa mère et son beau-père, cet abri lui sert d'échappatoire.
Le grand Phuket, qui n'est pas comme on pourrait le penser en Thaïlande mais en Chine, se situe dans un quartier en pleine démolition et
reconstruction également. On peut donc voir les différences entre le passé et le moderne.
Li Xing
se cherche en tant que personne. On perçoit son inquiétude par rapport à sa personnalité, sa manière d'être. Son avenir est incertain et il a du mal à faire confiance et même à se livrer auprès de sa famille. Son refuge va lui faire vivre des aventures
diverses, car il s'y passe des phénomènes étranges. En le faisant découvrir
à son ami Gan, une introspection à la fois de ce souterrain mais en fait d'eux-mêmes leur livrera quelques éléments de réponse.
Il fera connaissance également au collège avec une jeune fille pour laquelle il va éprouver ses premiers émois.
Le réalisateur aborde largement ces nouvelles zones urbaines qui viennent déstabiliser le peuple qui était habitué à vivre dans leurs maisons et où l'atmosphère chaleureuse qu'il y avait s'en va sous les coups des tractopelles.
Il fait réellement un parallèle entre ce tunnel et le jeune Li Xing. Ce dernier n'a plus de repères aussi bien familial que dans son environnement. Tout comme ce trou où il se réfugie il y a plusieurs voies et prendra t'il la bonne ?
Yaonan Liu nous apporte du vécu en fait, car il reparle de son passé au travers de ce long métrage et on peut se demander si toutes ces nouveautés ont du bon mais ce drame social nous montre à quel point le passage de l'adolescence à l'âge adulte doit être considéré avec soin.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Né à Kunming en 1987, LIU Yaonan est un scénariste, réalisateur et
artiste chinois. Il est diplômé en cinéma de l'Université normale de
Pékin. Il a fait ses débuts dans l'industrie cinématographique en
coulisses, comme photographe de plateau, réalisateur demaking-of et
assistant de différents réalisateurs sur des longs métrages tels que
COLDWAR (Paweł Pawlikowski, 2018) ou SEEK Mc CARTNEY (Wang Chao, 2015).
En 2013,
il intègre l' École Nationale Supérieure d'Art de Bourges, en France,
pour poursuivre ses études en arts contemporains et en cinéma. Après
avoir obtenu son diplôme en France.
En 2016, il retourne en Chine
pour réaliser son premier long métrage, LE GRAND PHUKET. Le scénario a
reçu le Prix Spécial du Jury 2017 du meilleur projet de film d'un jeune
réalisateur, décerné par la Fondation du film chinois Wu Tianming lors du Sommet du cinéma pour la jeunesse.
En
2021, il retourne en France poursuivre un master d'un an en design
graphique, puis en Chine où il a tourné LE GRAND PHUKET avec l'aide de
sa famille et de ses amis, ainsi que le soutien de techniciens de cinéma
français.
En 2023, LE GRAND PHUKET a également bénéficié du
fonds de postproduction d'Île-de-France, avec le soutien du CNC.
LIU
Yaonan vit et travaille désormais à Kunming en Chine.
Festivals et prix :
Allemagne - Berlinale - Génération
Autriche - Red Lotus Asian Film Festival Vienna
Brésil - São Paulo International Film Festival
Corée du Sud - Busan International Kids and Youth Festival - Meilleur Scénario
Malaisie - Malaysia International Film Festival - Meilleur Film + Meilleure Actrice dans un second rôle
Taïwan - South Taïwan Film Festival
Thaïlande - Pataya Film Festival - Meilleur Film
Singapour - Singapore International Film Festival - Mention Spéciale + Meilleur Acteur
MA NOTE : 3.6/5
Crédits photos et vidéo : Destiny Films
AU CINÉMA LE 4 FÉVRIER 2026 LE GRAND PHUKET Titre anglais : The great Phuket Réalisé par Yaonan Liu Scénario : Yaonan Liu Avec : L...