Un ouvrage qui éveille la curiosité......et entraîne sur les chemins d’Asie.
Un fabuleux voyage à la découverte des mille merveilles L'Asie du Sud-Est !
Les majestueux palais du Rajasthan, la grande muraille de Chine, les fascinants temples d'Angkor, la silhouette emblématique du mont Fuji, la mystérieuse baie dHa Long. les plantations de thé du Sri Lanka...
Partez sur les routes mythiques de l'Asie du Sud-Est pour explorer tous ces lieux hors du commun ou le temps semble parfois s'être arrêté.
Cet ouvrage illustre propose au lecteur une escapade inoubliable, rythmée de paysages preserves et de villes futuristes, de monuments millénaires et d’iles paradisiaques. Ouvrez grand les yeux pour profiter de cette région du monde riche d'une nature et d'un patrimoine exceptionnels.
De la Thaïlande à la Corée du Sud, de la Malaisie au Japon, en passant par le Népal, la Birmanie ou la Mongolie... Partez pour un véritable voyage visuel entre déserts et rizières, temples et sanctuaires.
A propos de l'Autrice :
Clémentine Santerre est journaliste spécialisée en tourisme.
Elle est l'autrice de plusieurs beaux livres aux éditions Larousse dont Découvrir Paris en famille, 100 lieux d'Europe à couper le souffle, 100 merveilles du monde à couper le souffle et l'Islande à couper le souffle.
Un magnifique ouvrage qui donne envie de voyager avec de sublimes photos et des textes qui viennent renforcer les clichés. Un joli cadeau à faire ou à se faire.
Avec : Sandra Hüller, Carolina Braun, Marisa Growaldt, Robert Gwisdek, Godehard Giese
Distribué par KBMO
Genre : Drame
Origine : Allemagne, Autriche
Durée : 1 h 34
Synopsis :
Au lendemain de la guerre de Trente Ans, un mystérieux soldat balafré
s’installe dans un village isolé d’Allemagne. À force de labeur et de
services rendus, il gagne la confiance des habitants et croit enterrer
son secret. Alors que les villageois commencent à le considérer comme
l’un des leurs, tout bascule lorsqu’ils se mettent à douter de sa
véritable identité.
Ma critique :
Un personnage débarque dans un petit village et se réclame propriétaire d'une ferme en fournissant des papiers. Cet être humain revient d'un long périple à la guerre et veut juste cultiver ses terres et avoir une vie paisible.
Cet homme, qui est en réalité une femme, a souffert et est balafré après avoir reçu une balle dans la bouche qui lui a traversé la joue.
La guerre de trente ans a laissé des traces et même si ce n'est pas de gaieté de cœur que les villageois accueille ce personnage, à force de courage et en s'investissant il va gagner la sympathie des autres.
Alors que ce soldat a réussi à s'intégrer un homme va lui proposer d'épouser l'une de ses filles en lui mettant la pression, et en refusant ce serait se mettre le village à dos. De là va se poser le problème d'avoir des relations avec cette jeune femme et les problèmes vont aller croissants.
S'inspirant de faits réels, Rose propose un film qui relate des réalités surprenantes mais qui n'étaient pas d'actualité à cette époque et qui pouvaient mener à la peine de mort si on découvrait que Rose était un homme.
Le fait que le (la) protagoniste porte un pantalon, ait les cheveux courts, marche comme un homme, accomplit des travaux difficiles dédiés à la gente masculine, fait que Rose a pu s'intégrer sans laisser planer le doute auprès des autres.
En ce qui concerne sa femme, Rose avait un subterfuge et pratiquait la sodomie. Par contre lorsque Suzanne son épouse fût enceinte, il est certain que ce ne pouvait être de "Rose" qui ne dit rien.
Le fait que "Rose" ait combattu, alors que les paysans avaient découvert qu'elle était une femme, et donc servi son pays ne fit rien et il était inconcevable à cette époque qu'une femme puisse se faire passer pour un homme et qu'elle puisse avoir des actes de pénétration avec une autre femme.
Rose ne veut pas absolument être un homme, elle apprécie de porter un pantalon, mais se sait femme avant tout. Elle veut juste pouvoir vivre comme elle l'entend et est quelque part pionnière quant à sa condition et est éprise de liberté.
En proposant un film en noir et blanc, le réalisateur apporte encore plus de profondeur à Rose et comme nous sommes ici dans une autre époque, il est presque normal de visionner ce film sans couleur.
De plus, Markus Schleinzer aime filmer les corps en mouvement et entre les scènes d'intérieur et les autres en extérieur, avec toujours des personnages en action il va à l'essentiel sans jamais être intrusif.
Une belle reconstitution de l'époque que ce soit avec les décors où les costumes sont plus vrais que nature.
Il est ici également beaucoup question de religion qui avait une énorme importance auprès du peuple. Faire un pas de côté, ne pas aller à la messe, commettre des actes répréhensibles étaient inimaginables, donc qu'une femme se fasse passer pour un homme était inconcevable.
La prestation de Sandra Hüller est impressionnante. Tour à tour elle est forte, impassible devant certaines situations et se moule complètement dans ce rôle dur. Il est compréhensible qu'elle ait obtenu le prix d'interprétation au à la Berlinale 2026.
Cette imposture coûtera cher à Rose qui assumera jusqu'au bout son choix et ce long métrage nous entraîne avec intérêt dans une histoire qui paraît moderne de nos jours car les mentalités ont changé et évolué et Rose était quelque part une précurseure sans le savoir.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Né à Vienne, Markus Schleinzer a d’abord travaillé pendant dix-sept ans comme directeur de casting, collaborant avec des cinéastes tels que Jessica Hausner, Ulrich Seidl et Michael Haneke. Pour Le Ruban blanc, il ne s’est pas limité au casting : il a également dirigé les enfants sur le plateau, jouant un rôle essentiel dans la précision des interprétations et la cohérence du film.
Passé à la réalisation, il signe deux longs métrages, Michael (2011) et Angelo (2018), tous deux présentés et récompensés dans de nombreux festivals internationaux, notamment à Cannes, Toronto, Londres et Mumbai.
Parallèlement, il poursuit une activité de comédien et enseigne la mise en scène à la Filmakademie Baden-Württemberg à Ludwigsburg.
Sandra Hüller débute au cinéma dans Requiem (2006) de Hans-Christian Schmid, rôle pour lequel elle reçoit plusieurs distinctions, dont l’Ours d’argent à la Berlinale. Elle apparaît ensuite dans plusieurs films tels que Brownian Movement (Nanouk Leopold), Above Us Only Sky (Jan Schomburg) et Finsterworld (Frauke Finsterwalder).
Elle se fait connaître du grand public international avec Toni Erdmann (2016) de Maren Ade, qui marque un tournant dans sa carrière.
Parallèlement au cinéma, elle mène une activité régulière au théâtre, où elle est récompensée à plusieurs reprises pour ses interprétations.
Ces dernières années, elle travaille avec plusieurs réalisateurs et réalisatrices internationaux. Elle apparaît notamment dans Sibyl de Justine Triet, puis tient le rôle principal dans Anatomie d’une chute (2023), Palme d’or au Festival de Cannes et rôle qui lui vaut une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. La même année, elle joue également dans La Zone d’intérêt de Jonathan Glazer, Grand Prix à Cannes. Elle apparaît également dans Je suis ton homme (Maria Schrader), ainsi que dans plusieurs productions internationales, dont Digger d’Alejandro G. Iñárritu et Fatherland de Paweł Pawlikowski, en compétition au Festival de Cannes 2026.
MA NOTE : 3.7/5
Prix d’interprétation pour Sandra Hüller au Festival du film de Berlin - Berlinale
Avec : Muhammad Gazawi, Khalifa Natour, Hilla Sarjon, Marlene Bajali
Distribué par Maatmov
Genre : Fiction
Origine : Israël
Durée : 1 h 33
Synopsis :
Khaled (12 ans), un garçon palestinien, est en route pour voir la mer
pour la première fois de sa vie. Au point de contrôle, les autorités
israéliennes lui refusent l’entrée. Déterminé, il franchit la frontière
clandestinement et poursuit seul sa route vers la mer, traversant un
territoire où son regard d’enfant se confronte aux tensions du conflit
israélo-palestinien. Pendant ce temps, son père, Ribhi, part à sa
recherche…
Ma critique :
Khaleb n'a jamais vu la mer alors lorsqu'il doit partir avec ses camarades d'école voir celle-ci il exulte. Lorsqu'ils arrivent à un check-point militaire, Khaleb se voit refuser le droit d'entrer à cause d'un papier.
L'enfant est dépité. Il retourne chez sa grand-mère qui l'élève, son père travaillant sur des chantiers à Tel Aviv, et ne rentrant que très peu.
Le gamin frustré part un petit matin de bonne heure avec la ferme intention de voir la mer et va faire des rencontres inattendues et va devoir se débrouiller avec une langue qu'il ne connaît pas. Le père avertit va quitter son travail et va chercher à le retrouver.
Le réalisateur montre bien les différences de culture entre deux pays, et que les enfants ne sont pour rien dans ce combat que mènent différents dirigeants.
Khaleb est privé, on ne sait pas trop pourquoi, de se rendre dans un lieu alors que c'est un gamin inoffensif qui ne prend pas partie et qui ne rêve que d'atteindre la mer.
Ce périple que va accomplir ce jeune garçon de son village en Cisjordanie à Tel Aviv va être compliqué et semé d'embûches. Les rencontres, surtout des adultes, qu'il va faire, va montrer la solidarité de certaines personnes mais aussi la stupidité d'autres.
On verra que de nombreux Palestiniens sont recrutés - surtout des ouvriers - pour travailler en Israël et accomplir les tâches les plus ardues.
The sea aborde aussi les relations entre une grand-mère et son petit-fils mais aussi les tensions qui peuvent se créer entre un père souvent absent et son garçon. On verra que le père peut tout abandonner au risque de perdre son travail lorsqu'il s'agit de retrouver son enfant.
On va entrer par le biais de Khaled dans la ville qu'il découvre et où il est perdu. Avec un étonnant et malin garçon qui interprète ce rôle, on voit toute la bêtise humaine et on se demande ce qu'aurait fait de mal cet enfant à pouvoir se rendre sur le lieu où l'emmenait l'école, lui qui s'était équipé d'un masque et un tuba de plongée alors qu'il ne sait pas nager.
Ce dernier innocemment demande sa route comme il le peut et pourtant il risque sa vie à déambuler à son âge seul dans une ville qu'il ne connaît pas et pourtant il n'a qu'un but voir la mer.
On ne peut que saluer le talent de Muhammad Gazawi qui fascine par son jeu qui paraît si naturel.
On peut aussi remercier le réalisateur d'avoir osé un tel long métrage qui a d'ailleurs reçu de nombreux prix et qui a été sélectionné pour représenter Israël aux Oscars 2026.
Un film humaniste comme on en voit peu qui prouve que la paix peut-être possible si les politiques et les hommes se montraient moins têtus et apportaient un peu plus de considération aux différents peuples et se préoccupaient de ceux qui feront demain c'est-à-dire les enfants. Avec cette œuvre Shai Carmeli-Pollak montre qu'une union entre deux pays peut être possible.
Pour en savoir plus :
Notes d'intention du réalisateur
" Pour moi, le cinéma est un moyen de raconter des histoires à portée universelle, capables de toucher l'âme de tout être humain, où que ce soit et à n'importe quelle époque. Lorsque j'ai écrit The Sea, je n'envisageais pas de réaliser un film « politique », mais plutôt une œuvre centrée sur l'humain : sur la relation entre un père et son fils, un récit de voyage et d'apprentissage, inscrit dans la tradition d'un cinéma humaniste et socialement engagé, à l'instar du Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica ou des films admirables du réalisateur iranien Jafar Panahi. Avec le producteur Baher Agbariya (Atash, Personal Affairs, Mediterranean Fever), nous nous sommes lancés dans une aventure unique : un film réalisé par une équipe mixte composée de Juifs et d'Arabes, tourné dans des villages palestiniens, le long du mur de séparation, ainsi qu'à Bnei Brak, Ramat Gan et Tel-Aviv. Ce parcours m'a également conduit dans un club de boxe à Kalanswa, où j'ai rencontré Mohammad Ghazawi, un jeune garçon au talent remarquable ; il y tient le rôle principal et a remporté le prix Ophir du meilleur acteur, devenant ainsi le plus jeune lauréat de cette récompense à ce jour.
On pourrait dire que le scénario de La Mer a commencé à germer en moi il y a plus de vingt ans, lorsque je suis entré pour la première fois dans les territoires occupés, au plus fort de la seconde Intifada. À l'époque, j'étais un jeune réalisateur tourné principalement vers les comédies pour enfants (comme la série télévisée Ze Beng), mais cette confrontation avec une réalité si éloignée de ce que j'avais imaginé m'a profondément bouleversé et a changé le cours de ma vie. J'ai commencé à retourner sans cesse dans des lieux que la plupart des Israéliens ont tendance à refouler ou à ignorer. Au fil du temps, j'ai appris l'arabe et noué des liens profonds ainsi que des amitiés avec des personnes qui, en principe, étaient censées être mes ennemis. De cette expérience est né mon documentaire Bil’in, My Love (diffusé sur Channel 8), qui relatait la lutte autour du mur de séparation. Parmi toutes les épreuves dont j'ai été témoin, l'une m'a particulièrement marqué : le désir ardent de voir la mer, située à seulement une heure de route de chez eux, mais pourtant inaccessible. La dure réalité économique, qui poussait nombre d'entre eux à pénétrer illégalement en Israël au péril de leur vie, m'a également profondément touché. Dans un élan d'inspiration, ces deux fils conducteurs ont fusionné pour former une seule histoire : celle d'un garçon rêvant d'atteindre la mer et se lançant dans un périple sans en connaître ni la langue ni le chemin, et celle de son père, qui part à sa recherche alors qu'il ne possède pas de permis de séjour en Israël et sait qu'il risque l'arrestation et la perte de ses moyens de subsistance s'il est pris. Lorsque le film a remporté l'Ophir du meilleur film, au-delà de la joie liée à la reconnaissance artistique, j'ai ressenti un véritable espoir. Dans le contexte actuel de violence et de brutalité, ce film émeut le public jusqu'aux larmes. Peut-être parce qu'il met en lumière une valeur qui semble faire cruellement défaut à notre monde : la compassion et l'amour envers tous les êtres humains. C'est précisément ce que La Mer offre en abondance, tout droit venu du cœur ". - Shai Carmeli-Pollak
Par rapport aux interprètes
Mohamad Ghazawi a remporté le prix Ophir du meilleur acteur pour sa prestation dans The Sea.
Originaire de Kalanswa, il a été repéré par le réalisateur du film alors qu'il s'entraînait dans un club de boxe thaïlandaise.
The Sea marque ses débuts d'acteur ;il y livre une interprétation d'une nature et d'une émotion saisissantes.Depuis le tournage, il a joué dans deux courts métrages.
Khalifa Natour a remporté le prix Ophir du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation dans The Sea.
Originaire de Kalanswa, il est diplômé de l'école des arts du spectacle Beit Zvi et a débuté sa carrière au Théâtre national Habima sous la direction d'Ofira Henig, jouant notamment dans Pitzponet and Anton, Battle of Black and Dogs et Nights of Honey and Horror — spectacle où il a interprété pour la première fois la chanson « Biglalekh » (« À cause de toi »), rendue célèbre par la suite par Arik Einstein.
Il a par la suite joué dans The Child Dreams de Hanoch Levin, au Théâtre de Haïfa, ainsi que dans la production bilingue de Roméo et Juliette au Théâtre Khan, qui a fait l'objet d'une tournée internationale. Il a reçu le prix du théâtre israélien pour Sea Breeze et joue actuellement dans Apeirogon au Théâtre de Jaffa.
À l'écran, Natour est apparu dans La Fiancée syrienne, dans plusieurs films palestiniens et français, ainsi que dans les films d'Eran Kolirin Let It Be Morning et La Visite de la fanfare (The Band’s Visit) ; c'est dans ce dernier qu'il a partagé l'affiche pour la première fois avec Hila Surjon, qu'il retrouve en tant que partenaire dans The Sea.
Marlene Bajjali a été nommée pour le prix Ophir de la meilleure actrice pour son interprétation dans The Sea.
Née à Jérusalem, elle a débuté sa carrière en 1968 en jouant dans des dramatiques radiophoniques en arabe pour Kol Yisrael (la radio israélienne). Lors du lancement de la télévision en langue arabe en Israël, elle a rejoint la chaîne en tant qu'actrice et présentatrice, participant à de nombreuses émissions tout en se produisant sur scène avec le théâtre Al-Kasaba de Jérusalem-Est. Elle a fait ses débuts au cinéma en 1979 dans My Mother the Genera*, où elle incarnait la mère du commandant égyptien interprété par Makram Khoury. Elle a marqué les esprits grâce à ses rôles emblématiques dans des séries télévisées populaires.
Diplômée de l'école des arts du spectacle Beit Zvi, Hila Surjon s'est produite dans de nombreux théâtres, comédies musicales et spectacles pour enfants à travers Israël. À la télévision, elle est apparue dans de nombreuses séries populaires sur les principales chaînes et est particulièrement connue pour son rôle de l'épouse d'Avichai (interprété par Yigal Adika) dans la série comique à succès Checkout (Kupa Rashit).
Sa filmographie comprend notamment Shlomit’s Stars, Valeria Is Getting Married, A Matter of Size, The Farewell Party et Doubtful.
Sa première collaboration à l'écran avec Khalifa Natour remonte au film La Visite de la fanfare (d'Eran Kolirin), où elle incarnait Iris — la fille de l'hôte accueillant les musiciens égyptiens —, un duo qu'elle a retrouvé des années plus tard dans The Sea.
Festivals et prix :
- Awards of the Israeli Film Academy : Gagnant de plusieurs Ophirs
- Jerusalem Film Festival : Plusieurs récompenses
- Mar del Plat International Film Festival
MA NOTE : 3.9/5
Crédits photos et vidéo : Maâtmov
AU CINÉMA LE 09 SEPTEMBRE 2026 THE SEA Titre original : Ha'Yam Réalisé par Shai Carmeli-Pollak Avec : Muhammad Gazawi, Khali...
Alors que la Seconde Guerre mondiale éclate et que l'invasion allemande
est imminente, Babi Maklouf, gardien de nuit au Musée du Louvre, se voit
confier la tâche de transporter certains de ses trésors hors de Paris.
C'est le début d'une aventure familiale épique et dangereuse à travers
la France occupée, liant à jamais le destin de ces œuvres à la famille
Maklouf.
Le film Les héros du Louvre nous fait une fois de plus découvrir un pan de l'histoire et plus particulièrement se déroulant durant la guerre de 40-45.
Le réalisateur s'est inspiré de l'histoire de sa famille et avait, avant ce film, proposé une BD en 3 tomes sur ce fait réel.
C'est via le biais de ces descendants qui vont au chevet de Babi qui est souffrant, que débute ce long métrage. De là, on va découvrir le passé de Babi et ce qu'il a accompli. Le réalisateur revient de temps en temps incorporer le présent mais pour mieux retourner au passé.
Babi Maklouf, venant avec femme et enfants d'Algérie, a postulé comme veilleur de nuit au Louvre. Il est embauché et admire chaque nuit les merveilles du lieu.
Alors que la guerre éclate, le Directeur du Louvre, craignant que les Allemands ne pillent ce lieu, demandent à plusieurs personnes travaillant pour lui, de prendre des camions et d'aller mettre les œuvres en province et en lieu sûr.
Babi fait partie de ceux-ci et il accepte à une condition de partir avec sa famille. C'est donc avec femme et enfants, plus tableaux et autres richesses du fameux musée, qu'ils embarquent pour un périple qui va s'avérer compliqué et chaotique. Il faudra faire preuve d'un courage exemplaire et prendre de bonnes décisions.
Pour ma part je n'étais pas au courant que des hommes avaient accompli ce parcours mettant leur vie en danger. On ne peut qu'apprécier et applaudir ce geste afin que la France conserve ces trésors si précieux.
En quittant Paris, Babi ne devait pas s'attendre à rencontrer de telles difficultés. Il fera la rencontre de gens bien sous tout rapport et d'autres ne pensant vénaux qui pensaient qu'en mettant la main sur certaines œuvres pourraient avoir plus de richesses
Babi et sa famille sont juifs et il va falloir qu'ils se cachent car des personnes mal intentionnées sont prêtes à les dénoncer. Pour ne pas spoiler le film je n'en dirai pas plus, mais on va découvrir un épisode de la guerre très intéressant.
Au niveau des personnages, Elie Chouraqui a fait le choix de ce qu'il pensait être le mieux. Dans le rôle de son grand-père Babi on trouve Kad Merad, qui sait prendre les bonnes décisions, protéger sa famille. Il est à la fois bourré d'humour et sait être intransigeant quand il le faut.
Marie Gillain est son épouse Lucie. Une femme forte, têtue, qui sait ce qu'elle veut, qui ne s'en laisse pas compter et qui va l'épauler de toutes ses forces.
On note la participation de Bernard Lecoq le conservateur du Louvre qui même s'il n'a que quelques scènes est toujours aussi convaincant.
Quant à Jean-Hugues Anglade, il n'a pas un rôle facile en étant l'un des méchants qui ne pense qu'à son intérêt et est prêt à dénoncer cette famille. Il fallait oser jouer un pourri de la sorte.
Bien entendu, même si une de ses tantes, a beaucoup raconté l'histoire de Babi, Elie Chouraqui a reproduit ce qu'il a entendu, mais pour les dialogues il a dû certainement ajouter des scènes ou des échanges et à ce niveau là j'ai trouvé parfois le scénario un peu mince et aurait mérité d'être plus étoffé.
Dans ce film il y a beaucoup de personnages, peut-être trop et parfois le réalisateur se perd à vouloir tout filmer et tout raconter. Peut-être aurait-il dû enlever certaines scènes qui ne s'avèrent pas toujours nécessaires. Par contre les images d'archives sont les bienvenues pour voir une triste réalité comme l'exode du peuple.
Il oscille entre un ton léger et un autre plus grave et on aurait préféré qu'il fasse un choix tranché entre film historique ou film familial. N'en reste que cela n'enlève en rien au récit.
On apprécie la reconstitution des décors, des costumes et entrer dans Le Louvre vide et voir toutes ces beautés est exceptionnel car ce lieu fait partie de notre patrimoine national.
Elie Chouraqui, en nous contant ce récit, insiste plus sur Babi et sa famille ce qui est normal mais il aborde la transmission qui est faite via le biais des descendants.
Même si ce film souffre de quelques défauts, on ne peut enlever que certaines personnes ont œuvré avec Babi pour sauver les chefs-d’œuvre du Louvre. Elles ne sont pas mises en avant et lorsque l'on reste dans l'anonymat alors que l'on a été les instigateurs du sauvetage de pièces rares on pourrait s'en prévaloir mais eux ne l'ont pas fait. Un geste de leur part plus qu'honorable et qui méritait un film. C'est chose faîte.