Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa, quatre graines de pissenlit rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos. Après s’être échouées sur une planète inconnue, elles partent à la quête d’un sol propice à la survie de leur espèce. Mais les éléments, la faune, la flore, le climat, sont autant d’embûches qu’elles devront surmonter.
Une odyssée dans un monde microscopique et imaginaire,riche en émotions, pour évoquer les enjeux des migrations environnementales. Un récit sur la difficulté à trouver son chez-soi, un territoire où s’installer.
Ma critique :
Dire que j'ai accroché de suite avec ce film d'animation serait mentir. Au départ, je me demandais où la réalisatrice voulait nous mener.
Petit à petit, je me suis attachée à ces graines de pissenlit ou akènes, et c'est avec intérêt que j'ai suivi leur parcours qui allait les mener dans différents lieux.
Ces akènes doivent surmonter les intempéries, les prédateurs qui vont se manifester tout au long de leur périple. Au nombre de 4, ils vont tâcher de se soutenir, de s'entraider. Il y aura des dégâts, des pertes mais le tout est au final de trouver un endroit où ils pourront se reproduire au calme.
En fait ce long métrage est absolument bien réalisé et a du faire l'objet d'un travail minutieux.
La beauté des images en 3D et prises de vues réelles qu'il a fallu capturer et qui a demandé un effort considérable afin de nous montrer la nature telle qu'elle est. C'est pourquoi la réalisatrice et son équipe ont eu recours au à la technique du timelapse, qui permet de compresser le temps.
L'originalité de l'histoire - qui m'avait surprise au départ - sans dialogue, et la musique qui accompagne parfaitement, permet un langage de la part des akènes que l'on arrive à comprendre par les sons, font pour beaucoup.
Avec quelques moments joyeux, car parfois ces pissenlits vont jouer de certaines situations, ce film est surprenant et très intéressant.
Visuellement très original, et esthétiquement magnifique, cette œuvre qui sort de l'ordinaire mérite un détour et que l'on aille la voir.
Pour en savoir plus :
A propos de la réalisatrice
Née à Tokyo, Momoko Seto étudie au Fresnoy avant de travailler comme réalisatrice au CNRS. En 2021 elle reçoit le Cristal du CNRS, la plus haute distinction en tant que réalisatrice scientifique. En parallèle, elle réalise la série PLANET, constitué de quatre courts métrages, dont PLANET ∑, récompensé d'un prix à la Berlinale en 2015. Elle est lauréate 2022 de la Fondation Gan pour le Cinéma avec "Planètes", son premier long métrage, une odyssée écologique et poétique qui mêle notamment animation 3D, prise de vue réelle en macro et timelapses.
Note d'intention de la réalisatrice
" Mes parents, non-francophones, ont fait le choix pour moi d’une éducation dans un lycée français à Tokyo. Dès l’âge de 6ans, je me suis retrouvée entre deux pays. On m’a élevée dans la tradition japonaise mais je suivais le même programme scolaire que les petits Français. Je n’étais ni une « vraie » Japonaise, ni une Française. Me voyant être « moitié » pour tout, mes parents me mettaient en garde pour que je ne devienne pas une « déracinée internationale ». Ils me disaient souvent que je n’avais pas de racines stables. La langue japonaise a une expression pour cela, une métaphore végétale anthropomorphique pour dire qu’on se stabilise à la fois physiquement (on s’implante dans un lieu) mais aussi psychologiquement : planter ses racines (根 を下ろす). Je suis arrivée en France en 2000 à l’âge de 19 ans. C’est à ce moment-là de ma vie que j’ai eu envie de raconter cette histoire de déracinement, d’errance et d’enracinement.
Dans mes précédents courts métrages de la série « PLANET », j’ai filmé des plantes, des champignons et autres organismes vivants avec des technologies permettant de voir leurs détails et leurs comportements (time-lapse, prise de vues en macro ou hyper ralenti). Les images ont été détournées pour recréer un univers « surnaturel » où le vrai et le faux, la fiction et la non-fiction, l’infiniment grand et l’infiniment petit se mélangent. Le résultat n’est ni un documentaire animalier, ni un film scientifique.
J’ai souhaité pousser cette logique encore plus loin avec ce long métrage, en montrant des végétaux et des êtres vivants comme on ne les a jamais vus. De mes décors construits avec des choses minuscules, j’ai fait des paysages gigantesques. Le réel et l’imaginaire sont confondus… Le spectateur est ainsi plongé dans l’univers secret et magnifié de la nature et transporté dans une épopée merveilleuse et écologique.L’histoire du long métrage Planètes raconte, en quelque sorte, l’évolution géologique de la Terre depuis l’âge où elle était couverte de glace jusqu’au monde d’aujourd’hui, où le sol n’est plus un élément fondamental gratuit et évident et pose la question d’où et comment vivre (ou survivre) sur une terre abîmée, voire ruinée ". - Momoko Seto
Les personnages de ce film d'animation :
Les akènes
Les personnages du film sont des graines de pissenlit, ou « akènes ». Ce sont des petites tiges cylindrées très légères, oblongues, avec un fruit aux côtés épineux. Ils sont surmontés d’un pappus ou « aigrettes », c’est- à-dire une petite touffe de poils plumeux, qui permet une dispersion optimale des graines par le vent.
Festivals et prix :
Film de clôture de la 64e Semaine de la Critique Cannes 2025
Prix Paul Grimault au Festival international du film d’animation d’Annecy 2025
MA NOTE : 3.7/5
Crédits photos et vidéo : Miyu Productions - Gebeka Films
AU CINÉMA LE 11 MARS 2026 PLANÈTES Réalisé par Momoko Seto Distribué par Gebeka Films Genre : Animation Origine : France, Belgique ...
Avec : Cherien Dabis, Adam Bakri, Saleh Bakri, Maria Zrei, Mohammad Bakr, Muhammad Abed Elrahman
Distribué par Nour Films
Genre : Drame, Historique
Origine : Allemagne, Chypre
Durée : 2 h 15
Synopsis :
De 1948 à nos jours, trois générations d’une famille palestinienne
portent les espoirs et les blessures d’un peuple. Une fresque où
Histoire et intime se rencontrent.
Dans les années 2020, deux jeunes adolescents se retrouvent. Insouciants, ou presque, ils tâchent d'avoir une vie qui leur convient mais en Palestine rien n'est jamais simple.
Se retrouvant malencontreusement mêlés à une manifestation contre l’intifada non loin de soldats israéliens, l'histoire va dégénérer et un fait marquant va avoir lieu...
De là on va retourner dans le passé, sans savoir ce qui est passé pour l'un des protagonistes, mais nous l’apprenons plus tard.
La réalisatrice a fait le choix de nous conter l'histoire de cette famille, sur plusieurs décennies, sur trois générations, très exactement de 1948 à 2022.
C'est bien souvent par la voix de la mère de l'un des deux garçons, qui est aussi la réalisatrice Cherien Dabis qui interprète Hanan que nous allons remonter le temps.
Une époque où les Palestiniens vivaient presque heureux sur leurs terres jusqu'à l'arrivée des Anglais qui ont largement facilité l'installation des Israéliens.
Ce long métrage n'est d'ailleurs pas sans nous faire penser à Palestine 36 et nous parle de faits qui sont tout à fait similaires.
Sans prendre parti, car le monde est déjà assez fou, pour dire qui a tort, qui a raison, on apprend tout de même des faits ayant existé et tout n'est pas inventé ou pure coïncidence !!!!
L'empire ottoman existait depuis des millénaires et tout le monde, quelle que soit la religion cohabitait calmement. C'est donc quelques années après la guerre de 40-45, en 48 exactement, alors que la Palestine est sous mandat Anglais, que ceux-ci chassent petit à petit ce peuple, alors que des juifs se sont installés près de leurs habitations. Des gens qui habitaient là depuis toujours se retrouvent avec rien, sont déplacés, expulsés et parfois mis dans des camps.
La réalisatrice a repris des faits qui se sont déroulés dans sa famille et nous livre donc une grande représentation historique, dure, car voir ces gens persécutés, vivre en exil, devoir s'adapter à différentes étapes de leur vie tout en gardant confiance dans le futur qui s'annonce pourtant difficile.
Comment ne pas être touchés par ce long métrage, comment ne pas avoir de l'empathie pour ce peuple qui est composé d'humains ne l'oublions pas.
Que l'on penche plus d'un côté ou d'un autre, c'est un pays opprimé, et l'on omet souvent de dire d'où vient ce peuple et ce qu'il a subi.
Bien entendu la réalisatrice est palestinienne, son avis personnel se ressent, mais elle ne tente pas de retourner les spectateurs qui verront ce film, mais simplement de livrer des faits qui se sont déroulés et dont on parle rarement ou jamais.
Avec un scénario bien construit, et même si Ce qu'il reste de nous est fait de flashbacks, il est tourné intelligemment afin que durant ces 70 ans qui vont se dérouler sous nos yeux, nous ne sommes jamais perdus.
De plus avec de superbes plans elle nous propose de voir Jaffa telle que cette ville était et le travail de recherche et de reconstitution est énorme. Elle n'oublie pas de mettre en valeur les interprètes qui sont nombreux et qui avec brio donnent vie à cette œuvre.
On peut parler ici de grande fresque historique engagée, avec des joies, des peines, des drames, de la lutte, de la soumission, mais avec un peuple traumatisé qui n'oublie pas et qui n'oubliera jamais, d'ailleurs comment ferait-il ?
Pour en savoir plus :
A propos de la réalisatrice
Cherien Dabis est une cinéaste et actrice palestino-américaine, fille d’un docteur palestinien et d’une Jordanienne.
Elle fait ses débuts comme réalisatrice avec Amreeka, qu’elle écrit et réalise. Le film, centré sur le parcours migratoire d’une mère célibataire palestinienne, est présenté en première mondiale au Festival de Sundance en 2009, avant de remporter le Prix FIPRESCI à la Quinzaine des cinéastes du Festival de Cannes. Amreeka reçoit plus d’une douzaine de récompenses internationales, est nommé au Gotham Award du meilleur film, obtient trois nominations aux Independent Spirit Awards (meilleur film, meilleur premier scénario et meilleure actrice) et figure parmi les dix meilleurs films indépendants de l’année selon le National Board of Review.
La même année, Variety classe Cherien Dabis parmi les « 10 cinéastes à suivre ».Cherien Dabis fait également ses débuts en tant qu’actrice dans son second long métrage, May in the Summer, qu’elle écrit et réalise. Le film ouvre le Festival de Sundance 2013 et la met en scène aux côtés de Bill Pullman et Alia Shawkat, dans une comédie dramatique suivant une écrivaine américano-palestinienne de retour dans son pays natal pour renouer avec ses racines.
A la télévision, elle apparait dans la série Mo (Netflix), lauréate des Gotham et Peabody Awards, dans Fallout (Prime Vidéo) et Extrapolations (Apple TV+). Elle scénarise 6 épisodes de la série The L Word et est productrice exécutive et réalisatrice de plusieurs épisodes marquants de la série Ramy (Hulu) récompensée aux Golden Globes. En 2022, elle reçoit une nomination aux Emmy Awards dans la catégorie « Meilleure réalisation » grâce à l’épisode « The Boy From 6B» de la série Only Murders in the Building (Hulu). Cet épisode sans dialogues, raconté du point de vue d’un personnage sourd et interprété par Steve Martin, Martin Short et Selena Gomez, est salué par Variety comme « l’épisode de l’année» et «un tour de force de réalisation». Cherien Dabis réalise par la suite d’autres épisodes remarqués des saisons deux et trois de la série. Parmi ses autres crédits de réalisation pour la télévision figurent des épisodes de Ozark (Netflix).
Note d'intention de la réalisatrice
" Mon premier souvenir d’un voyage en Palestine pour visiter notre village natal remonte à l’âge de huit ans. Des soldats israéliens armés avaient retenu ma famille à la frontière pendant 12 heures. Ils avaient fouillé toutes nos bagages. Mon père leur avait tenu tête lorsqu’ils avaient ordonné que nous soyons tous fouillés à nu, y compris mes petites sœurs, âgées de trois ans et d’un an. Les soldats lui avaient crié dessus. J’étais terrifiée à l’idée qu’ils puissent tuer mon père. Je me souviens très clairement du trajet en voiture à travers Jérusalem après cette épreuve, la tête passée par la fenêtre, en me disant : « C’est ça, être Palestinien. Les gens ne nous aiment pas, alors ils nous traitent mal.
Ma vie est jalonnée de récits des douleurs et des conflits que j’ai vus et vécus en Palestine. Et pourtant, mon expérience en tant que Palestino-Américaine ayant grandi principalement dans la diaspora, est bien pâle en comparaison de celles et ceux qui vivent en Palestine, ainsi que des générations qui m’ont précédées. Mon père est un réfugié palestinien qui a passé la majeure partie de sa vie en exil. J’ai grandi en entendant ses histoires, ainsi que celles de ma famille et de ma communauté restées sur place — des récits de 1948, de 1967 et des intifadas. Ces expériences ont été transmises avec une telle intensité émotionnelle qu’elles semblent parfois constituer mes propres souvenirs.
La « post-mémoire » est l’expérience qui consiste à voir sa réalité quotidienne éclipsée par la mémoire d’un passé bien plus déterminant, vécue par ses parents, ses grands-parents. Mais l’accent est mis sur des événements révolus. Que se passe-t-il lorsque le passé vit encore dans le présent ? Comment guérir d’un traumatisme qui perdure ? Qui n’a pas été reconnu ? Qui est en train d’être effacé de la conscience collective ? J’ai médité ces questions pendant une grande partie de ma vie d’adulte. Il était temps pour moi d’apporter des réponses. J’ai essayé de me guérir, ainsi que ma communauté, à travers le récit. J’ai cherché à susciter l’empathie du monde envers ces personnes qui ont tant souffert. C’est ainsi que j’ai commencé à réfléchir à la manière de raconter notre histoire fondatrice et celle de la transmission d’un traumatisme de générations en générations, de 1948 jusqu’à aujourd’hui.Ce qu’il reste de nous n’adopte pas une approche politique. Le film est profondément personnel et intimiste. C’est une fresque historique qui retrace l’histoire d’une terre à travers le regard d’une famille et trois générations de lutte. Un portrait familial qui interroge la relation entre le grand-père, le père et le fils, ainsi que l’héritage traumatisant transmis à chacun. Je voulais faire un film qui soit une lettre d’amour à mon peuple. Pour la première fois, on voit une famille palestinienne endurer ce qui nous est arrivé depuis 1948. C’est un drame qui est aussi traversé par des moments de joie, d’amour et d’humour, qui permettent au film de ne pas être trop difficile à voir.Surtout, c’est une occasion de provoquer le changement en ouvrant un dialogue autour de la nécessité de reconnaître notre souffrance, car c’est là que commence la guérison. Je suis aussi une Américaine et je connais la façon dont les médias occidentaux nous déshumanisent. Je voulais que ce film puisse parler au public occidental et montrer notre humanité. Cela peut sembler un objectif ambitieux, mais je crois profondément au pouvoir du cinéma, à sa capacité de recontextualiser, d’inspirer et de guérir". - Cherien Dabis
A propos des interprètes
Saleh Bakri est un acteur palestinien de cinéma et de théâtre. Il commence sa carrière sur scène. Il est le fils de l’acteur et réalisateur Mohammad Bakri, et le frère des acteurs Ziad, Adam et Mahmood Bakri.En 2007, il apparaît dans ses deux premiers longs métrages : La Visite de la fanfare (The Band’s Visit) et Sel de la mer (Salt of This Sea) d’Annemarie Jacir, ce dernier étant présenté au Festival de Cannes en 2008.
En 2011, il joue dans La Source des femmes (The Source) de Radu Mihaileanu, aux côtés de Leïla Bekhti, Hafsia Herzi, Biyouna, Sabrina Ouazani et Hiam Abbass. Il joue également dans L’Anniversaire de Leïla (Laila’s Birthday) de Rashid Masharawi et When I Saw You, le second long métrage d’Annemarie Jacir.
En 2015, Saleh Bakri se produit au Royal Court Theatre de Londres dans la pièce Fireworks de la dramaturge palestinienne Dalia Taha. En 2019, il tient le rôle principal dans Dialogue with the Unseen de l’artiste italien Valerio Rocco Orlando, une installation vidéo explorant le rapport des individus à la nature et à la société.
Parmi ses nombreux films (près d’une trentaine à ce jour) il joue en 2017 aux côtés de son père Mohammad Bakri dans le film Wajib réalisé par Annemarie Jacir, où il incarne un jeune expatrié palestinien.
En 2021, il fait partie des têtes d’affiche de Costa Brava, Lebanon de Mounia Akl.
En 2022, il incarne le personnage principal de Le Bleu du caftan, réalisé par Maryam Touzani. En 2023, il remporte le prix du Meilleur acteur pour son rôle de professeur dans le film de Farah Nabulsi, lors du Festival international du film de la mer Rouge. En 2025 il jouait dans Ni dieux ni maitres. On a pu le voir récemment à l’affiche de Palestine 36 réalisé par Annemarie Jacir, sorti en janvier 2026.
Issu d’une famille ancrée dans le monde artistique, Adam Bakri développe très tôt une passion pour le jeu d’acteur. Il débute sa carrière à l’âge de 13 ans sur les scènes du théâtre Al-Midan à Haïfa et à Nazareth dans la pièce Ululation of the Land.
Il accède à une reconnaissance internationale grâce à son rôle dans le thriller dramatique Omar (2013), nommé aux Oscars, où il incarne un jeune combattant palestinien pour la liberté. Sa performance est saluée pour sa puissance et sa subtilité.
En 2014, il tient le rôle masculin principal dans l’adaptation cinématographique de Ali and Nino réalisée par Asif Kapadia, basée sur le roman national de l’Azerbaïdjan, situé à l’époque de la première République démocratique d’Azerbaïdjan.En 2018, Bakri joue le rôle principal masculin dans le long métrage australien Slam, écrit et réalisé par Partho Sen-Gupta et tourné à Sydney. Il fait également partie des têtes d’affiche du thriller politique britannique Official Secrets de Gavin Hood, dans lequel il interprète le mari de Katharine Gun
Maria Zreik est une actrice palestinienne née le 29 décembre 1991 à Haïfa, en Palestine. Elle commence sa carrière de manière atypique, étudiant d’abord le droit tout en se produisant sur scène comme danseuse de ballet, avant de se tourner vers le jeu d’acteur.
Elle se révèle au grand public avec son premier rôle au cinéma dans Villa Touma (2014), réalisé par Suha Arraf, aux côtés notamment de Cherien Dabis. Cette performance lui vaut le prix de la Meilleure actrice au Festival du film de Reggio Calabria et lui apporte une reconnaissance importante dans le cinéma palestinien.Après ce premier succès, Maria Zreik apparaît dans de nombreux longs métrages, séries télévisées, publicités et productions théâtrales. L’un de ses rôles les plus marquants est pour le film Ave Maria, nommé aux Oscars en 2016.
En 2017, son talent est à nouveau salué lorsqu’elle est sélectionnée parmi les « Arab Stars of Tomorrow » par Screen International, en partenariat avec le Festival international du film de Dubaï.Tout au long de sa carrière, Maria Zreik a démontré sa grande polyvalence à travers des œuvres telles que Wajib, Laila à Haïfa, Between Worlds et The Translator. Son travail, largement salué par la critique, a contribué à faire d’elle une figure majeure du cinéma palestinien et moyen-oriental.
Mohammad Bakri est né le 27 novembre 1953 et mort le 24 décembre 2025. Il commence sa carrière professionnelle de comédien au sein du théâtre Habima à Tel-Aviv, du théâtre de Haïfa et du théâtre Al-Kasaba à Ramallah. Ses spectacles en solo — The Pessoptimist (1986), The Anchor(1991), Season of Migration to the North (1993) et Abu Marmar (1999) — sont joués en hébreu et en arabe. En 1983, il tourne dans Hanna K. de Costa Gavras.Après plusieurs années à tourner dans des films palestiniens et israéliens, Mohammad Bakri entame une carrière internationale, apparaissant dans des productions en France, en Belgique, aux Pays-Bas, au Danemark, au Canada et en Italie. Il tient le rôle principal de Mohammad B. dans le long métrage dramatique Private de Saverio Costanzo, qui lui vaut le prix du Meilleur acteur aux festivals de Buenos Aires, du Caire et de Locarno en 2005. Pour son rôle d’Abu Shadi dans Wajib, il remporte le Prix de la critique arabe au Festival de Cannes ainsi que le Muhr Award au Festival international du film de Dubaï en 2018. En mai 2022, il tient le rôle du général Al Sakran dans La Conspiration du Caire de Tarik Saleh qui a remporté le prix du scénario au Festival de Cannes et le prix François Chalais.Mohammad Bakri a également réalisé deux films documentaires, dont Jenin, Jenin, qui donne la parole aux habitants de la ville palestinienne de Jénine à la suite de l’offensive de l’armée israélienne dans la ville en 2002.
Festivals et prix :
SUNDANCE FILM FESTIVAL, sélection officielle - 2025
Festival International du film politique de Carcassonne
MA NOTE : 4.1/5
Crédits photos et vidéo : Nour Films
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