Avec : Jackie Chan, Leung Ka Fai Tony, Zhang Zifeng, Ci Sha, Wen Junhui
Distribué par heylight pictures - Space Odyssey
Genre : Action, Policier, Thriller
Origine : Chine/Hong Kong
Durée : 2 h 21
Synopsis :
Un mystérieux mafieux et ses 7 fils adoptifs manipulent et ridiculisent
la police en piratant le système de surveillance ultramoderne de la
ville, dans le but de récupérer une fortune en crypto-monnaie. La police
devenue impuissante doit faire appel à un ancien expert qui va
s’associer avec une jeune policière à laquelle il est lié par un secret
qu’elle ignore. Une partie d’échec commence alors, où les cerveaux et la
loyauté seront mis à l’épreuve
Ma critique :
En règle générale, je ne suis pas fan de ce genre de grosse machinerie ou combats, courses-poursuites ont lieu mais là The Shadow's Edge m'a agréablement surprise.
Alors que la police de Macao est au point mort pour arrêter un gang qui sévit, ils font appel à Wong, un ancien policier désormais à la retraite qui pourra peut-être leur permettre de stopper ces mafieux.
Wong va devoir diriger les troupes et se retrouvera lié par rapport à son passé, à une policière avec qui il partage un secret douloureux.
The Shadow's Edge est une variation du classique de la Milkyway "Eye in the Sky" de 2007. Dirigé cette fois-ci par Larry Yang, nous sommes ici dans l'ère où l'introduction des méthodes high-tech sert de base pour commettre les vols.
Nous sommes ici dans un véritable film d'action, avec des scènes de combats qu'à pu exécuter Jackie Chan pour son plus grand plaisir je pense. Bien que le film ait évolué pour plus de véracité et coller à notre époque, en proposant un savant mélange de passé et de nouveau en servant de la technologie.
Les moments s'enchaînent à un rythme effréné et point de temps mort, mis à part des séquences où l'on fait plus ample connaissance entre Wong et la jeune He Qiuguo, une policière ainsi qu'entre le méchant Fu, qui entouré de ses fils adoptifs, forment une équipe capables de dévaliser tout ce dont ils veulent.
Durant plus de 2 h les combats sont de plus intenses, violents, fusillades, courses poursuites, la tension monte.
On voit que la plupart des acteurs savent se battre et qu'il n'y a pas de doublage et les arts martiaux trouvent toute leur place dans The Shadow's Edge. On peut saluer les chorégraphes qui ont d'ailleurs mis en scène les moments de combats qui passent bien réels.
C'est sans doute cela qui fait la force de ce film, car tout paraît vrai et l'on se plonge dans cette histoire avec délectation.
Il est à classer dans la catégorie Blockbuster sans hésitation, mais avec des moments plus sensibles.
Outre le talent des comédiens à jouer et se battre, on retrouve avec plaisir Jacky Chan qui n'a rien perdu de sa verve, de son plaisir de se battre avec toujours autant de rigueur et qui apporte un vrai plus à ce long métrage.
The Shadow's Edge se veut divertissant et il l'est, c'est dans aucun doute pourquoi il se retrouve numéro 1 mondial au box office.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Larry Yang Scénariste et réalisateur renommé de Chine. Il est Diplômé de l'Académie du Film de Pékin
Filmographie :
• Ride On (2023) - avec Jackie Chan, Liu Haocun et Kevin Guo • Adoring (2019) - Produit par Xu Zheng ; écrit et réalisé par Larry Yang. La comédie romantique a franchi 700 millions de RMB, environ 100 millions USD, au box-office • My Other Home (2017) - Meilleur Acteur Débutant, Prix Media du China Movie Channel au Festival International du Film de Shanghai (2017) • Mountain Cry (2015) - Film de clôture, 20ème Festival International du Film de Busan
Les personnages
Jackie Chan est Wong est un officier de police retraité vivant à Macao, Chine. Expert en surveillance, Wong est connu pour ses actions décisives et ses compétences de leadership exceptionnelles. Après le braquage de la Banque Asie de Macao, Wong est invité par la police à revenir comme consultant.
Zhang Zifenginterprète He Quiguo une jeune officier de police qui commence juste sa carrière. Qiuguo possède une intuition innée et une mémoire exceptionnelle. Son père est mort en service il y a des années, ce qui lui a causé du ressentiment envers Wong.
En tant que leader d'une organisation criminelle, Fu Longsheng, joué par Leung Fai Tony, est froid, cupide et profondément méfiant, possédant de fortes compétences de contre-surveillance. Fu est un voleur de la vieille école avec une approche très individualiste du crime.
Ci Sha joue Xiwang et Simon qui sont des frères jumeaux. Le frère aîné Xiwang est calme et loyal, équipé de compétences de combat exceptionnelles. Son frère cadet, Simon, est un hacker très intelligent avec d'excellentes compétences de manipulation mentale.
A propos de Ci Cha :
Il a 16 ans d’expérience en arts martiaux. Il est entré dans une école d’arts martiaux à 12 ans et est classé 5ème à la Compétition Provinciale de Sanda.
Feng est joué par Jun. Il fait partie d'un des jeunes membres de l'organisation criminelle de Fu. Élevé par Fu dans un orphelinat. Il excelle dans le déguisement et la planification tactique ainsi qu'en boxe.
A propos de Jun :
Mondialement connu comme chanteur et danseur du groupe de K-Pop coréen Seventeen. Il a 17 ans d’expérience en arts martiaux. Il a commencé l’apprentissage des arts martiaux chinois traditionnels à 12 ans. A son actif, plusieurs prix remportés au Festival international de Wushu de Hong Kong.
MA NOTE : 3.7/5
Crédits photos et vidéo : Heylightpictures - Space Odyssey
AU CINÉMA LE 03 DÉCEMBRE 2025 THE SHADOW'S EDGE Réalisé par Larry Yang Scénario : Larry Yang Avec : Jackie Chan, Leung Ka Fai T...
Avec : Moustapha Mbengue, Charlotte Schioler, Elsa Wolliaston, Olivier Rabourdin, Rodrigue Tounta, Alain Figlarz, Paul Hamy, Idir Chender et Anne Suarez
Distribué par CSE Productions - Arte TV
Genre : Comédie
Origine : France
Durée : 1 h 15
Synopsis :
Quand par hasard, Babette est amenée à partager son appartement parisien avec Edo, un réfugié congolais, Maoussi,
une souris en fuite, se pointe aussi et chamboule leur quotidien. Elle
s'immisce entre les deux étrangers tel un enfant adopté et les contraint
à faire face à leurs attentes divergentes de l'amour.
Le public pourra voter à partir du 1er décembre, voici le lien pour pouvoir élire votre film si vous le désirez (ici).
Il est encore ici question de souris, comme récemment dans Panique à Noël, mais cette fois-ci bien réelle. J'ai donc fait l'impasse sur ce film comme j'ai la musophobie. Je remercie donc PL d'avoir fait un résumé pour vous aider à faire votre choix si vous allez voter.
Maoussi, une souris blanche fait le trait d'union entre deux êtres qui au
départ n'ont rien pour se rencontrer et sont carrément opposés : une danseuse danoise (Babette) et un musicien
congolais (Eto) qui normalement n'est qu'au départ que de passage.
Maoussi va permettre à ces deux personnes de se rapprocher et de faire
voir la perception différente entre une personne romantique et une plus
pragmatique due à l'urgence du moment car elle ne veut pas retourner dans
son pays d'origine. La seule solution pour Eto de pouvoir rester en
France est de se marier, mais Babette n'a pas du tout le même ressenti
et pense qu'une simple demande afin d'obtenir des papiers pour
régulariser la situation est bien suffisante.
Ce film aborde le sujet de
la différence de chacun quelque soit ses origines et sa culture et tout
ce que cela peut avoir comme conséquences dans la manière d'agir afin
d'arriver à ses fins ou pas.
Pour en savoir plus :
A propos de la réalisatrice (et comédienne dans ce film)
Après avoir grandi au Danemark, Charlotte Schiøler se forme à London Academy of Music and Dramatic Art à Londres. Elle s’installe ensuite à Paris pour intégrer la compagnie de danse de la chorégraphe Elsa Wollisaston. Puis, crée ses propres pièces de danse-théâtre burlesques en abordant les thèmes de l'altérité, la diversité et le rôle de la femme sous forme de satire sociale. Ses pièces tournent internationalement et sont reçues avec enthousiasme à NYC, Toronto, Londres, Paris etc.
En 2013, elle suit une formation de scénariste à l’université de New York et en 2014, elle tourne un court-métrage multi-primé dans des festivals internationaux et diffusé par Canal +, HBO, MUBI et une vingtaine de cinémas italiens.
Maoussi est son premier long-métrage.
Note d'intention :
"MAOUSSI raconte une histoire d'amour entre deux êtres que le destin désynchronise parce que l'une est en mode survie alors que l'autre est dans le romantisme. C'est une fable moderne un peu burlesque et insolite ; une histoire entre une Danoise et un Congolais. Entre le Nord et le Sud qui se déroule dans un quartier Populaire à forte densité : Belleville à Paris.
Une expérience personnelle m’a donné envie d’explorer la tension entre l’amour romantique et la vie de couple fondée sur des considérations plus pragmatiques. Après tout, ça ne fait pas si longtemps que les mariages de raison étaient de coutume. Ma propre mère danoise a failli être mariée avec le fils de la ferme voisine car cela aurait permis de réunir les terres.
Mais revenons à Paris qui au-delà des clichés sur le romantisme est une ville ouverte, où la diversité des origines et des visages m’a séduite. Chacun semble y être de passage et il est donc important d’y trouver un ancrage. Dans le petit univers qu’est l’appartement de Babette, les deux protagonistes vont se confronter. Ils représentent à leur échelle le fossé qui se creuse actuellement en Europe entre les réfugiés, dans des situations précaires, et les non-réfugiés. Chacun étant pourtant piégé dans la même « solitude moderne ».
La souris est une métaphore qui symbolise à la fois le lien fragile entre deux les deux êtres, ce qu’ils partagent : un début de parenté, un terrain d’entente et un jeu pour essayer de sortir de leurs destins tracés d’avance. La souris est un pari, un peut-être qui n’exclut ni le plaisir ni le danger pour l’un et pour l’autre. C’est toujours un peu cela vivre ensemble. Il me semble que les réfugiés et plus généralement notre vision de l’altérité et de l’accueil, constituent des enjeux majeurs de notre siècle. Des enjeux dont le cinéma s’imprègne. À quoi rêvent ces milliers d’hommes et de femmes qui migrent et que l’on n’envisage que comme des statistiques ? Ainsi, la souris devient aussi par moment, a travers le regard des autres, le symbole d’un parasite.
Étant moi-même une étrangère dans mon pays d’adoption, la France. J’ai fait appel à une majorité d’acteurs étrangers d’origine marocaine, danoise, sénégalaise, congolaise, américaine et suisse, mais aussi à des acteurs français qui nous sont familiers comme Olivier Rabourdin, Paul Hamy, Anne Suarez entre autres.
MAOUSSI est l’occasion pour moi de réaliser un film français en donnant une voix à l’altérité et à des visages que l’on croise mais dont on ne connait pas les rêves". - Charlotte Schioler
A propos des interprètes
Moustapha Mbengue
Il tourne à présent avec André Techiné. Révélé dans le rôle-titre d’Amin de Philippe Faucon au Festival de Cannes en 2018, il a enchainé avec La Croisade de Louis Garrel auprès de Laetitia Casta, et ensuite avec Les Cinq Diables de Léa Mysius, en compétition au Festival de Cannes en 2022. Il est également chanteur, percussionniste et guitariste dans les groupes Tamburi di Gorée et Tam Tam Morola à Rome.
Charlotte Schiøler
Récipiendaire de la mention honoraire pour Best Principal Actress par le Los Angeles Independent Film Review pour Slør, elle a également reçu le prix de la Meilleur Actrice pour Slør au Festival Popoli é Religion en Italie. A travers ses one-woman shows et performances, elle établit son propre style de satire sociale et burlesque. Ils sont accueillis par une presse unanime à Londres, Toronto, New York et Paris.
Elsa Wolliaston
Présente dans deux films au Festival de Cannes en 2022 : Le rôle-titre de Magdala de Damien Manivel ainsi que le rôle de Céleste dans La Goutte d’Or de Clément Cogitore. Elle a joué dans de nombreux autres films comme Rois et Reines d’Arnaud Desplechin et Victoria de Justine Triet, nominé à cinq César. Également chorégraphe, elle est récipiendaire de l’Ordre de Chevalier des Arts et des Lettres.
Crédits photos : CSE Productions
DISPONIBLE SUR ARTE TV LE 1er DÉCEMBRE 2026 Dans le cadre du festival Arte Kino Festival MAOUSSI Réalisé par Charlotte Schioler Avec...
Avec : Valeria Golino, Matilda de Angelis, Elodie, Corrado Fortuna, Stefano Dionisi, Antonio Gerardi
Distribué par Le Pacte
Genre : Biopic, Drame
Origine : Italie, France
Durée : 1 h 55
Synopsis :
Rome.
Années 80.
Goliarda Sapienza travaille depuis 10 ans sur ce qui sera son chef-d'œuvre "L'Art de la joie".
Mais son manuscrit est rejeté par toutes les maisons d'édition.
Désespérée, Sapienza commet un vol qui lui coûte sa réputation et sa position sociale.
Incarcérée dans la plus grande prison pour femmes d'Italie, elle va y
rencontrer voleuses, junkies, prostituées mais aussi des politiques.
Après sa libération, elle continue à rencontrer ces femmes et développe
avec l'une d'entre elle une relation qui lui redonnera le désir de vivre
et d'écrire.
Ma critique :
On ne peut certes pas tout connaître, mais comment être passée à côté de cette femme hors du commun.
L'action se déroule en Italie dans les années 1980 et plus précisément à Rome. Goliarda Sapienza est une écrivaine qui peine à se faire réellement connaître et a une ouvre qui est refusée par tous les éditeurs.
Elle va de soirées mondaines en soirées mondaines, est mariée, mais était déjà très avant-gardiste et était éprise de liberté et était bisexuelle.
Un jour, pour une certaine raison que vous découvrirez dans ce film, elle va voler des bijoux et sera condamnée et va se retrouver derrière les barreaux.
En prison elle va faire la connaissance de nombreuses femmes, filles, jeunes filles et se lier d'amitié avec beaucoup d'entre elles.
A sa sortie elle va tenter de trouver du travail, mais manque d'expérience, est trop âgée, etc...
Elle va renouer avec d'anciennes prisonnières, sorties entre-temps et passer beaucoup de moments avec elles.
Nous n'allons assister qu'à un pan de vie de cette écrivaine mais ces quelques jours, mois en sa compagnie seront déjà pas mal remplis et parfois tourmentés.
Il faut savoir que le scénario est librement inspiré des œuvres de Goliarda Sapienza L’Università di Rebibbia (L’Université de Rebibbia) et Le certezze del dubbio (Les certitudes du doute).
Le réalisateur filme les femmes, encore des femmes et elles font le film. Les hommes sont de second plan. Il nous montre aussi Rome dans ses quartiers chics mais aussi plus pauvres où certaines personnes, comme Roberta font tout pour s'en sortir mais parfois de la mauvaise façon, en commettant des vols, en se droguant, en fréquentant des hommes riches tout en espérant une vie meilleure qu'elle souhaite ailleurs, mais qui ne se produira certainement pas. D'ailleurs il fait souvent référence à des lieux de rendez-vous dans une gare où de là tout est possible pour fuir vers un autre destin.
En filmant sous un soleil qui vient saturer l'image et la couleur, les images sont nettes sans superflu, et il ne cherche pas à nous éblouir.
Pour un premier long métrage il propose une œuvre qui met superbement ses créatures en valeur et donne une véritable aura à l'artiste qu'était Goliarda Sapienza. Il utilise également de nombreux flashbacks qui vont jalonner ce long métrage.
Que dire des prestations des interprètes féminines ?
Valeria Golino est exceptionnelle et trouve peut-être là un de ses meilleurs rôles. Elle endosse la peau de l'écrivaine avec une facilité déconcertante et se livre corps et âme et même nue.
Quant à Matilda di Angelis elle a une beauté rare, pure, mais pourtant parfois rude limite animale.
Elodie Di Patrizi dit Elodie est tout simplement belle comme un cœur.
Leur amitié est très ambiguë et ce long métrage est toujours à la limite de l'implosion dans leurs relations.
Même en prison, cette femme s'est toujours sentie libre, même si elle était tourmentée par l'écriture et autres faits et pensait parfois au suicide. Elle était indépendante et avant-gardiste.
Un superbe film où les femmes sont insolentes de beauté et de liberté.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Mario Martone réalise son premier long-métrage MORTE DI UN MATEMATICO NAPOLETANO (MORT D’UN MATHEMATICIEN NAPOLITAIN) en 1992 et remporte la même année le Grand prix du jury de la Mostra de Venise.
En 1995, L’AMORE MOLESTO (L’AMOUR MEURTRI) est sélectionné en compétition au Festival de Cannes tout comme NOSTALGIA en 2022.
Plusieurs de ses films, parmi lesquels LEOPARDI : IL GIOVANE FAVOLOSO et QUI RIDO IO, retracent également la vie d’artistes italiens. Metteur en scène pour le théâtre et l’opéra, il a participé à de nombreuses productions dans les plus grands théâtres italiens et internationaux.*
A propos des interprètes
Valeria Golino est une actrice incontournable dans le cinéma italien mais joue très souvent en France. Après du mannequinat elle débute sa carrière avec le film Joke of destiny et va vite trouver des réalisateurs avec qui tourner.
Elle est également réalisatrice, scénariste, productrice.
Elle a gagné un prix à Cannes dans la catégorie un certain regard pour son film Miele et a remporté la coupe Volpi à la Mostra de Venise pour son interprétation dans Par amour.
Matilda de Angelis est une comédienne italienne. Dans sa filmographie on trouve Sugar baby, Un chœur d'enfants, Atlas, Braquer Mussolini, Dracula de Luc Besson,
On la retrouvera prochainement dans Siblings, La lezione.
Quant à Elodie, du nom de Elodie Di Patrizi, c'est une chanteuse italienne qui s'essaie au cinéma et que l'on retrouvera après Fuori dans Gioco Pericoloso et Burning hearts.
A propos de Goliarda Sapienza
FUORI retrace une partie de la vie de Goliarda Sapienza (1924-1996), une des plus grandes voix de la littérature italienne du XXe siècle à la reconnaissance pourtant posthume.
Son magnum opus, L’ARTE DELLA GIOIA (L’ART DE LA JOIE), dont l’écriture a duré dix ans, n’est publié dans son pays qu’en 2008 par la maison d’édition Einaudi, après avoir connu un succès certain en Allemagne puis en France.
Écrivaine, actrice, intellectuelle libre et anarchiste, Goliarda Sapienza échappe aux raccourcis. Fille de parents athées, socialistes et considérés comme subversifs par le régime fasciste, elle entre à 16 ans à l’Académie nationale d’art dramatique à Rome, grâce à une bourse. À la fin de ses études, elle se lance dans le théâtre et le cinéma – tournant pour Luchino Visconti, Alessandro Blasetti et Citto Maselli, compagnon de route durant une longue partie de sa vie. Ces années sont intenses pour Goliarda qui les passe à répéter, jouer et fréquenter le monde intellectuel de la capitale. Elle suit également Maselli avec qui elle collabore sur certains de ses projets documentaires, participant par exemple à la rédaction des sujets.
À la mort de sa mère en 1953, Goliarda traverse une grave période de crise ponctuée par une tentative de suicide. Dans l’optique de se rétablir, elle fait l’expérience terriblement douloureuse des électrochocs qu’elle tentera de surmonter ensuite par le biais d’une éprouvante psychanalyse. Au milieu des années 1960, elle décide de tout arrêter pour se lancer corps et âme dans l’écriture, seule manière pour elle de revenir à la vie.
Écrire est un sacerdoce, une mission qui l’habite jusqu’à la rédaction de son grand roman, L’ARTE DELLA GIOIA (L’ART DE LA JOIE), qu’elle termine à la fin des années 1970. S’ensuit la quête éreintante et stérile d’un éditeur qui ne s’achèvera qu’après sa mort. Goliarda Sapienza sera découverte par le grand public au moment de la sortie de L’ART DE LA JOIE puis à travers la publication de nombreuses autres œuvres inédites.
Depuis, les monographies, les études critiques, les pièces de théâtre, les rencontres et les lectures qui lui sont dédiées se succèdent. En avance sur son temps, l’écrivaine est aujourd’hui adorée en Italie et à l’étranger où son regard apparaît toujours plus prophétique et contemporain, notamment dans son aspiration radicale à la liberté personnelle et collective.
FUORI se concentre sur un moment décisif de la biographie de Goliarda ; son expérience de la détention dans les années 1980 après le vol de bijoux appartenant à une amie – geste qu’elle comparera à une «provocation». Éprouvée par la recherche infructueuse d’un éditeur pour L’ART DE LA JOIE, en grande difficulté financière et déçu par l’accueil plutôt froid que lui réserve le milieu intellectuel comme déconcerté par la liberté de ton de ses écrits, Goliarda atterrit dans la prison romaine de Rebibbia.
Confrontée un court temps à la vie quotidienne d’une détenue lambda, l’écrivaine affronte ce nouvel environnement motivée par le désir d’en saisir le sens et d’en rendre compte. À ses yeux, la prison n’est que le miroir des déséquilibres et des injustices qui sévissent dans la société. C’est un lieu où, une fois abolies les barrières de classe, se forgent à nouveau d’authentiques rapports humains ; l’amitié, la solidarité, etc... La prison, cette « planète inconnue qui gravite pourtant très près de notre ville », fut pour Goliarda un passage décisif d’un point de vue existentiel et artistique.
De cette expérience naissent deux œuvres, L’UNIVERSITA DI REBIBBIA (L’UNIVERSITE DE REBIBBIA), et LE CERTEZZE DEL DUBBIO (LES CERTITUDES DU DOUTE), dans lesquelles Goliarda retrace les conditions de son incarcération et théorise sur la place de la prison au sein des sociétés contemporaines. Si le système carcéral est la forme la plus extrême de réclusion, il existe dehors («fuori») des contraintes et des limitations de liberté plus sous-jacentes, sinueuses et non moins dangereuses. Regénérée par l’amitié des jeunes détenues qu’elle retrouve une fois sortie de Rebibbia, Goliarda Sapienza se réconcilie avec son propre rôle d’intellectuelle et d’autrice, donnant voix au fil des pages à ses amies, ses sœurs, ses filles avec qui elle a partagé ponctuellement le destin dans ce « placenta » qu’aura été pour elle la prison. *
A propos du filp Fuori par le réalisateur
" Un été traversé par deux amies qui se sont rencontrées en prison et qui se laissent aller à une dérive presque enchantée, voici le sujet de FUORI. Loin d’être une rigoureuse biographie de Goliarda Sapienza, le film s’inspire de deux de ses livres dans lesquels s’entremêlent vérité et fiction. J’ai décidé de l’imiter en tournant dans sa maison ou dans la prison de Rebibbia avec d’authentiques détenues mais aussi en parcourant Rome avec ma caméra et en y exhumant les vestiges encore tangibles des années 1980.
FUORI m’a permis de me déplacer sans entrave, de travailler sur de longues séquences sans être contraint par le résultat, de me laisser aller à la dérive moi aussi, porté par le souffle de Goliarda Sapienza et des femmes sans qui ce film n’existerait pas ; Ippolita di Majo, qui l’a co-écrit, Valeria Golino, Matilda De Angelis et Elodie". - Mario Martone *
MA NOTE : 3.7/5
Festival de Cannes - Sélection officielle 2025 - En compétition
Crédits photos et vidéo : Le Pacte - @ Mario Spada
* Textes issus du dossier de presse
AU CINEMA LE 03 DÉCEMBRE 2025 FUORI Réalisé par Mario Martone Scénario : Mario Martone et Ippolita Di Majo Av...
Première écoute, j'ai adoré les 5 titres qui composent Equinox. J'aime ce genre de rythme. Pop/électro, les morceaux, tout en étant quelque peu futuristes, donnent de suite envie de bouger.
Ashel, de son vrai nomBrice Lebel, est unproducteur et multi-instrumentiste français.Issu d’un parcours riche mêlant batterie, chant et production, il explore des styles variés tels que lapop, le jazz et l’électro.
Il débute avec le groupe indie-popShake The Ronin, avant de co-fonder en 2017 le duo électro-popNoroy. AprèsPLUS DE 3M DE STREAMS, 3000 DIFFUSIONS, 25M DE CONTACTS RADIO et PLUSIEURS SYNCHRONISATIONS (Lucifer, Emily In Paris),
le duo décide de s’orienter vers la production musicale pour d’autres
artistes (Ogee, Naë, Nour, Joel Marques, Jérôme Attal...).
Depuis 2021, il développe son projet soloAshel, aux sonorités électro et synthwave, avec déjàdeux EPs et plus d’un million de streams.En parallèle, il compose pour d'autres artistes et signe la musique originale du spectacle deThomas Deseur.
Il explore ici avec Equinox de nouvelles textures. En effet, on peut parler de tournant car après le succès de sonEP Quest, qui se situait au croisement entre l’électro-pop et la synthwave, l’artiste imagine cette fois des morceaux pluspop,organiquesetvocaux.
Cet opus sera une manière pourAshelde
se challenger, d’expérimenter de nouvelles textures et de faire grandir
sa communauté. Il marque également un nouveau départ scénique, avecun set-up live revisitévisant à affirmer sa place sur la scène musicale.
ASHEL
EP EQUINOX
Disponible le 28 novembre 2025
Crédits photos et vidéo : Ashel
Première écoute, j'ai adoré les 5 titres qui composent Equinox . J'aime ce genre de rythme. Pop/électro, les morceaux, tout en ét...
Écrit par : Susanne Skogstad Casting : Pål Sverre Hagen, Sara Khorami, Vegard Strand Eide, Flo Fagerli, Jon Øigarden Voix françaises : Benjamin Thomas, Marc Weiss, Mélissa
Windal, Léopold Defranne, Sofia Abouatmane, Sophie Landresse, Philippe
Allard, Jazz Marlier, Matteo Marchese
Distribué par Paradis Films
Genre : Animation, comédie
Origine : Norvège
Durée : 1 h 20
Synopsis :
Une adorable famille de souris se prépare à célébrer Noël dans
leur chaleureuse maison. Tout est prêt pour des fêtes parfaites… jusqu’à
l’irruption d’intrus qui débarquent soudain. Des humains ! Pire : une
famille d’humains, qui souhaitent eux aussi profiter d’un Noël à la
campagne.
Mais pas question pour les souris de se laisser déloger ! Elles
décident de faire fuir coûte que coûte les trouble-fêtes. La guerre est
déclarée, et, dans cette bataille de Noël, personne ne se fera de
cadeaux…
Ma critique :
Pas facile de visionner un long métrage avec des souris lorsque l'on souffre de Musophobie. Je me suis fait violence en me disant que ces animaux étaient faux, mais j'ai tout de même fermé les yeux à certains moments....
Ceci étant dit Panique à Noël, avec les fêtes qui approchent, est distrayant on ne peut le nier.
Une famille de souris, quatre exactement : le père, la mère, le fils et la fille, décident de réinvestir une vieille maison abandonnée par les êtres humains, afin d'y passer les fêtes.
Une fois tout installé, elles n'avaient pas prévu l'arrivée de personnes - des vraies dans ce long métrage - qui vont perturber leurs plans.
Va s'engager un bras de fer entre souris et humains et rira bien qui rira le dernier.
Ce film d'animation propose des scènes drôles, où les situations s'enchaînent vitesse grand V et où l'action est au rendez-vous.
Il a pour but aussi de faire passer des messages comme celui que tout le monde, en y mettant de la bonne volonté, peut s'entendre et que Noël est fait pour réunir, pas se faire la guerre.
Mêlant habilement vrais et faux personnages, avec animation et véritable prises de vues, ce film nous vient de Norvège. Il fait penser à des longs-métrages comme Maman, j'ai raté l'avion par son côté farfelu et spécial film de Noël.
L'animation, et la création des souris, il faut le reconnaître, est réussie, et l'intégration avec les humains ne se voit pas.
Certes, le scénario est mince et la fin prévisible, mais en cette période de trêve hivernale, avec les après-midis ou soirées sous un plaid avec une boisson chaude, c'est tout à fait le genre de cinéma que l'on a envie de visionner en attendant que le 24 décembre pointe le bout de son nez... plutôt que, pour ma part, le museau d'une souris !!!
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Réalisateur, producteur et scénariste, Henrik Martin Dahlsbakken a remporté plusieurs prix pour ses courts et longs métrages, projetés dans des festivals du monde entier.
Son premier film, Returning Home (2015), était le candidat aux Oscars pour la Norvège. Il a récemment réalisé Munch (2023) sur le peintre Edvard Munch, et le fim de guerre The Arctic Convoy (2023).
A propos de l'auteur et scénariste
L’autrice et scénariste norvégienne Susanne Skogstad a rejoint FANTEFILM en 2021, apportant son style personnel à des projets tel que Le Noël de Teddy l’ourson (2022), The Artic Convoy (2023) et la série Netflix La Palma (2024).
Panique à Noël est sa seconde collaboration avec le réalisateur Henrik M. Dahlsbakken.
A propos de l'auteur
Alf Proysen (1914-1970) est un poète, dramaturge, musicien, auteur de chansons et auteur pour la jeunesse très populaire en Norvège.
Son personnage le plus connu est "Mère Brimborion", porte-parole de l'anti-autoritarisme. Ses thèmes favoris sont souvent la tolérance et l'initiation à la vie sociale.
Panique à Noël est inspiré d'une chanson de Noël très populaire, "Musevisa", qu'il a composée en 1946.
A propos du studio d'animation
Expanse est un studio d'animation et de VFX norvégien, connu pour ses collaborations avec Netflix, Nordisk Film, Sola Media, Animando, Fantefilm, Qvisten Animation, entre autres.
La société se spécialise notamment dans le mélange de live-action et d’animation pour des films, des téléfilms et des publicités.