« Maroc, mon amour ! » est un hommage vibrant au Royaume chérifien, à ses paysages, sa culture et surtout à ses habitants. France Colle partage son voyage dans le Sud, de Ouarzazate à la vallée des Roses, de Zagora aux dunes de Tinfou, célébrant la beauté des kasbahs, des oasis et du désert.
Elle met en avant le courage et le savoir-faire des femmes de la vallée du Dadès, productrices d’une eau de rose d’exception, et évoque des moments importants et précieux qui l’ont profondément marquée.
Son récit mêle émotions, spiritualité et admiration pour Sa Majesté le Roi Mohammed VI, tout en soulignant des événements historiques majeurs du pays.
France Colle est également l’auteure de l'essai « Le Maroc du Roi Mohammed VI », paru en 2025 aux Éditions du Panthéon.
Vous pouvez retrouver l'interview de France Colle paru dans le360 via le lien suivant.
Extrait :
« La vallée des Roses est une pure merveille, un paradis marocain où la nature est protégée, un lieu sublime unique au monde, comme cela est d’ailleurs souvent le cas dans le royaume. Car le Maroc est un pays doté de paysages impressionnants, de lieux uniques et époustouflants devant lesquels le visiteur retient son souffle. »
L'avis de l'éditeur :
Un voyage au cœur du Royaume chérifien, entre kasbahs, oasis et dunes infinies.
France Colle célèbre la beauté du Maroc et le courage de ses femmes, et partage l’amour profond qu’elle porte à ses habitants.
Avec : Andranic Manet, Salomé Rose Stein, Alexandre Steiger, Abraham Wapler
Distribué par Tandem Films
Genre : Comédie, Romance
Origine : France
Durée : 1 h 24
Synopsis :
Félix, un jeune homme timide et fantasque, travaille en tant que
réceptionniste dans un petit hôtel parisien tenu par son père. Lorsque
Lola, une jeune femme énigmatique, s’installe à l’hôtel, son petit monde
se retrouve totalement chamboulé.
Ma critique :
Comment qualifier cette œuvre qui sort des sentiers battus ? Déjantée, originale expérimentale ?
Lola vient à Paris pour le Salon de l'Agriculture où elle compte faire entendre sa voix étant végan et cherchant à tout prix à défendre les animaux.
Elle descend dans un hôtel parisien où le patron Serge emploie son fils Félix, un (grand) timide, qui se cherche, et qui est également claustrophobe. Ce métier ne lui plait pas particulièrement mais il cherche à bien le faire afin de satisfaire les clients et faire plaisir à son père. Dans ce même endroit sont d'ailleurs installés des représentants du Salon de l'Agriculture.
Ce dernier est aussi perturbé par l'enfermement de sa mère à qui il n'ose aller rendre visite.
Lola de son côté fait la connaissance de deux activistes, dont Abraham qui a fait quelques actions dit-il, qu'elle ne connaît que via le biais du téléphone et avec qui elle doit agir.
De là, Félix et Lola vont apprendre à mieux se connaître suite à des incidents qui vont se produire dans l'établissement.
Le titre n'est pas choisi au hasard car il mêle aisément l'écologie mais aussi les sentiments. Ce long métrage est bien de notre temps, et le réalisateur a voulu aborder les sujets de manière pacifique et une certaine douceur émane de ce film.
Il y a des côtés farfelus et d'autres profondément d'actualité qu'il faut savoir déchiffrer.
Alexandre Steiger, qui joue également dans son film, a réalisé la plupart des scènes dans cet hôtel vieillot, où la plupart du temps les choses vont de travers, entre pannes de courant, Félix dans la salle de bain et qui ne peut en sortir, bref des situations cocasses qui forcent à sourire.
Le rire peut être présent surtout avec la scène de la vache gonflable et pourtant qui suggère beaucoup de choses.
Entre plans fixes et d'autres plus éloignés, et en mêlant de l'imaginaire, comme ces moments où les deux protagonistes vont et viennent avec des rideaux de douche sur leurs épaules, et qui ne sont pas intégrés par hasard.
L'amour va aller croissant entre deux êtres diamétralement opposés, n'ayant pas les mêmes idées, mais ils vont se compléter avec chacun leurs idées sur le monde.
Même si par moments ce film est quelque peu loufoque il est beaucoup plus profond qu'il n'y paraît.
Formé au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, il travaille au théâtre notamment sous la direction de Denis Podalydès, Yasmina Reza, Marcial Di Fonzo Bo et Jacques Osinski, et au sein de la compagnie des Chiens de Navarre.
Au cinéma, il tourne notamment avec François Ozon, Mathieu Kassovitz, Pascal Bonitzer, Jean-Christophe Meurisse, Nicolas Pariser ou Erwan Le Duc.
Parallèlement au jeu, il publie deux romans aux éditions Léo Scheer — La Distance (2017) et Sans Bill ni Murray (2020) — et réalise plusieurs courts-métrages, dont Pourquoi j’ai écrit la Bible (prix SACD première œuvre de fiction au Festival de Clermont-Ferrand 2018).
L’Écologie des sentiments est son premier long-métrage, qu’il a écrit, réalisé et dans lequel il joue.
MA NOTE : 3.6/5
Crédits photos et vidéo : Tandem Films
AU CINÉMA LE 8 JUILLET 2026 L’ÉCOLOGIE DES SENTIMENTS Réalisé par Alexandre Steiger Scénario : Alexandre Steiger Avec : Andranic Manet...
Avec : SANAYA ANDRADE, ALICE DA LUZ, DAÍLMA MENDES
Distribué par Sudu Connexion
Genre : Fiction
Origine : Suisse, Portugal, Cap-Vert
Durée : 1 H 36
Synopsis :
Sur une île volcanique isolée que tout le monde veut quitter, Nana apprend à rester. Sa mère, Nia, souffrant d’une mystérieuse maladie, est partie peu après sa naissance. Lorsque Nana est prise de fortes fièvres, on l’envoie se faire soigner au pied d’un volcan, où elle découvre un monde suspendu entre rêves et réalité. Des années plus tard, alors que Nana est adolescente, Nia revient.
Ma critique :
Sur une île volcanique, Nia met au monde Nana, mais est obligée de la
laisser à sa mère ainsi qu'à sa communauté car elle souffre d'une maladie
mystérieuse et doit quitter l'île.
En grandissant Nana souffre de
fièvres qui surgissent soudainement et doit aller à son tour se soigner sur une île volcanique où elle
découvre un monde différent de ce qu'elle connaît et au travers des
rencontres dans ce lieu, peut être que son mal s'atténuera ou disparaitra.
Au
cours de son adolescence Nana fera la rencontre et la connaissance de sa
mère revenue au village au bout de plusieurs années, elles apprendrons à
se connaître.
Le jeu des actrices qui interprètent Nana à des âges
différents est très naturel et elles nous font vivre ces périodes comme si
elles les avaient réellement vécues. Une mention spéciale Dailma Mendes qui dégage une beauté, une douceur et une fraîcheur incroyable.
Avec un rythme relativement lent, la réalisatrice arrive à nous captiver par son histoire, mais également par le mélange de mystère, qui s'en dégage comme si nous faisions un voyage intérieur, mais aussi extérieur en découvrant le Cap Vert, vers d'autres horizons et d'autres traditions et cultures.
Le décor naturel de l'île et
la lumière donne encore plus de force au film avec le sable noir
volcanique. En rendant les protagonistes petits et perdus dans cette immensité proposée à l'écran, on se plonge dans une immensité sans nom.
Les personnages sont simples et retracent cette authenticité de vie qui est également transmise par la manière de filmer de la
réalisatrice font que l'on apprécie cette première œuvre.
Un voyage onirique comme on aime en voir parfois.
Pour en savoir plus :
A propos de la réalisatrice
Denise Fernandes est née à Lisbonne en 1990 de parents cap-verdiens et a grandi au Tessin.
En 2011, elle a obtenu un diplôme en réalisation et production de films au Conservatoire international des sciences audiovisuelles de Lugano (CISA). La même année, son court-métrage Una Notte a été présenté en première mondiale lors de la 64e édition du Festival du film de Locarno.
De 2011 à 2013, elle étudie la réalisation à l’École internationale du cinéma et de la télévision (EICTV) à Cuba, où elle réalise les courts métrages Pan Sin Mermelada, sélectionné au Upcoming Talent du Festival de Soleure et Idyllium, récompensé au Festival international de Winterthur.
En 2020, elle réalise le court-métrage Nha Mila présenté à Locarno, Vila do conde, Uppsala, Zinebi, Black Night Tallin, Tampere, New York Film Festival...
Hanami, tourné au Cap-Vert, est son premier long-métrage.
Note d'intention
" Ayant grandi en Europe, j’ai remarqué que le Cap-Vert était souvent omis des cartes du monde et des globes terrestres en raison de sa petite taille. Et j’avais aussi l’impression de venir d’un pays qui n’existait pas en dehors des murs de ma maison. Pour le rendre visible, j’ai fait du Cap-Vert et de ses habitants le thème central de mon premier long métrage.
Hanami est né de l’union d’éléments matériels et immatériels, d’histoires et d’expériences qui sont universelles dans la vie de nombreux Capverdiens.
Souvent, ceux qui partent rêvent de revenir, et ceux qui restent rêvent de partir. Le lien entre Hanami et le Japon se veut aussi significatif que ludique.
Alors que le monde dans lequel nous vivons est défini par des frontières, celles-ci sont éthérées dans ce film ". - Denise Fernandes
Festivals et prix :
Best Emerging Director Award - First Feature Awards – Special Mention - Locarno 2024
Roger Ebert Award - Chicago International Film Festival 2024
Grand Prize Best Feature film - Tübingen Film Festival 2025
Jury Prize - Best Feature Film - Brada Prize - Best Art Direction - Mostra São Paulo 2025
Montgolfière d’or - Festival des 3 Continents 2024
Meilleur Premier Film - Journées Cinématographiques de Carthage 2024
MA NOTE : 3.5/5
Crédits photos et vidéo : Sudu Connexion
SORTIE EN SALLE LE 8 JUILLET 2026 HANAMI Réalisé par Denise Fernandes Scénario : Denise Fernandes, Telmo Churro Avec : SANAYA ANDRADE,...
Avec : Valerie Pachner, Robert Stadlober, Stefanie Reinsperger, Hanno Koffler, Ronald Zehrfeld
Distribué par Pyramide Films
Genre : Drame
Origine : Autriche
Durée : 2 h 01
Synopsis :
Barbara et Heli sont amoureux et heureux. Clowns professionnels, ils
savent rire de tout et mènent une vie joyeuse avec leurs 2 enfants.
Quand un accident emporte Héli et les enfants, Barbara doit trouver un
nouveau chemin. Portée par les souvenirs qu’elle chérit, elle prouve que
l’amour ne meurt jamais et qu’il faut toujours oser embrasser la vie.
Ma critique :
Comment résister à ce long métrage qui ne peut que toucher les spectateurs ayant du cœur et sans doute faire couleur des larmes.
Barbara et Heli forment un couple heureux avec leurs deux enfants, un garçon et une petite fille. Barbara est clown dans les hôpitaux, quant à Heli, clown également, bien que participant de temps à autre à des spectacles, s'occupe plus de la maison et des enfants.
Tout n'est pas parfait, mais ils s'aiment intensément mais un jour la vie va basculer et on va voir le parcours de Barbara pour se relever.
Adapté d'une histoire vraie et d'un roman de Barbara Pachl-Eberhart, on peine à croire ce qui arrive à l'interprète principale et comment elle va continuer à vivre.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a des passages extrêmement difficiles et l'histoire est dure à accepter et pourtant l'interprète principale, qui est quelque part une héroïne, va continuer et aller de l'avant même si parfois elle tombe, elle se relève toujours étant entourée comme il le faut.
Pour mieux comprendre son couple, son amour pour son mari et ses enfants, via le biais de flashbacks on remonte régulièrement le temps afin de mieux comprendre leur histoire.
De plus, les clowns sont largement abordés. Puisque c'est l'activité principale des deux protagonistes, on comprend mieux ce qu'ils peuvent représenter et ce qu'ils apportent à leur public.
Valérie Pachner, qui joue Barbara, porte le film de bout en bout et y est éblouissante. Avec un rôle aussi déchirant, puissant, on ne peut que saluer sa qualité de jeu émotionnel intense. Comme Barbara, elle montre une force de caractère impressionnante et prouve que rien n'est jamais terminé.
Au niveau de la réalisation, Adrian Goiginger met bien en avant ses personnages, et nous offre de superbes gros plans. Il ne tombe jamais dans le larmoyant malgré le sujet du film il va à l'essentiel.
Les scènes les plus marquantes que nous propose le réalisateur sont lors des funérailles et bien entendu la fin qui se veut assez imagée.
Il est certain qu'avec ce long métrage nous vivons une tragédie, qui a eu lieu, et qui arrive à nombre de personnes dans le monde, mais l'espoir domine toujours et c'est sans doute ce qui pousse Barbara dans ses retranchements et dans cette envie de continuer à exister.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Né en 1991 à Salzbourg en Autriche, Adrian Goiginger étudie le cinéma à la Filmakademie Baden-Württemberg en Allemagne.
Il y réalise des courts-métrages remarqués, avant de remporter le prix Compass au festival de Berlin en 2017 avec son premier long-métrage.
Ses longs-métrages suivants sont tous multiprimés en Autriche et à travers le monde
A propos de l'interprète principale
Née en 1987 à Wels en Autriche, Valerie Pachner étudie le théâtre au Max Reinhardt Seminar de Vienne puis intègre la troupe du Residenztheater de Munich en Allemagne, avant de poursuivre une carrière internationale dans le cinéma comme dans le film Une vie cachée.
Avec : Yeji YEON, Pureum KIM, Goh-Woo, Youngdoo JEONG, Joowon MENG, Yohoon JANG, Heungjoo YANG
Distribué par Damned Films
Genre : Drame, Science-fiction
Origine : Corée du Sud
Durée : 1 h 25
Synopsis :
Dans une Corée ravagée par une catastrophe climatique, des mutants appelés Oméga sont pourchassés pour être exploités. Mia travaille dans un magasin de pêche clandestin fréquenté par les nostalgiques de cette activité désormais impossible. Lors d'un contrôle, Sujin, nouvelle employée du gouvernement remarque le comportement suspect de Mia. Elle s'immerge dans son univers souterrain, remettant alors en question sa foi en l'idéologie de l’État.
Ma critique :
Su-Jin vient d'intégrer une unité du gouvernement afin de pourchasser les omégas qui cherchent à s'enfuir de leur travail. En effet, ces derniers sont relégués afin de trier les déchets. Ils ont dans le dos un aileron et leurs pieds sont différents des humains.
Le monde a bien changé, du moins la Corée, qui vit dans une atmosphère de fin du monde. Les politiques, via la TV, des écrans, diffusent des images afin de dénoncer les omégas, et incitent à ne pas utiliser l'eau afin que la planète revienne peut être un jour comme elle l'était.
Les gens sont sales, ne se lavent pas, utilisent le moins possible l'eau.
Mia travaille dans une boutique clandestine, où des personnes viennent pêcher pour leur rappeler les moments où ils pouvaient aller le faire en mer, dans les ruisseaux, etc..
Mia a des choses à cacher et Su-Jin va la remarquer un jour et étudier son comportement et aller jusqu'à la suivre au quotidien.
Le réalisateur nous transporte dans un futur peu reluisant et l'atmosphère qui y règne est pesante.
On comprend aisément qu'il dénonce l'afflux de sons, d'images dans une vie qui devient de plus en plus commerciale et n'épargne pas la Corée.
L'environnement où vivent les gens est désagréable et pourtant ils espèrent des jours meilleurs. Certains se soulèvent, d'autres s'en prennent aux Omégas, ces derniers tentent de fuir en revenant s'intégrer au peuple qui est malheureux.
Syeyoug Park dénonce un certain capitalisme ainsi que des lois qui interdisent des choses et c'est pourquoi on voit fleurir, comme ici, des magasins de pêche aménagés en intérieur qui sont dus à l'exode du peuple vers les grandes villes.
Les deux interprètes principales se ressemblent étrangement et pourtant elles sont tellement différentes. Dans ce long métrage, très peu d'éclairage, des images saturées, parfois floues, et le réalisateur joue beaucoup avec les ombres et les lumières.
Un film dérangeant mais qui nous met face à notre avenir qui si il est ainsi ne s'annonce pas des plus réjouissant.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Né en 1996, Syeyoung Park est un cinéaste basé à Séoul. Il est diplômé en cinéma et arts vidéo de l’Université nationale des arts de Corée.
Son premier long-métrage, THE FIFTH THORACIC VERTERBRA, était en compétition à Sitges, à la Semaine de la critique de Berlin et a été primé à Bucheon, Fantasia et au Festival du film indépendant de Séoul. Son second long-métrage, THE FIN, a été présenté en première mondiale en 2025 à Locarno, dans la compétition Cinéastes du Présent.
Il termine actuellement son troisième film : WHO STOLE MY CROSS.
Propos du réalisateur
L'origine du projet
" En 2017, j’ai réalisé un court-métrage, également intitulé THE FIN, racontant l’histoire d’un pêcheur qui échouait à attraper une baleine et se retrouvait avec son seul aileron au bout de sa canne à pêche désormais cassée. Le film suit son périple jusqu’à un magasin de pêche, traînant l’aileron avec lui. Là, il raconte son calvaire à une jeune fille peu intéressée par son histoire, puis achète du ruban adhésif et retourne sur la plage pour réparer sa canne et attendre le retour de la baleine.
J’ai toujours eu le sentiment de ne pas avoir exploité tout le potentiel de cette histoire. Au fil des années, j’en parlais avec Goh-Woo (qui joue dans le court et le long-métrage) avec l’idée de la reprendre. Pendant la pandémie, les décès de proches et l’impossibilité de certains rituels traditionnels m’ont profondément marqué.
Et j’ai alors écrit le scénario du long-métrage, traitant de la peur, du deuil et de l’impuissance qui surviennent lorsque les systèmes familiers s’effondrent. Le projet m’a permis d’affronter cette période. À travers une figure non humaine, une sorte de MacGuffin, je voulais explorer comment la peur collective peut insidieusement remodeler notre expérience personnelle ". *
MA NOTE : 3.3/5
Crédits photos et vidéo : Damned Distribution
* Texte issu du dossier de presse
AU CINÉMA LE 8 JUILLET 2026 THE FIN Réalisé par Syeyoung Park Scénario : Syeyoung Park Avec : Yeji YEON, Pureum KIM, Goh-Woo, Young...
Fantasque et terriblement attachant, le londonien Ziyad Al-Samman dessinait en 2024 sur l’EP Pleasure Complex, les contours d’une glam-pop aux relents disco.
Dans ses concerts énergiques, et notamment Salle de la Cité pour l’ouverture des Trans Musicales de Rennes, on devinait son amour profond pour la pop qui fait danser qu’elle vienne d’Angleterre, des USA ou du pourtour méditerranéen.
Mais pour la confection de son premier album, il lui a fallu regarder plus loin que l’indie disco des années 2000 de son single « Ya Habibi ».
Il délaisse ici le costume du grand échalas avec banane, moustache et chemise rouge pour explorer des chemins plus sombres et inattendus.
Après avoir présenté "Wake Up", le fantasque britannique Ziyad Al-Samman revient avec "The Wave", second titre de son premier album à venir.
Entre le groove nonchalant d'une basse qui trouverait sa place sans rougir sur un album de LCD Soundsystem, et la ligne de mélodica pop et fantaisiste tout droit sortie de la discographie de Gorillaz, "The Wave" surf sur une énergie solaire et décontractée.
Une musique entraînante parfaite pour les journées d'été.
À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable
Pour son premier long-métrage, Mélisa Godet met en lumière La Maison des Femmes, une institution créée en 2016 par Ghada Hatem-Gantzer, qui compte désormais une trentaine de Maisons à travers la France. La réalisatrice y filme avec beaucoup de justesse les femmes accueillies et les équipes qui les reçoivent, interprétées par un casting étincelant (Karin Viard, Laetitia Dosch, Oulaya Amamra, Eye Haïdira, Juliette Armanet…). Une œuvre importante, aussi poignante que lumineuse.
Ma critique :
Même si l'on achète un peu moins de DVD ou BR désormais, lorsqu'un long métrage est magnifique il est bien de l'avoir dans sa collection de films à voir ou revoir lorsqu'on le désire. Celui-ci en fait partie.
Diane, Manon, Awa, Alexandre, Lucy travaillent à la Maison des femmes et n'économisent pas leur force et leur temps afin que ces femmes puissent aller mieux. Inès arrive dans ce lieu pour un stage car plus tard elle compte intégrer une clinique privée.
Alors que différentes choses vont de travers, comme un manque certain de moyen, des inspecteurs arrivent afin de vérifier différents points et La Maison des Femmes risquent de fermer.
Pour Diane, qui opère les femmes, il est hors de question que cela se produise, et aidée par les autres soignant(e)s elle va livrer un combat afin de trouver un moyen de se faire entendre, trouver des fonds et même agrandir la structure et si possible recruter.
Le combat de toute une équipe, composée en majorité par des
femmes pour aider les victimes de violences conjugales et d'autres actes
(excision, viol etc...), fait que ce film rend un bel
hommage à toutes les personnes qui viennent en aide à toutes les patientes qui malheureusement ne s'en sortent pas toujours.
Ce qui
est fortement démontré dans le film c'est la résilience du personnel, qui est à l'écoute de chaque femmes afin qu'elles se livrent sans retenue, chose qui ne doit pas être aisée selon la situation, car le problème
est que les victimes de ces actes ont plus souvent honte, si ce n'est de la
retenue et parfois même elles sont dans le dénie ou craignent de parler par peur de représailles chez elles.
Le
film démontre également les carences, le manque de formation des
personnes qui prennent les dépôts de plaintes qui s'ils n'ont pas des
preuves suffisamment voyantes peuvent mettre en doute la parole des
déposants.
Un long métrage essentiel porté par des actrices merveilleuses comme Karine Viard en femme forte et qui ne s'en laisse pas compter. Sans oublier Laetitia Dosch qui se dévouent corps et âme quitte à mettre sa famille en danger et on apprécie le rôle de Oulaya Amamra qui va évoluer dans ses idées et qui va remettre en cause le fait de travailler dans une clinique privée.
Peu d'hommes mais Pierre Deladonchamps et Jean-Charles Clichet, même en second rôle, sont excellents. Sans oublier Laurent Stocker en inspecteur peu apprécié mais qui a plus de cœur qu'on ne peut le penser.
On va donc vivre le quotidien du personnel, mais aussi des femmes ayant vécu des situations extrêmes et la reconstruction n'est pas aisée. Sans compter que le COVID va passer par là et qu'il va falloir trouver des solutions pour continuer à aider toutes ces personnes.
Un film essentiel, qu'il faut voir pour pouvoir en parler autour de soi et pour ce dire que la lutte n'est jamais terminée, mais qu'avec de la volonté on peut soulever et même gravir des montagnes même les plus hautes.
Pour en savoir plus :
LA MAISON DES FEMMES - UN MODÈLE SOUTENU ET DÉPLOYÉ PAR KERING FOUNDATION
Depuis 2008, Kering Foundation - sous l’impulsion de François-Henri Pinault, son président - s’est imposée comme un acteur majeur dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Dès 2014, la Fondation a été le premier financeur privé à croire au projet de la Maison des femmes porté par la Dre Ghada Hatem, contribuant ainsi à sa construction et à la mobilisation d’autres donateurs.
Ouverte en 2016, la Maison des femmes accueille chaque année des milliers de femmes en situation de vulnérabilité. Grâce au soutien continu de Kering Foundation, elle s’est agrandie en 2021, doublant sa capacité et développant de nouvelles initiatives, dont une consultation dédiée aux adultes ayant été victimes d’inceste et le projet “Mon Palier”, centre d’hébergement pour jeunes femmes accompagnées par la Maison des femmes.
En 2021, François-Henri Pinault s’est également engagé, à travers Kering Foundation, à financer, aux côtés de l’État, le déploiement de 15 Maisons des femmes en France. A ce jour, huit ont déjà ouvert : Marseille, Rennes, Poitiers, Tours, Le Havre, Montpellier, Clamart et Toulouse.
Le soutien au film de Mélisa Godet s’inscrit naturellement dans cet engagement : faire connaître le travail essentiel des équipes soignantes et non-soignantes, et sensibiliser le plus grand nombre aux violences faites aux femmes ainsi qu’aux parcours de reconstruction possibles. *