Avec : Alexandra Lamy, Julien Le Berre, Mélanie Doutey, Eric Métayer, Cyril Gueï, Malik Amraoui, Maëlle Vidou
Distribué par Apollo Films
Genre : Drame/Aventure
Origine : France
Durée : 1 h 53
Synopsis :
Fred et Adam, un adolescent en rupture, ne se connaissent pas. Pourtant, grâce à une association, ils entreprennent ensemble le pèlerinage de
Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente
de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des
kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile
se tisse. Face aux épreuves du chemin, chacun découvre en lui une force
insoupçonnée.
Ma critique :
Inspiré
d'une histoire vraie, on va faire la connaissance de Fred qui vient
d'être licenciée de l'établissement scolaire où elle travaillait après
avoir eu un geste malheureux envers une élève. Sa vie fout le camp étant
séparée de son mari et ne s'entendant guère avec sa fille.
Via
le biais d'une amie elle va découvrir une association qui tente de
réinsérer les adolescents en difficulté. C'est le cas d'Adam qui commet
délits sur délits après avoir été abandonné par sa mère Marie et qui
cherche en fait une épaule sur qui s'épauler et qui se livre à des
méfaits dus plus à son mal-être
Cette
association a pour but de remettre ces jeunes sur le bon chemin via la
marche. Fred se propose d'accompagner Adam, qui doit choisir entre la
prison ou accepter la randonnée vers Compostelle, soit 2000 kilomètres,
avec une personne qu'il ne connaît pas.
Cette marche ne sera pas de tout repos mais ils vont se découvrir et en fait s'aider mutuellement.
Petit
à petit, ils vont se défaire du poids de leurs bagages aussi bien de ceux
qu'ils transportent que ceux qui leur minent la tête.
Ils
vont se découvrir, se heurter, devoir vivre 24h sur 24 ensemble, se
livrer, se comprendre, faire des rencontres qui vont les marquer et ce
périple va leur être bien entendu bénéfique.
Une
humanité certaine émane de ce long métrage et l'on comprend certaines
actions de ce jeune garçon mais aussi de Fred. Il est certain qu'en vivant au contact l'un de l'autre, ils vont apprendre beaucoup car chacun
va apporter à l'autre ce dont il a besoin.
Cette
marche est aussi bien la découverte de leur moi profond, mais il y a un
rapport certain entre Adam et sa mère Marie. Même si ce n'est pas
le thème central, la religion est largement abordée. Ils vont aller vers un chemin
spirituel et donc vers une quête intérieure afin de se découvrir et
savoir de quoi ils ont besoin dans la vie et vers quoi ils aspirent.
Le
réalisateur a fait le choix de filmer en deux formats. Alors que Compostelle débute en 4/3 on passe par la suite à un plan plus large comme si
le champ des possibles s'élargissait et que leur avenir leur
apparaissait plus grand.
De
plus, les villages traversés sont magnifiques et l'on découvre des
paysages de toute beauté. Cette pérégrination va nous montrer une nature
extraordinaire, des lieux où les protagonistes sont seuls au monde.
La
musique a son importance également et on va entendre aussi bien du rap
que des chants religieux mais toutes les sonorités trouvent parfaitement
leur place.
On peut également noter que les interprètes ont été bien choisis et saluer la jolie performance d'Alexandra Lamy, du jeune Julien Le Berre mais aussi de Maëlle Vidou.
Le sujet de l'abandon est largement décrit et la famille est au centre de ce long métrage.
Cette
expérience va les faire grandir tous les deux, de manière différente et
avec des symboles forts qui jalonnent le film, le réalisateur livre une
jolie œuvre intéressante et bouleversante par moment et nous prouve que tout le monde a droit à une seconde chance.
Pour en savoir plus :
A propos des interprètes
Alexandra Lamy,actrice incontournable du paysage français se fond dans tous les rôles
et prouve qu'elle peut avoir un registre avec de nombreuses palettes.
Après
avoir débuté avec un malade en or en 1997, puis Un gars, une fille qui a
vraiment lancé sa carrière, on a pu la voir dernièrement dans Calamity,
une enfance de Martha Jane Cannary, Le test, Retour chez ma mère, Un tour chez ma fille, Alibi.com 2, La promesse verte, Louise Violet, narratrice pour Jack et Nancy les plus belles histoires de Quentin Blake, Jean Valjean, Moon le panda et sera à l'affiche de nombreux films dans les mois à venir comme dans Pour le plaisir et Le puy des oufs.
Julien Le Berre est un nouveau venu dans le paysage cinématographique français. On a déjà pu le voir le court-métrage Pendira, dans Chien 51.
On va le retrouver à la fin du mois dans un autre film Pour le meilleur.
Quant au réalisateur, Yann Samuell, il est connu pour de nombreux courts-métrages mais aussi pour des films comme Jeux d'enfants, L'age de raison, Ma mère, le crabe et moi, Jamais sans toi Louna, La guerre des lulus, , La guerre des boutons, œuvre pour laquelle il a reçu le Gérard du cinéma en 2012.
Le matin du 7 octobre 2023, une Israélo-Américaine, Liat Atzili, et son mari Aviv, se trouvent chez eux lorsque le Hamas attaque leur kibboutz. À la tombée de la nuit, Liat et Aviv sont retenus captifs à Gaza, aux côtés de 250 autres personnes, dont douze, qui comme Liat, sont citoyens américains. Pris entre les rouages de la diplomatie internationale et une guerre qui s’intensifie de jours en jours, leur famille doit affronter sa propre incertitude et ses divergences de point de vue dans la lutte pour obtenir la libération de Liat et d’Aviv. Cette épreuve va bouleverser la manière dont chacun se perçoit et comprend sa place au sein du conflit.
À travers le prisme intime de l’expérience familiale, Holding Liat soulève des questions complexes d’identité et de transmission entre les générations, alors que la famille de Liat est brutalement projetée au cœur d’un conflit mondial qui se déploie en temps réel.
Ma critique :
Holding Liat nous fait vivre le parcours d'une famille dont la fille et le gendre ont été enlevés le 7 octobre 2023 et dont ils sont sans nouvelles.
Les parents vont tout faire pour les faire libérer. Ayant une double nationalité, Israélo-américaine, le père va décider de retourner aux Etats-Unis afin de parler aux grandes instances afin qu'ils puissent faire leur maximum pour les retrouver.
Liat leur fille et son mari Aviv se trouvaient dans leur kibboutz, ils sont désormais retenus captifs mais la question qu'ils se posent et dont la réponse est redoutée sont-ils toujours en vie et reviendront-ils ?
La mère ayant décidé de rester sur place, le père décide donc de se rendre à Washington D.C. afin d'avoir des nouvelles, n'en n'obtenant pas en Israël, et va tout mettre en œuvre pour avoir tâcher d'en savoir plus.
Il va retrouver là bas, le fils d'Aviv et Liat ainsi que la sœur de celle-ci.
On va voir que leurs opinions divergent. En effet, même si bien entendu le père Yehuda n'approuve pas ce qu'il s'est produit, il pense que ces différents conflits entre Palestine et Israël sont plus politiques qu'autre chose et que les différents peuples pourraient s'entendre entre eux.
Le fils de Liat et Aviv pense tout à fait différemment et l'on s'aperçoit que chacun à son point de vue, ce qui peut créer des tensions.
Après avoir eu des versions palestiniennes via différents documentaires ou films, on va vivre cette histoire du côté Israélien.
On va donc voir le père mener son combat afin d'obtenir des informations mais surtout pour la libération de sa fille et son gendre.
C'est un véritable traumatisme que de vivre sans avoir la capacité d'avoir des nouvelles. En effet, ne pas savoir est sans doute pire que tout, continuer en se disant qu'ils sont peut être décédés, se dire qu'ils sont pris en otages, fait qu'ils se retrouvent eux mêmes prisonniers dans leur tête tout en étant libres. C'est une sensation étrange qu'ils doivent surmonter, surtout que les avis divergent par rapport aux deux pays.
Ce documentaire est en fait divisé en deux parties. La quête pour apprendre où ils se trouvent, s'ils sont en vie, puis lorsque Liat est de retour et voir la manière dont elle va vivre les mois qui vont suivre pour se reconstruire.
Ce film est intéressant car l'on peut se rendre compte que de nombreuses personnes, d'un côté ou d'un autre, veulent la paix, et qu'ils ne souhaitent qu'une chose vivre ensemble, rester des humains et se respectant.
Holding Liat nous permet de voir la souffrance et nous fait entrer dans une famille qui a pu vivre ses faits et nous donne l'opportunité de suivre un parcours chaotique de parents pour leurs enfants.
Les années qui ont suivi nous ont montré que ce ne fût pas le cas, non pas à cause des peuples mais de politiques.
Ce long métrage pour sûr est poignant et sent le vécu. La paix est réellement, que ce soit pour n'importe quel pays, ce qu'il y aurait de mieux pour que les différents peuples puissent vivre dans un monde idéal, mais nous sommes loin d'atteindre cette béatitude tant qu'il y aura autant de personnes avides de pouvoir et d'argent.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Diplômé en cinéma et en anthropologie culturelle de l’Université de Boston, Brandon Kramer cofonde la société de production Meridian Hill Pictures avec son frère Lance.
Lauréat du programme Film Independent et boursier de la Commission des arts et des humanités de Washington, il collabore régulièrement avec Kartemquin Films à Chicago. Il a également enseigné au John F. Kennedy Center for the Performing Arts.
Holding Liat est son troisième film documentaire.
Note d'intention du réalisateur
" Après le 7 octobre 2023, mon frère Lance et moi avons pris contact avec notre famille élargie en Israël pour nous assurer que chacun allait bien. En parlant avec notre parent Yehuda, nous avons appris que sa fille Liat et son gendre Aviv avaient disparu de leur kibboutz et étaient présumés retenus en otage à Gaza. Liat faisant partie de la douzaine de citoyens américains portés disparus, Yehuda nous a confié son intention de venir avec sa famille dans notre ville natale, à Washington D.C., afin de plaider en faveur de leur libération.
Nous ne savions pas encore ce qui allait se passer, mais nous avons
ressenti le besoin de commencer à documenter l’expérience de cette
famille. Nous avons d’abord posé des questions, observé, et été présents
dans des moments de silence, là où il n’y avait souvent aucune autre
caméra. Dès les premiers jours de tournage, nous avons été frappés par
la multiplicité des points de vue au sein de la famille : sur la manière
d’obtenir la libération des otages, de mettre fin à une guerre qui
s’intensifiait, et de trouver un chemin vers la réconciliation. La
captivité de Liat et d’Aviv a fait émerger des interrogations profondes
sur l’identité de chacun des membres de la famille et sur leurs
relations mutuelles. Notre caméra est devenue un espace où chacun
pouvait s’exprimer avec sincérité, sans jugement.
Nous disposions
d’un point d’accès rare pour élaborer une archive historique de cet
événement, à travers le prisme d’une seule et unique famille. Grâce à
nos relations antérieures, nouées bien avant le 7 octobre, nous avons pu
témoigner avec une intimité et une profondeur qui dépassaient
l’éclairage brutal des projecteurs médiatiques. Nous avons filmé la
famille chez elle, dans les couloirs du Congrès, et en marge des
manifestations, alors qu’elle était projetée au cœur de cette crise
géopolitique. Le récit nous a menés vers des zones d’une intensité et
d’une complexité que nous n’aurions pas pu anticiper au départ.
Aujourd’hui encore, des vies restent en danger : des otages sont
toujours détenus, des dizaines de milliers de Palestiniens ont été tués,
et les populations de toute la région continuent de souffrir. Les
discussions liées à ce contexte se sont encore polarisées depuis, y compris au sein des communautés et des familles.
En
donnant à voir l’histoire intime d’une famille directement touchée, et
la façon dont elle a traversé ses désaccords internes, nous espérons
ouvrir de nouvelles voies de compréhension du conflit et contribuer à
mettre fin à la violence incessante dans la région.
Nous sommes
pleinement conscients que ce film ne raconte que l’histoire d’une
famille parmi tant d’autres, et que de nombreux récits essentiels ne
seront, tragiquement, jamais racontés. Nous espérons qu’à travers cette
famille ouverte et résiliente, et sous l’influence d’autres films
israéliens et palestiniens qui appellent à plus de compréhension, les
spectateurs trouveront les ressources pour se poser les questions qui
ouvrent la voie de la guérison et la réconciliation ". - Brandon Kramer
Ce documentaire a obtenu le Prix du meilleur documentaire au Festival de Berlin 2025.
La réalisatrice et comédienne Isild Le Besco dévoile un album conçu avec la participation de Émilie
Dequenne, Josiane Balasko, Sandrine Bonnaire, Judith Chemla, Maria de
Medeiros, Marianne Denicourt, Laëtitia Eïdo et Léonor Graser, pour porter une parole féminine libre et sans artifice.
Les mots
est un album choral, intime et profondément incarné, réunissant neuf
chansons interprétées par neuf voix féminines majeures. Écrit par Isild le Besco et composé par Andréel, le projet confie chaque titre à une interprète différente.
Les textes
abordent l’amour, la rupture, la liberté, la reconstruction et la
douceur retrouvée. La musique d’Andréel, épurée et organique, laisse
toute sa place aux voix, aux silences et à l’émotion brute. Ni
compilation ni album concept figé, Les mots est une traversée sensible, où chaque chanson devient un espace de parole rare.
Porté par
l'écriture d'Isild Le Besco et les musiques d'Andréel, l’album Les mots
réunit une dizaine de chansons interprétées par dix artistes majeures.
Prévu pour
le 27 mars 2026, cet album choral s’annonce comme une œuvre profondément
littéraire et musicale, où chaque interprète prête sa voix à l’écriture
singulière d’Isild le Besco.
La musique
d’Andréel se déploie dans une grande économie de moyens : pianos
dépouillés, motifs répétitifs, textures discrètes, silences assumés.
Elle ne cherche jamais à illustrer, mais à accompagner le texte, à
soutenir la respiration, à révéler l’émotion. Chaque chanson semble
suspendue, proche de l’oreille, presque chuchotée.
Les textes
d’Isild le Besco traversent des thématiques fortes : quitter la
violence, se libérer de l’emprise, réapprendre à aimer, habiter son
corps, trouver sa maison intérieure. Mais loin de tout discours
théorique, ils s’ancrent dans le sensible, l’intime, le vécu. Les mots
sont simples, précis, chargés d’images qui résonnent longtemps. Les mots
n’est ni un manifeste ni une compilation.
C’est une
œuvre chorale, traversée par une même nécessité : dire ce qui a été tu,
transformer la fragilité en force, et faire de la chanson un espace de
réparation. L’album s’inscrit comme un projet à part dans le paysage
musical francophone, à la croisée de la musique, de la poésie et du jeu
d’acteur.
ISILD LE BESCO
Nouvel album Les Mots
Sortie le 27 mars 2026
Crédits photos : Isild Le Besco - (c) Jowan Le Besco
La réalisatrice et comédienne Isild Le Besco dévoile un album conçu avec la participation de Émilie Dequenne, Josiane Balasko, Sandrine...
Artiste aux multiples talents, Josh Groban, lauréat d'un Tony®, d'un EMMY® et nommé cinq fois aux GRAMMY® Awards, possède l’une des voix les plus marquantes de sa génération.
Avec plus de 35 millions d’albums
vendus et des tournées triomphales sur tous les continents, il continue
de captiver le public par sa puissance vocale et sa présence scénique.
Sur
scène comme à l’écran, il s’est imposé comme un artiste complet,
multipliant les rôles salués à Broadway, à la télévision et au cinéma.
Josh Groban dévoile aujourd’hui Hidden Gems,
une collection spéciale de morceaux rares très attendus, portée par un
titre inédit : “The Constant”, écrit avec le duo Pasek & Paul.
Engagé et passionné, Josh Groban
poursuit également son action philanthropique à travers sa fondation
Find Your Light, dédiée à l’accès des jeunes aux arts et à l’éducation.
Le 30 mars 2026, La Poste émet un collector de quatre timbres à l’effigie du Petit Prince à l’occasion du 80e anniversaire de la parution de la première édition.
Joyeux anniversaire, Le Petit Prince !
Publié en France en 1946, Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry est devenu une œuvre emblématique de la littérature française et un véritable phénomène éditorial mondial. Ce conte poétique raconte la rencontre entre un aviateur et un enfant venu d’une autre planète, porteur d’un regard pur et essentiel sur le monde.
À travers son voyage, ses rencontres et son lien unique avec le renard, il transmet un message universel sur l’amour et les liens qui nous unissent. Traduit dans plus de 650 langues et dialectes, Le Petit Prince continue d’émerveiller des millions de lecteurs à travers les générations.
Le Petit Prince est un phénomène d’édition qui traverse les frontières et les époques, porteur du message universel d’Antoine de Saint Exupéry. Chaque année, 5 millions d’exemplaires de ce livre mythique sont vendus dans le monde entier. Le Petit Prince séduit pour les valeurs qu’il porte et le message d’espoir qu’il communique. C’est un livre qu’on transmet, qu’on offre, qu’on partage. Le personnage au succès mondial continue aujourd’hui son voyage à travers les générations et les continents, se déclinant avec succès sous toutes les formes : film, séries animées, expositions et spectacles musicaux, parc d’attraction, et des événements partout dans le monde !
Illustration : Antoine de SAINT-EXUPERY Mise en page : Studio Pekelo Impression : offset Format du collector : 148,5 x 210 mm Format des timbres : 45 x 37 mm Présentation : collector de 4 timbres Tirage : 40 000 exemplaires Prix de vente : 7,50 € (4 timbres au tarif de la Lettre Verte 20 g)
À partir du 30 mars 2026, il sera vendu par correspondance à Philaposte Service Clients Commercial Z.I Avenue Benoît Frachon, BP 10106 Boulazac, 24051 PÉRIGUEUX CEDEX 09, par téléphone au 05 53 03 19 26, par mail sav-phila.philaposte@laposte.fr et sur le site Internet de La Poste.
À partir du 31 mars 2026, il sera vendu à la boutique « Le Carré d’Encre », 13 bis rue des Mathurins, 75009 Paris.
Le 30 mars 2026, La Poste émet un collector de quatre timbres à l’effigie du Petit Prince à l’occasion du 80e anniversaire de la parution ...
Rencontre avec Kaouther Ben Hania animée par Samuel Douhaire (23 mn)
LA VOIX DE HIND RAJAB
Réalisé par Kaouther Ben Hania
Avec : Saja Kilani, Motaz Malhees, Clara Khoury, Amer Hlehel
Distribué par Jour2Fête
Genre : Drame
Origine : Tunisie, France
Durée : 1 h 29
Sortie en salle le 26 novembre 2025
Synopsis :
29 janvier 2024. Les bénévoles du Croissant-Rouge reçoivent un appel
d’urgence. Une fillette de six ans est piégée dans une voiture sous les
tirs à Gaza et implore qu’on vienne la secourir. Tout en essayant de la
garder en ligne, ils font tout leur possible pour lui envoyer une
ambulance. Elle s’appelait Hind Rajab.
Ce long métrage je n'avais pas pu le voir à sa sortie et il aurait été dommage que je ne le visionne pas. C'est un film qui marque. Certes, dur, grave et intense, dont on ne ressort pas indemne mais indispensable afin de comprendre certaines situations.
Le croissant rouge Palestinien, situé hors de Gaza, a un centre d'appel téléphonique, et les personnes qui y travaillent tentent de venir en aide aux personnes qui en ont besoin.
Des situations sont moins compliquées que d'autres, enfin si l'on peut dire, vu ce que l'on a pu infliger à ce peuple. Les esprits des gens qui sont derrière l'appareil téléphonique sont marqués par certains appels et retournent chez eux épuisés moralement.
Une psychologue est là pour leur venir en aide mais il leur est difficile de gérer certaines situations. Ce sera le cas lorsqu'un appel venant d'Allemagne leur indiquant que des membres d'une famille, du correspondant germanique, leur dira qu'il faut rappeler à tel numéro et que Omar entendra en direct une personne se faire tuer dans une voiture par des israéliens. Il en sera très perturbé, jusqu'au moment où le correspondant germanique le rappellera en l'informant qu'une fillette de 6 ans est toujours à bord.
Avec Rana, une collègue, ils vont se relayer afin de faire parler cette petite affolée, se trouvant à bord, avec des gens morts autour d'elle et qu'ils vont tout faire pour faire venir une ambulance afin qu'ils puissent l'emmener en lieu sûr.
Les choses ne sont pas si simples car il y a des procédures à suivre et l'on va voir les heures pénibles qu'ils vont passer afin d'obtenir une accréditation (un accès sécurisé) de la part des israéliens qui laisseront passer l'ambulance.
Ce film est tiré d'une histoire vraie et il est impensable de voir et d'entendre ce que ce récit raconte. Tourné dans un seul lieu, cette pièce où sont rassemblés les bénévoles du croissant rouge, on va suivre la tension qui monte au fur et à mesure des heures et la tension est palpable pour nous aussi spectateurs car on ne connaît pas l'issue de cette situation, à moins d'en avoir entendu parler.
La réalisatrice, mêle enregistrements réels, images des vrais protagonistes et cela rend ce long métrage encore plus fort.
Que dire des comédien(nes) qui sont extraordinaires et ils n'ont pas dû ressortir indemnes de ce tournage.
Une œuvre révoltante qui ne laisse pas de marbre, qui est inconcevable à croire et pourtant bien réelle. Un film majeur qu'il faut visionner une fois dans sa vie et voir la cruauté des hommes, encore faut-il pouvoir les considérer comme des humains à la fin du film.
Pour en savoir plus :
A propos de la réalisatrice
KAOUTHER BEN HANIA fait ses études en cinéma à Tunis et à Paris (la Fémis et la Sorbonne). Elle réalise plusieurs courts-métrages dont LES PASTÈQUES DU CHEIKH (2018) et PEAU DE COLLE (2013), qui a été sélectionné dans plusieurs festivals internationaux, en remportant de nombreux prix.
LE CHALLAT DE TUNIS, son premier long-métrage, ouvre la section ACID du Festival de Cannes en 2014 et connait un succès inter national aussi bien en festivals, qu’en salles, où il sera distribué dans plus de 15 pays.
Elle signe ensuite ZAINEB N’AIME PAS LA NEIGE, long- métrage documentaire tourné durant 6 ans entre la Tunisie et le Canada, qui est révélé en 2016 en sélection officielle au Festival International de Locarno.
Son film de fiction LA BELLE ET LA MEUTEest sélectionné au Festival de Cannes 2017 dans la section Un Certain Regard où il remporte le prix de la meilleure création sonore, et entame ensuite une prestigieuse carrière internationale. En 2020, elle réalise L’HOMME QUI A VENDU SA PEAU, avec Monica Bellucci, présenté en sélection officielle à la Mostra de Venise et nominé aux Oscars pour le Meilleur Film Étranger 2021.
Avec LES FILLES D’OLFA, Kaouther Ben Hania concourt pour la première fois en Compétition Officielle au Festival de Cannes 2023. Le film a été nominé dans la catégorie Meilleur film documentaire aux Oscars 2024 et obtient le César du meilleur documentaire. Le film a reçu de nombreuses récompenses et a été distribué dans plus de 40 pays.
LA VOIX DE HIND RAJAB est son sixième long-métrage. Présenté en compétition à la Mostra de Venise 2025, il obtient le Grand Prix du Jury.
A ne pas lire si vous ne connaissez pas connaître l'histoire de Hind Rajab et surtout la fin.
Les faits
Le 29 janvier 2024, à Gaza, la fillette palestinienne Hind Rajab, six ans, a été tuée alors qu’elle tentait de fuir le quartier de Tel al-Hawa avec sa famille. Leur voiture, prise pour cible, a été retrouvée criblée de balles. Ses proches, dont sa cousine de 15 ans, ont péri sur le coup. Hind, blessée, a pu appeler le Croissant-Rouge palestinien et est restée en ligne plusieurs heures, implorant qu’on vienne la secourir. L’ambulance envoyée sur place a été détruite et ses deux secouristes tués.
Les corps ont été découverts le 10 février, après le retrait de l’armée israélienne. L’armée a nié toute responsabilité, affirmant qu’aucun de ses soldats n’était présent à proximité. Plusieurs enquêtes indépendantes — menées par le Washington Post, Al Jazeera et Forensic Architecture — ont toutefois établi la présence de chars israéliens dans le secteur et mis en cause leurs tirs. L’affaire a suscité de nombreuses réactions internationales et figure dans un rapport de l’ONU d’octobre 2024 dénonçant les attaques contre le système de santé à Gaza. Ce film a obtenu le prix du Jury à la Mostra de Venise
Vous pouvez soutenir le Croissant-Rouge Palestinien en faisant un don via ce lien
MA NOTE : 4.2/5
Crédits photos et vidéo : Jour2Fête
DISPONIBLE EN DVD ET BLURAY LE 26 MARS 2026 CHEZ JOUR2FETE Supplément : Rencontre avec Kaouther Ben Hania animée par Samuel Douhai...
Dans une famille en apparence ordinaire, Dylan, 19 ans, subit l’autorité d’un père qui l’oblige à poursuivre des études de médecine, en contradiction totale avec ses aspirations.
En quête d’échappatoire, Dylan s’égare et commet un acte de violence irréparable. Tandis qu’il affronte la justice et ses remords, sa sœur cadette Léa devient à son tour victime d’un harcèlement brutal.
Face à l’effondrement du foyer, Dylan entame un chemin de rédemption, déterminé à réparer ce qui peut encore l’être.
Ma critique :
Il est toujours agréable de voir un film d'outre-mer comme ce fût le cas par exemple pour Zion, ou encore Kouté-Vwa.
Ce film nous mène en Martinique et on peut voir des vues de cette île, comme celle des Anses-D'Arlet qui réchauffe le cœur lorsque l'on y est allé.
Le sujet de ce long métrage met en avant le harcèlement, les addictions, la jeunesse, mais aussi les conflits qui peuvent exister au sein d'une famille et surtout lorsque l'un des deux parents est autoritaire et que de là peut naître un conflit intergénérationnel, comme ici entre Dylan et son père, puisque celui-ci veut qu'il suive ses pas et devienne médecin ou chirurgien.
On remarque aussi les différences qu'il peut y avoir au sein d'une même famille, car souvent, la jeune Léa, la sœur, est mise de côté et l'on se préoccupe plus de l'avenir de son frère que du sien, alors qu'elle a des gros problèmes.
Léa est jolie, très bonne étudiante avec des résultats brillants, elle subit régulièrement des attaques, insultes, messages qui la poussent dans un retranchement et une détresse qui la détruisent au quotidien. Jusqu'au jour où un incident plus important qu'un autre va faire basculer la vie de ces personnes qui se croyaient sans problème, avec une vie relativement aisée, et qui en fait ont tout faux.
En effet, en pensant créer un cellule familiale confortable, on s'aperçoit que l'argent ne fait pas tout, et qu'il faut savoir écouter ses enfants même s'ils ne disent rien, parfois un mal insidieux peut être présent.
Ce sera également le cas pour Dylan, qui s'abandonnera une fois à cette gangrène qu'est la drogue et aura des actes qu'il ne maîtrisera plus.
On découvre avec les fractures invisibles des interprètes qui ont toute leur place dans le paysage cinématographique comme Leny Michanol, Axelle Rene, ou encore Frédéric Fostan et Doraline Garcia remarqué dans des épisodes de Tropiques criminelles.
Cette œuvre qui sort sur grand écran, aurait tout aussi bien pu être diffusée comme téléfilm avec un débat à la suite - et cela aurait peut être même plus judicieux - car avec des sujets graves et importants il montre bien qu'il faut parler à sa famille, dénoncer les harceleurs et ne pas les craindre, se méfier des faux amis, ne pas subir l'autorité et les normes sociales et évoluer vers le chemin qui nous convient sans vouloir faire plaisir aux parents ou suivre leurs traces.
Même si parfois ce long métrage a des défauts, on peut saluer le réalisateur qui ose dénoncer des faits.
Un film profondément d'actualité, déjà auréolé de 17 prix internationaux, qui permet de donner la parole aux jeunes et surtout ici à des novices qui débutent à l'écran ou presque, ce qui fait que l'on peut pardonner leur manque de maîtrise.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Jean-Michel Loutoby est à la fois réalisateur et scénariste.
Il est directeur de la Mission Locale Nord Martinique et ce film est né d'un dispositif innovant mêlant formation, insertion professionnelle et création artistique.
A ce titre, plus de 40 jeunes ont été formés aux métiers du cinéma (jeu d'acteur, technique, audiovisuel), faisant de ce long métrage une véritable expérience humaine et professionnelle.
Comme le cite le réalisateur : " Les Fractures Invisibles raconte une histoire intime et sociale, celle d’une jeunesse à la croisée des chemins. Ce film est un plaidoyer pour un cinéma qui donne la parole aux voix que l’on n’entend pas".
MA NOTE : 3.5/5
Crédits photos et vidéo : Dalino Media
AU CINÉMA LE 25 MARS 2026 LES FRACTURES INVISIBLES Réalisé par Jean-Michel Loutoby Avec : Leny Michanol, Frédéric Fostant, Axelle Rene...