Courts-métrages de Lauri-Matti Parppei : Silent as Murderers (15’29, 2019)
The Last Day (16’26, 2019)
Yellow Stone (8’38, 2017)
Alive for Now (25’31, 2014)
Scène finale non coupée (6’)
Prix de vente conseillé : 19.99 euros
Le film est disponible en VOD sur les plateformes habituelles (Viméo, Sooner, CinéMutins, Capuseen, Prime vidéo, Videofutur, Orange et Canal VOD) et est commercialisé en DVD sur le site des Alchimistes et dans le réseau de vente habituel.
Avec : Samuel Kujala, Anna Rosaliina Kauno, Camille Auer, Kaisa-Leena Koskenkorva
Distribué par Les Alchimistes Films
Genre : Fiction
Origine : Finlande, Norvège
Durée : 1 h 48
Sortie en salle le 4 février 2026
Synopsis :
Pauli,
célèbre flûtiste classique, retourne dans sa petite ville natale pour
se remettre d’une dépression. Il renoue avec une ancienne camarade de
classe, qui lui propose de rejoindre un groupe de musique joyeusement
anticonformiste. Comment Pauli, de nature plutôt perfectionniste, va
t’il se laisser embarquer dans cette aventure musicale aussi inattendue
qu’expérimentale ?
Ma critique :
Pauli
un jeune artiste de renommée mondiale, qui vit de son art, va mal dans
sa tête. Il décide de retourner dans sa ville de jeunesse à Rauma en
Finlande avec ses parents. On comprend rapidement qu'il a déjà tenté de
se suicider.
Il
se terre seul dans sa chambre, a du mal à supporter ses parents et doit
assurer prochainement un concert auquel il s'est engagé.
Alors
qu'il tente vainement de reprendre sa flûte à bec pour répéter, il
s'aperçoit que son burn-out est plus fort que tout et envoie tout valser
et brise au passage son instrument.
En
se rendant chez un commerçant pour tenter de faire réparer sa flûte il
revoit Liris, une connaissance du collège qui va l'entraîner à faire de
la musique autrement et cette rencontre va lui être salutaire.
Liris
est une jeune fille assez spéciale, qui vit, non pas en dehors de la
société, mais qui pense que dans l'art on peut tout se permettre et elle
est certaine qu'avec la musique qu'ils peuvent créer, ils pourront
former un groupe, un album et devenir célèbres.
Il
est vrai qu'au début Pauli est assez déstabilisé mais il va vite se
rendre compte que Liris et son acolyte lui apportent plus qu'il ne
pensait imaginer.
Pour
Pauli, qui a suivi un chemin très jeune, qui n'a jamais eu le droit à
l'erreur, surdoué dans son art, a dû suivre des règles, composer avec sa
famille, les artistes, et devait rentrer dans un moule et ne pas en
sortir.
C'était sans compter sur ces personnes, qui vont devenir une aide et des amis et l'aider à s'épanouir autrement.
La
fantaisie qu'ils lui procurent, même si parfois il peut se sentir mal à
l'aise avec cette nouveauté musicale, vont faire qu'il va grandir et
aller mieux dans sa tête même si rien n'est jamais gagné.
On
apprécie les deux comédiens principaux que sont Pauli et Liris. Lui est
beau gosse, a tout pour réussir. Elle est plus expansive, exubérante
mais aussi solaire et positive.
Filmés souvent en gros plans, ils font rayonner certaines scènes.
Mêlant la mélancolie, voire le mal-être, via Pauli, mais aussi la joie par Liris, ce film est avant tout musical.
Bien que ce que joue ce groupe soit spécial par ce qu'il compose, le thème principal est la recherche de soi.
Pour
trouver qui l'on est vraiment, se sortir d'un mal être c'est aussi se
tourner vers les autres, aller chercher de l'aide, et ce soutien viendra
à la fois de Liris, mais aussi de ce genre de musique d'un autre style,
qui se différencie des autres et qui ne rentre pas dans le système.
L’amitié
va être une force qu'il va découvrir et l'on s'aperçoit avec ce film
que l'art ne se résume pas à des règles imposées et que l'on peut sortir
des sentiers battus.
La lumière ne meurt jamais porte parfaitement son titre est l'espoir est souvent au bout du chemin via des personnes que l'on n'attendait pas.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur(trice)
Lauri-Matti Parppei est un·e cinéaste, musicien.ne et artiste plastique né·e à Helsinki en 1984.
A light That Never Goes Out, son premier long métrage, a été présenté aux Arcs Work in Progress. Sa mini-série TV, A Strange Summer (2022) a été sélectionnée en compétition à Series Mania.
Lauri-Matti est également la·e chanteur·euse du groupe Musta valo et a réalisé des courts métrages primés, tels que Silent as Murderers (2019) et The Last Day (2020).
Festivals :
ACID, France Effervescence, France Toulon Provence Méditerranée Femmes!, France Du Grain à Démoudre, France Arras Film Festival, France Les Arcs Festival, France Premiers plans d’Angers, France Filmfest München, Allemagne Oslo Pix, Norvège Haugesund FF, Norvège Filmfest Aachen, compétition, Allemagne Middle Art Festival, Tchéquie Bucharest IFF, Roumanie Kino Europa, Allemagne Reykjavik IFF, New Visions compétition, Islande Leiden IFF, First Feature competition, Pays-Bas Riga IFF, Latvia Nordic Highlights, Allemagne Sao Paulo FF, New Filmmakers compétition, Brésil Thessaloniki IFF, compétition, Grèce Cottbus FF, Allemagne Nordische Film Tage Lübeck, compétition, Allemagne Gijon IFF, compétition, Espagne
MA NOTE : 3.6/5
Crédits photos et vidéo : Les Alchimistes Films
DISPONIBLE EN DVD ET VOD CHEZ LES ALCHIMISTES Bonus : Entretien avec le·a réalisateur·ice (25’) Courts-métrages de Lauri-Matti ...
Un ouvrage qui éveille la curiosité......et entraîne sur les chemins d’Asie.
Un fabuleux voyage à la découverte des mille merveilles L'Asie du Sud-Est !
Les majestueux palais du Rajasthan, la grande muraille de Chine, les fascinants temples d'Angkor, la silhouette emblématique du mont Fuji, la mystérieuse baie dHa Long. les plantations de thé du Sri Lanka...
Partez sur les routes mythiques de l'Asie du Sud-Est pour explorer tous ces lieux hors du commun ou le temps semble parfois s'être arrêté.
Cet ouvrage illustre propose au lecteur une escapade inoubliable, rythmée de paysages preserves et de villes futuristes, de monuments millénaires et d’iles paradisiaques. Ouvrez grand les yeux pour profiter de cette région du monde riche d'une nature et d'un patrimoine exceptionnels.
De la Thaïlande à la Corée du Sud, de la Malaisie au Japon, en passant par le Népal, la Birmanie ou la Mongolie... Partez pour un véritable voyage visuel entre déserts et rizières, temples et sanctuaires.
A propos de l'Autrice :
Clémentine Santerre est journaliste spécialisée en tourisme.
Elle est l'autrice de plusieurs beaux livres aux éditions Larousse dont Découvrir Paris en famille, 100 lieux d'Europe à couper le souffle, 100 merveilles du monde à couper le souffle et l'Islande à couper le souffle.
Un magnifique ouvrage qui donne envie de voyager avec de sublimes photos et des textes qui viennent renforcer les clichés. Un joli cadeau à faire ou à se faire.
Avec : Sandra Hüller, Carolina Braun, Marisa Growaldt, Robert Gwisdek, Godehard Giese
Distribué par KBMO
Genre : Drame
Origine : Allemagne, Autriche
Durée : 1 h 34
Synopsis :
Au lendemain de la guerre de Trente Ans, un mystérieux soldat balafré
s’installe dans un village isolé d’Allemagne. À force de labeur et de
services rendus, il gagne la confiance des habitants et croit enterrer
son secret. Alors que les villageois commencent à le considérer comme
l’un des leurs, tout bascule lorsqu’ils se mettent à douter de sa
véritable identité.
Ma critique :
Un personnage débarque dans un petit village et se réclame propriétaire d'une ferme en fournissant des papiers. Cet être humain revient d'un long périple à la guerre et veut juste cultiver ses terres et avoir une vie paisible.
Cet homme, qui est en réalité une femme, a souffert et est balafré après avoir reçu une balle dans la bouche qui lui a traversé la joue.
La guerre de trente ans a laissé des traces et même si ce n'est pas de gaieté de cœur que les villageois accueille ce personnage, à force de courage et en s'investissant il va gagner la sympathie des autres.
Alors que ce soldat a réussi à s'intégrer un homme va lui proposer d'épouser l'une de ses filles en lui mettant la pression, et en refusant ce serait se mettre le village à dos. De là va se poser le problème d'avoir des relations avec cette jeune femme et les problèmes vont aller croissants.
S'inspirant de faits réels, Rose propose un film qui relate des réalités surprenantes mais qui n'étaient pas d'actualité à cette époque et qui pouvaient mener à la peine de mort si on découvrait que Rose était un homme.
Le fait que le (la) protagoniste porte un pantalon, ait les cheveux courts, marche comme un homme, accomplit des travaux difficiles dédiés à la gente masculine, fait que Rose a pu s'intégrer sans laisser planer le doute auprès des autres.
En ce qui concerne sa femme, Rose avait un subterfuge et pratiquait la sodomie. Par contre lorsque Suzanne son épouse fût enceinte, il est certain que ce ne pouvait être de "Rose" qui ne dit rien.
Le fait que "Rose" ait combattu, alors que les paysans avaient découvert qu'elle était une femme, et donc servi son pays ne fit rien et il était inconcevable à cette époque qu'une femme puisse se faire passer pour un homme et qu'elle puisse avoir des actes de pénétration avec une autre femme.
Rose ne veut pas absolument être un homme, elle apprécie de porter un pantalon, mais se sait femme avant tout. Elle veut juste pouvoir vivre comme elle l'entend et est quelque part pionnière quant à sa condition et est éprise de liberté.
En proposant un film en noir et blanc, le réalisateur apporte encore plus de profondeur à Rose et comme nous sommes ici dans une autre époque, il est presque normal de visionner ce film sans couleur.
De plus, Markus Schleinzer aime filmer les corps en mouvement et entre les scènes d'intérieur et les autres en extérieur, avec toujours des personnages en action il va à l'essentiel sans jamais être intrusif.
Une belle reconstitution de l'époque que ce soit avec les décors où les costumes sont plus vrais que nature.
Il est ici également beaucoup question de religion qui avait une énorme importance auprès du peuple. Faire un pas de côté, ne pas aller à la messe, commettre des actes répréhensibles étaient inimaginables, donc qu'une femme se fasse passer pour un homme était inconcevable.
La prestation de Sandra Hüller est impressionnante. Tour à tour elle est forte, impassible devant certaines situations et se moule complètement dans ce rôle dur. Il est compréhensible qu'elle ait obtenu le prix d'interprétation au à la Berlinale 2026.
Cette imposture coûtera cher à Rose qui assumera jusqu'au bout son choix et ce long métrage nous entraîne avec intérêt dans une histoire qui paraît moderne de nos jours car les mentalités ont changé et évolué et Rose était quelque part une précurseure sans le savoir.
Pour en savoir plus :
A propos du réalisateur
Né à Vienne, Markus Schleinzer a d’abord travaillé pendant dix-sept ans comme directeur de casting, collaborant avec des cinéastes tels que Jessica Hausner, Ulrich Seidl et Michael Haneke. Pour Le Ruban blanc, il ne s’est pas limité au casting : il a également dirigé les enfants sur le plateau, jouant un rôle essentiel dans la précision des interprétations et la cohérence du film.
Passé à la réalisation, il signe deux longs métrages, Michael (2011) et Angelo (2018), tous deux présentés et récompensés dans de nombreux festivals internationaux, notamment à Cannes, Toronto, Londres et Mumbai.
Parallèlement, il poursuit une activité de comédien et enseigne la mise en scène à la Filmakademie Baden-Württemberg à Ludwigsburg.
Sandra Hüller débute au cinéma dans Requiem (2006) de Hans-Christian Schmid, rôle pour lequel elle reçoit plusieurs distinctions, dont l’Ours d’argent à la Berlinale. Elle apparaît ensuite dans plusieurs films tels que Brownian Movement (Nanouk Leopold), Above Us Only Sky (Jan Schomburg) et Finsterworld (Frauke Finsterwalder).
Elle se fait connaître du grand public international avec Toni Erdmann (2016) de Maren Ade, qui marque un tournant dans sa carrière.
Parallèlement au cinéma, elle mène une activité régulière au théâtre, où elle est récompensée à plusieurs reprises pour ses interprétations.
Ces dernières années, elle travaille avec plusieurs réalisateurs et réalisatrices internationaux. Elle apparaît notamment dans Sibyl de Justine Triet, puis tient le rôle principal dans Anatomie d’une chute (2023), Palme d’or au Festival de Cannes et rôle qui lui vaut une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. La même année, elle joue également dans La Zone d’intérêt de Jonathan Glazer, Grand Prix à Cannes. Elle apparaît également dans Je suis ton homme (Maria Schrader), ainsi que dans plusieurs productions internationales, dont Digger d’Alejandro G. Iñárritu et Fatherland de Paweł Pawlikowski, en compétition au Festival de Cannes 2026.
MA NOTE : 3.7/5
Prix d’interprétation pour Sandra Hüller au Festival du film de Berlin - Berlinale
Avec : Muhammad Gazawi, Khalifa Natour, Hilla Sarjon, Marlene Bajali
Distribué par Maatmov
Genre : Fiction
Origine : Israël
Durée : 1 h 33
Synopsis :
Khaled (12 ans), un garçon palestinien, est en route pour voir la mer
pour la première fois de sa vie. Au point de contrôle, les autorités
israéliennes lui refusent l’entrée. Déterminé, il franchit la frontière
clandestinement et poursuit seul sa route vers la mer, traversant un
territoire où son regard d’enfant se confronte aux tensions du conflit
israélo-palestinien. Pendant ce temps, son père, Ribhi, part à sa
recherche…
Ma critique :
Khaleb n'a jamais vu la mer alors lorsqu'il doit partir avec ses camarades d'école voir celle-ci il exulte. Lorsqu'ils arrivent à un check-point militaire, Khaleb se voit refuser le droit d'entrer à cause d'un papier.
L'enfant est dépité. Il retourne chez sa grand-mère qui l'élève, son père travaillant sur des chantiers à Tel Aviv, et ne rentrant que très peu.
Le gamin frustré part un petit matin de bonne heure avec la ferme intention de voir la mer et va faire des rencontres inattendues et va devoir se débrouiller avec une langue qu'il ne connaît pas. Le père avertit va quitter son travail et va chercher à le retrouver.
Le réalisateur montre bien les différences de culture entre deux pays, et que les enfants ne sont pour rien dans ce combat que mènent différents dirigeants.
Khaleb est privé, on ne sait pas trop pourquoi, de se rendre dans un lieu alors que c'est un gamin inoffensif qui ne prend pas partie et qui ne rêve que d'atteindre la mer.
Ce périple que va accomplir ce jeune garçon de son village en Cisjordanie à Tel Aviv va être compliqué et semé d'embûches. Les rencontres, surtout des adultes, qu'il va faire, va montrer la solidarité de certaines personnes mais aussi la stupidité d'autres.
On verra que de nombreux Palestiniens sont recrutés - surtout des ouvriers - pour travailler en Israël et accomplir les tâches les plus ardues.
The sea aborde aussi les relations entre une grand-mère et son petit-fils mais aussi les tensions qui peuvent se créer entre un père souvent absent et son garçon. On verra que le père peut tout abandonner au risque de perdre son travail lorsqu'il s'agit de retrouver son enfant.
On va entrer par le biais de Khaled dans la ville qu'il découvre et où il est perdu. Avec un étonnant et malin garçon qui interprète ce rôle, on voit toute la bêtise humaine et on se demande ce qu'aurait fait de mal cet enfant à pouvoir se rendre sur le lieu où l'emmenait l'école, lui qui s'était équipé d'un masque et un tuba de plongée alors qu'il ne sait pas nager.
Ce dernier innocemment demande sa route comme il le peut et pourtant il risque sa vie à déambuler à son âge seul dans une ville qu'il ne connaît pas et pourtant il n'a qu'un but voir la mer.
On ne peut que saluer le talent de Muhammad Gazawi qui fascine par son jeu qui paraît si naturel.
On peut aussi remercier le réalisateur d'avoir osé un tel long métrage qui a d'ailleurs reçu de nombreux prix et qui a été sélectionné pour représenter Israël aux Oscars 2026.
Un film humaniste comme on en voit peu qui prouve que la paix peut-être possible si les politiques et les hommes se montraient moins têtus et apportaient un peu plus de considération aux différents peuples et se préoccupaient de ceux qui feront demain c'est-à-dire les enfants. Avec cette œuvre Shai Carmeli-Pollak montre qu'une union entre deux pays peut être possible.
Pour en savoir plus :
Notes d'intention du réalisateur
" Pour moi, le cinéma est un moyen de raconter des histoires à portée universelle, capables de toucher l'âme de tout être humain, où que ce soit et à n'importe quelle époque. Lorsque j'ai écrit The Sea, je n'envisageais pas de réaliser un film « politique », mais plutôt une œuvre centrée sur l'humain : sur la relation entre un père et son fils, un récit de voyage et d'apprentissage, inscrit dans la tradition d'un cinéma humaniste et socialement engagé, à l'instar du Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica ou des films admirables du réalisateur iranien Jafar Panahi. Avec le producteur Baher Agbariya (Atash, Personal Affairs, Mediterranean Fever), nous nous sommes lancés dans une aventure unique : un film réalisé par une équipe mixte composée de Juifs et d'Arabes, tourné dans des villages palestiniens, le long du mur de séparation, ainsi qu'à Bnei Brak, Ramat Gan et Tel-Aviv. Ce parcours m'a également conduit dans un club de boxe à Kalanswa, où j'ai rencontré Mohammad Ghazawi, un jeune garçon au talent remarquable ; il y tient le rôle principal et a remporté le prix Ophir du meilleur acteur, devenant ainsi le plus jeune lauréat de cette récompense à ce jour.
On pourrait dire que le scénario de La Mer a commencé à germer en moi il y a plus de vingt ans, lorsque je suis entré pour la première fois dans les territoires occupés, au plus fort de la seconde Intifada. À l'époque, j'étais un jeune réalisateur tourné principalement vers les comédies pour enfants (comme la série télévisée Ze Beng), mais cette confrontation avec une réalité si éloignée de ce que j'avais imaginé m'a profondément bouleversé et a changé le cours de ma vie. J'ai commencé à retourner sans cesse dans des lieux que la plupart des Israéliens ont tendance à refouler ou à ignorer. Au fil du temps, j'ai appris l'arabe et noué des liens profonds ainsi que des amitiés avec des personnes qui, en principe, étaient censées être mes ennemis. De cette expérience est né mon documentaire Bil’in, My Love (diffusé sur Channel 8), qui relatait la lutte autour du mur de séparation. Parmi toutes les épreuves dont j'ai été témoin, l'une m'a particulièrement marqué : le désir ardent de voir la mer, située à seulement une heure de route de chez eux, mais pourtant inaccessible. La dure réalité économique, qui poussait nombre d'entre eux à pénétrer illégalement en Israël au péril de leur vie, m'a également profondément touché. Dans un élan d'inspiration, ces deux fils conducteurs ont fusionné pour former une seule histoire : celle d'un garçon rêvant d'atteindre la mer et se lançant dans un périple sans en connaître ni la langue ni le chemin, et celle de son père, qui part à sa recherche alors qu'il ne possède pas de permis de séjour en Israël et sait qu'il risque l'arrestation et la perte de ses moyens de subsistance s'il est pris. Lorsque le film a remporté l'Ophir du meilleur film, au-delà de la joie liée à la reconnaissance artistique, j'ai ressenti un véritable espoir. Dans le contexte actuel de violence et de brutalité, ce film émeut le public jusqu'aux larmes. Peut-être parce qu'il met en lumière une valeur qui semble faire cruellement défaut à notre monde : la compassion et l'amour envers tous les êtres humains. C'est précisément ce que La Mer offre en abondance, tout droit venu du cœur ". - Shai Carmeli-Pollak
Par rapport aux interprètes
Mohamad Ghazawi a remporté le prix Ophir du meilleur acteur pour sa prestation dans The Sea.
Originaire de Kalanswa, il a été repéré par le réalisateur du film alors qu'il s'entraînait dans un club de boxe thaïlandaise.
The Sea marque ses débuts d'acteur ;il y livre une interprétation d'une nature et d'une émotion saisissantes.Depuis le tournage, il a joué dans deux courts métrages.
Khalifa Natour a remporté le prix Ophir du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation dans The Sea.
Originaire de Kalanswa, il est diplômé de l'école des arts du spectacle Beit Zvi et a débuté sa carrière au Théâtre national Habima sous la direction d'Ofira Henig, jouant notamment dans Pitzponet and Anton, Battle of Black and Dogs et Nights of Honey and Horror — spectacle où il a interprété pour la première fois la chanson « Biglalekh » (« À cause de toi »), rendue célèbre par la suite par Arik Einstein.
Il a par la suite joué dans The Child Dreams de Hanoch Levin, au Théâtre de Haïfa, ainsi que dans la production bilingue de Roméo et Juliette au Théâtre Khan, qui a fait l'objet d'une tournée internationale. Il a reçu le prix du théâtre israélien pour Sea Breeze et joue actuellement dans Apeirogon au Théâtre de Jaffa.
À l'écran, Natour est apparu dans La Fiancée syrienne, dans plusieurs films palestiniens et français, ainsi que dans les films d'Eran Kolirin Let It Be Morning et La Visite de la fanfare (The Band’s Visit) ; c'est dans ce dernier qu'il a partagé l'affiche pour la première fois avec Hila Surjon, qu'il retrouve en tant que partenaire dans The Sea.
Marlene Bajjali a été nommée pour le prix Ophir de la meilleure actrice pour son interprétation dans The Sea.
Née à Jérusalem, elle a débuté sa carrière en 1968 en jouant dans des dramatiques radiophoniques en arabe pour Kol Yisrael (la radio israélienne). Lors du lancement de la télévision en langue arabe en Israël, elle a rejoint la chaîne en tant qu'actrice et présentatrice, participant à de nombreuses émissions tout en se produisant sur scène avec le théâtre Al-Kasaba de Jérusalem-Est. Elle a fait ses débuts au cinéma en 1979 dans My Mother the Genera*, où elle incarnait la mère du commandant égyptien interprété par Makram Khoury. Elle a marqué les esprits grâce à ses rôles emblématiques dans des séries télévisées populaires.
Diplômée de l'école des arts du spectacle Beit Zvi, Hila Surjon s'est produite dans de nombreux théâtres, comédies musicales et spectacles pour enfants à travers Israël. À la télévision, elle est apparue dans de nombreuses séries populaires sur les principales chaînes et est particulièrement connue pour son rôle de l'épouse d'Avichai (interprété par Yigal Adika) dans la série comique à succès Checkout (Kupa Rashit).
Sa filmographie comprend notamment Shlomit’s Stars, Valeria Is Getting Married, A Matter of Size, The Farewell Party et Doubtful.
Sa première collaboration à l'écran avec Khalifa Natour remonte au film La Visite de la fanfare (d'Eran Kolirin), où elle incarnait Iris — la fille de l'hôte accueillant les musiciens égyptiens —, un duo qu'elle a retrouvé des années plus tard dans The Sea.
Festivals et prix :
- Awards of the Israeli Film Academy : Gagnant de plusieurs Ophirs
- Jerusalem Film Festival : Plusieurs récompenses
- Mar del Plat International Film Festival
MA NOTE : 3.9/5
Crédits photos et vidéo : Maâtmov
AU CINÉMA LE 09 SEPTEMBRE 2026 THE SEA Titre original : Ha'Yam Réalisé par Shai Carmeli-Pollak Avec : Muhammad Gazawi, Khali...